" Je suis acrobate,

Je retombe sur mes pattes. "

C’est ce que je me suis dit hier pour me rasséréner ; car je ne suis pas très sûr de moi en ce moment, je ne vais pas très bien.

Je me dis que c’est une sorte de crise, de passage d’un état à un autre comme j’en vis depuis des années.
L’avantage, cette fois – et c’est là que je mesure mes progrès – est que je reste à peu près normal. C’est à dire que je ne me renferme pas sur moi-même comme un autiste pour vivre cette crise, que je reste fréquentable. Et c’est une bonne nouvelle pour Emilie et pour notre relation.
Je ne me soûle pas non plus. Je reste vaillant face à cette adversité intérieure (je me jète des fleurs...) je la vis sans chercher à lui échapper (car, peut-on s'échapper de soi-même ?)
Je me rappelle que ce genre crise est toujours salutaire, même si nous n’en avons pas conscience, même si nous préférons regarder le sale état dans laquelle elle nous met, nous apitoyer sur nos souffrances inhérentes à notre état d’être vivant.