LE LIVRE DU PHILOSOPHE

I - Le dernier philosophe – le philosophe. Considérations sur le conflit de l’art et de la connaissance (automne-hiver 1872)

NOTES POUR LA PREFACE

NIETZSCHE VA SE FAIRE DES AMIS…
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« Je ne prends dans ce livre aucune considération des érudits contemporains et je donne ainsi l’impression de les compter au nombre des choses indifférentes. Mais si l’on veut réfléchir tranquillement aux choses sérieuses, on ne doit pas être dérangé par un spectacle répugnant. Je tourne maintenant à contrecœur les yeux vers eux pour leur dire qu’ils ne me sont pas indifférents mais que je souhaiterais volontiers qu’ils me le fussent. »

« Si l’on veut réfléchir tranquillement aux choses sérieuses, on ne doit pas être dérangé ». Ce serait pour cette raison que je ne vois personne ?

A CEUX QUI MERITENT D'ETRE INITIES A LA PHILOSOPHIE
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« Je fais une tentative pour être utile à ceux qui méritent d’être initiés opportunément et sérieusement à l’étude de la philosophie. Que cette tentative réussisse ou non, je sais cependant trop bien qu’il faut la surpasser et je ne lui souhaite rien de plus, pour le bien de cette philosophie, que d’être imitée et surpassée. »

Surpassons, surpassons…

« A ceux-là, il faut conseiller, pour de bonnes raisons, de ne pas s’en remettre aux directives de quelques universitaires, philosophes de métier, mais de lire Platon. »

Méfions nous des universitaires, des philosophes de métier…
Mais pas de Michel Onfray ! qui nous apprend, justement, à remettre à sa juste place le grand Platon, à « déplatoniser » en quelque sorte notre histoire de la philosophie - un peu trop "chrétienne" selon MO.

« Ils doivent avant tout désapprendre toutes sortes de bourdes et devenir simples et naturels. »

Peut-être est-ce pour cela que j’ai décidé il y a longtemps de me "sous-cultiver", afin d'utiliser mon temps et mon énergie à d’autres choses : devenir simple et naturel par exemple, chercher (et éventuellement trouver) par moi-même.

« Danger de tomber en de mauvaises mains. »

Avec un peu de bon sens, on en sort, des mauvaises mains.

NIETZSCHE EN A
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« Les philologues de ce temps se sont montrés indignes de pouvoir me compter des leurs, moi et mon livre : il manque de peu l’assurance que même en ce cas je m’en remette à eux pour savoir si oui ou non ils veulent apprendre quelque chose ; mais je ne me sens pas enclin à leur faire des avances de quelque façon que ce soit.
Ce qui s’intitule à présent philologie et que je n’indique à dessein que de façon neutre, pourrait cette fois encore négliger mon livre : car il est de nature virile et ne vaut rien pour les castrats. Il leur convient bien mieux de rester assis devant le métier à tisser la conjecture. »

Nietzsche de Nice…

NETZSCHE VEUT DE VRAIS LECTEURS
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« A ceux qui ne veulent ressentir qu’une satisfaction d’érudit, je n’ai pas rendu la chose facile parce qu’au bout du compte, je ne comptais pas du tout sur eux. Les citations manquent. »

Nietzsche de Nice...

UN ANGE GLACIAL
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« Je voulais traiter la question de la valeur de la connaissance comme un ange glacial qui perce tout le fatras. Sans être méchant mais aussi sans aménité. »