La révolte du pronétariat – Des mass média aux média des masses

CRISE DE CONFIANCE
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« Une des principales raisons de la montée du pronétariat et de l’influence croissante des média des masses est la crise de confiance des lecteurs et des utilisateurs vis-à-vis des mass média traditionnels. »

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« En effet, selon l’étude « The State of News Media 2004 », seulement 49 % des Américains jugent les médias traditionnels « hautement professionnels », contre 72 % en 1985. Par ailleurs, le nombre de personnes qui estiment que les journalistes tentent de couvrir leurs erreurs passe de 13 à 67 % ! »

DANGER
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« D’après Ignacio Ramonet, du Monde diplomatique, « si cette chute de la diffusion venait à se poursuivre, la presse écrite indépendante risquerait peu à peu de tomber sous le contrôle d’un petit nombre d’industriels - Bouygues, Dassault, Lagardère, Pinault, Arnault, Boloré, Bertelsmann... – qui multiplient les alliances entre eux et menacent le pluralisme ». »

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« Les groupes de communication internationaux sont capables aujourd’hui de générer des profits allant bien au-delà de ce qui a été obtenu depuis les débuts de l’histoire de la presse et des média. Ils y parviennent en intégrant le journalisme dans une « machine marketing » pour d’autres produits, tels que les livres, les CD et DVD, les réseaux de télévision et les revenus assurés par des licences. Il en résulte la création de ce que McChesney et Nichols appellent un media system, qui repose sur le monde politique et le journalisme professionnel. Ce système fonctionne de manière fluide grâce à trois composantes : la concentration des média, la propriété des contenus et la confiance indiscutable dans les sources officielles. Son développement aux Etats-Unis, d’après les auteurs, est préjudiciable aux exigences de la démocratie et d’une société participative.
Le résultat, après un siècle de confrontations et de regroupements, est que le journalisme en est venu à se fier presque entièrement aux sources gouvernementales ou industrielles. Ainsi, trop souvent, les principaux articles « sensibles » sont rédigés à partir d’informations confidentielles distillées à des journalistes sélectionnés par les entreprises et les porte-parole gouvernementaux. »

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« Des liaisons parfois « incestueuses » se sont ainsi progressivement nouées entre les mass média et le monde politique. »

« L’influence des grands groupes de communication, propriétaires des principaux média, souvent en connivence avec le pouvoir politique, conduit à un manque d’objectivité, parfois même à des mensonges, à des manipulations ou à passer sous silence des informations capitales, comme on l’a vu dans le cas des véritables raisons de la guerre en Irak ou de certains scandales politiques et financiers récents. L’entretien permanent de la peur de la rareté et la mise en scène de la terreur quotidienne (catastrophes naturelles, terrorisme, scandales, drogues, criminalité...) par les grands média contribuent à maintenir « dans le rang » des foules de plus en plus difficilement « contrôlables » par les pouvoirs en place. »