LE LIVRE DU PHILOSOPHE (GF Flammarion)

III – Introduction théorique sur la vérité et le mensonge au sens extra-moral (été 1873)

NIETZSCHE LE CUL ENTRE DEUX CHAISES AU SUJET DE LA VERITE
Page 134 :
« Sans non-vérité ni société ni civilisation. Le conflit tragique. Tout ce qui est bon et tout ce qui est beau dépend de l’illusion : la vérité tue – qui plus est, elle se tue elle-même (dans la mesure où elle reconnaît que son fondement est l’erreur). »

Nietzsche, comme la vérité, se serait tué lui-même ?

UNE BONNE PHILOSOPHIE : LA FOI EN LA VIE
Page 136 :
« Par là il est démontré que la foi en la logique et surtout la foi en la vie est nécessaire, que le domaine de la pensée est donc eudémonique. »

PAS TRES LOGIQUE MAIS INTERESSANT
Page 137 :
« Ce qu’il y a de plus vrai en ce monde : l’amour, la religion et l’art. Le premier, à travers toutes les dissimulations et toutes les mascarades, voit jusqu’au noyau de l’individu souffrant et compatit avec lui ; et le dernier, en tant qu’amour pratique, console la douleur en parlant d’un autre ordre du monde et en apprenant à mépriser celui-ci. Ce sont les trois puissances illogiques qui se reconnaissent comme telles. »

ART
Page 139 :
« Comme l’art est-il seul possible en tant que mensonge ?
Mon œil, fermé, voit en lui-même d’innombrables images changeantes – celles-ci sont le produit de l’imagination et je sais qu’elles ne correspondent pas à la réalité. Je ne crois donc en elles qu’en tant qu’images, non en tant que réalités.
Surfaces, formes. »

L’art, ces images, ne correspondent pas à la réalité, mais correspondent (dialoguent) avec la réalité, et c’est ce qui est important.

« L’art fait dériver sur une illusion – mais nous ne sommes pas trompés ».