Mercredi, Emilie m'a traîné à l'assemblée générale des co-propriétaires de mon immeuble. Elle aime ce genre de chose. Elle y va régulièrement pour l'appartement qu'elle habite et qui appartient à sa mère. Eh bien, je ne pensais pas que l'on avait autant de pouvoir.
Nous étions très peu nombreux (moins de quinze) pour cause de finale de la Champion's Ligue et parce que de nombreuses personnes s'en foutent - comme moi avant.
Avec l'aide d'un architecte, nous avons fait le choix d'un type de rénovation plus ou moins onéreux suivant les propositions de diverses entreprises, le choix d'un budget donc, et d'autres bricoles. J'ai appris aussi aussi que tout ce que nous avions payé depuis un an et demi représentait 60 % du budget total et que maintenant il allait falloir payer les 40 % restant. On nous proposait des prêts... alors que je ne peux plus bénéficier de prêt. On a voté pour décider si les travaux commenceraient en septembre (déblocage rapide de l'argent, et donc prêt) ou en mars (prélèvements étalés sur un an).
Je fus heureux de constater que les partisants du prêt étaient les moins nombreux, et qu'avec un peu d'éloquence et de conviction, on pouvait faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Je fus heureux d'être là avec Emilie car, qu'elle n'aurait pas été ma surprise de constater en juin l'explosion de mes charges à cause de ce nouvel appel de fonds. Alors qu'aujourd'hui je sais à quoi m'en tenir, je sais ce qui va arriver et pourquoi et comment, et je suis heureux d'en être en partie décideur.
Cela ne m'empêchera pas d'en chier pour payer tout cela, de dire une nouvelle fois adieu aux quelques économies que j'étais décidé à faire pour vivre un peu moins dans l'urgence.
Cependant, cela ne changera pas grand-chose, car j'ai toujours vécu plus ou moins comme cela jusqu'à présent.