Alina Reyes m’aime, et, comme moi, préfère le vivant au néant
Par sanieptia le lundi 28 août 2006, 10:07 - Philosophie - Lien permanent
Extrait de son journal – 27 août 2006
« La veille, après la visite du jardin-forêt d’art vivant, imprimé dans
la chair du monde et du temps comme les mains à Gargas, j’avais déjeuné à la
droite de ce vieux monsieur de 85 ans follement élégant et séduisant, et nous
avions beaucoup parlé, à propos du nazisme auquel jeune juif il avait échappé
et de Stefan Zweig qu’il connut peu avant son suicide, de la difficulté de
survivre au néant.
Or il se peut que la guerre dure encore, que le néant continue chaque jour à
gagner du terrain (ne sommes nous pas ici, sur Internet, en plein dans l’un de
ses palais ?) et que n’ayons de plus haut enjeu que de lutter contre lui en
refusant l’aliénation, la compulsion, la reproduction, la mise sous influence,
le mensonge, la morne répétition, la stérile obsession, bref en choisissant à
chaque instant la vie, la grande. Mieux vaut la mort que le néant, la mort a le
pouvoir de se retransformer en vie, alors que le néant ne fait qu’étendre et
augmenter la désolation.
Je n’écrirai plus qu’une à deux fois par mois ici. Reste vivant ! Je
t’aime. »
Pas d’accord au sujet d’Internet. Il n’y a pas plus vivant qu’Internet. Rien à voir avec le néant.
La mort ou le néant ?
Aucun des deux !
La vie !