Nietzsche
Par sanieptia le mercredi 2 août 2006, 13:35 - Nietzsche - Lien permanent
LE LIVRE DU PHILOSOPHE
I - Le dernier philosophe – le philosophe. Considérations sur le conflit de l’art et de la connaissance (automne-hiver 1872)
PESSIMISME
137
« Notre science de la nature va à la ruine, vers la même fin que
celle de la connaissance. »
PEUR DE LA SCIENCE, DES CONNAISSANCES ACCUMULEES ?
138
« Quand je parle de l’effroyable possibilité que la connaissance tende à
la ruine, je suis moins disposé à faire un compliment à la génération
présente : elle n’a rien en elle de telles tendances. Mais quand on voit
la marche de la science depuis le XVe siècle, une telle puissance et une telle
possibilité s’y manifestent sans aucun doute. »
NIETZSCHE ET SON OBSCESSION DE LA VERITE
149
« Le fait de connaître est seulement le fait de travailler sur
les métaphores les plus agréées, c’est donc une façon d’imiter qui n’est plus
sentie comme imitation. Il ne peut donc naturellement pas pénétrer dans le
royaume de la vérité. »
Il aurait pu mettre des majuscules : Le Royaume de la Vérité. C’est presque religieux comme expression, et je n’aime pas ça, et je répète que sans cette obsession : la Vérité, l’Absolu… il ne se serait porté que mieux.
VERITE ET ABSOLU, ENCORE
150
Après une démonstration douteuse, c’est-à-dire que je ne l’ai pas trouvée si
concluante, ni intéressante que cela, cette phrase :
« cette relation n’est pas la vrai relation absolue ».
Vous connaissez maintenant ma pensée sur cet aspect (cette quête) de Nietzsche que je n’aime pas, inutile de me répéter.
CONTRE L’ANTHROPOMORPHISME DE NOTRE PENSEE
151
« Le philosophe ne cherche pas la vérité mais la métamorphose du monde
dans les hommes : il lutte pour la compréhension du monde avec la
conscience de soi. Il lutte en vue d’une assimilation : il est
satisfait quand il a réussi à poser quelque chose d’anthropomorphique. De même
que l’astrologue voit l’univers au service des individus particuliers, de même
le philosophe voit le monde comme étant un être humain. »
Heureusement, nous ne pensons plus comme cela de nos jours.
NEGATIF SUR SON EPOQUE
152
« Nous vivons et nous pensons au milieu des seuls effets de
l’illogique, dans le non-savoir et le faux-savoir. »
Peu respectueux de la pensée de son époque, au point que sa phrase en devienne elle aussi « fausse ».