Alina Reyes
Par sanieptia le lundi 21 août 2006, 09:27 - Littérature - Lien permanent
Le carnet de Rrose
LE NOEL D'ALINA
Page 15 :
« 8
Agenouillée devant son trésor, je suis une enfant devant le sapin de Noël,
droit, luisant, et si joli, avec ses boules pleines de promesses. Dans mon cœur
je prie papa Noël, j’espère avoir été assez gentille pour mériter mon
cadeau.
Je tire la langue, les yeux baissés, pour qu’il y dépose son hostie. Quand sa
chair si délicate et odorante, sa peau si fine touchent mes papilles si
sensibles, alors je le regarde dans les yeux et nous entrons en
communion.
Qui m’a donné cette bouche, Qui lui a donné cette tige qui s’y glisse, Qui nous
a donné ces yeux humides et brillants ? Douce nuit, sainte nuit,
laisse-moi toujours connaître l’union parfaite dans l’amour, et m’y
fondre. »
Le sexe, comme l’art je crois, a quelque chose à voir avec l’enfance (le
jeu, nos névroses).
Et avec le religieux.
Commentaires
A à voir avec le jeu "les eskimos disent "jouer" avec leurs femmes,
avec la religion "croissez et multipliez" (encore que de la façon décrite, c'est pas évident de se multiplier !)
Quoi qu'il en soit, tout ce qui est de nature... est religieux.
Oui le livre devient presque religieux sur la fin. Le sexe dépasse la vie quotidienne. C'est un beau livre. Bises.
Sînziana
Moi, je le trouve poétique à la fin, et beaucoup trop poétique pour moi.
...
Quand je dis "religieux", c'est la profondeur de certaines questions qui peuvent nous traverser que je veux évoquer, et ce, quelque soit notre religion, et même si l'on est athée.
Quoi de plus profond alors que l'art, le "religieux", le sexe (si l'on sait aller fouiller un peu profond en soi - au sens figuré) ?
Tout cela vivant pleinement dans la relation que l'on entretient entre l'adulte qu'on est et l'enfant qu'on est encore.