Mardi 28 juin 2005

Philo 4

Un jour, il y a assez longtemps, j’ai assisté à la FNAC à une conférence de grands scientifiques et, ce que j’en ai retenu, le choc que j’ai eu, est que le soleil n’avait plus que cinq milliards d’années à vivre.
Plus récemment, j’ai appris que la Terre aurait fini de vivre, se serait refroidie avant cette « fin » du Soleil.
Et aujourd’hui, j’apprends que notre belle galaxie, la Voie Lactée, va se faire « exploser » par sa grosse voisine, Andromède, dans trois milliards d’années.
- Merde ! m’étais-je dit, en sortant de la Fnac. Tout cela va avoir une fin alors ! On va disparaître !
Et puis ensuite je me suis dit que cinq milliards d’années, ça laissait du temps.
Que cela justifiait même ce que l’on a trouvé inutile à une époque : aller dans l’espace, marcher sur la lune, la compétition effrénée que se sont livrés les Etats Unis et l’URSS.
Oui, l’homme allait devoir vivre ailleurs que sur la Terre, conquérir l’espace pour continuer son aventure.

Vendredi 1er juillet 2005

Le sens de ma vie

Aller dans le sens de la vie.
Faire ce qu’elle me dit de faire.

Philo 5

Tout cela est très possible.
On connaît depuis peu (à l’échelle de l’évolution) l’énergie de la matière, de n’importe quelle matière. On maîtrise la « fission » nucléaire, et on cherche à réaliser la « fusion » - qui ferait qu’une simple goutte d’eau serait aussi efficace que du plutonium pour obtenir de l’énergie.
On connaît peu l’univers :
Ce que nous voyons, « connaissons », représenterait 4% de sa masse. 23 autres % sont désignés sous le nom exotique de « matière exotique ». Il s’agirait de neutrinos, et d’autres « particules massives à faible interaction (avec la matière que nous connaissons) », particules dont nous soupçonnons l’existence sans avoir pu encore les détecter. Le reste, 73%, on ne sait pas. « Energie sombre » dit-on pour l’instant.
Prenez en compte aussi le fait que nous ne comprenions pas encore bien, le grand public surtout (dont je fais partie), que tout est lié : matière, énergie, espace, temps ; que tout est un et interagit.

Après avoir passé un moment sur la toile, j’ai trouvé ça :
« Le rapport "State of the Future" 2005 est élaboré par le Projet du Millénaire - lui-même rattaché à l'Université des Nations Unies - un laboratoire d'idées mondial réunissant des prospectivistes, des universitaires et des décideurs politiques.
"Les futures synergies entre nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l'information et sciences cognitives peuvent améliorer la condition humaine de manière spectaculaire en accroissant la disponibilité de la nourriture, de l'énergie et de l'eau et en reliant partout les individus et les informations. Cela aura pour effet d'élever l'intelligence collective et de générer de la valeur et du rendement tout en amoindrissant les coûts", indiquent les auteurs pour planter le "décor".
"Même s'il est de plus en plus clair que l'humanité possède les ressources lui permettant de relever les défis qui l'attendent à l'échelle mondiale, la prise de conscience de tout ce que ces défis supposeront de sagesse, de bonne volonté et d'intelligence est malheureusement moins évidente".
Les auteurs du rapport soutiennent que l'emballement des facteurs ayant causé l'accélération des sciences et techniques fera paraître lent le train du changement vécu ces 25 dernières années par rapport à ce qui nous attend au cours des 25 prochaines. »

Les changements énormes qui ont eu lieu depuis vingt-cinq ans vont encore s’accélérer...
Le niveau de l’intelligence collective va augmenter - et l’on comprendra mieux l’univers et ce que l’on a à y faire...
Il faudra être sage, plein de bonne volonté (pour que l’humain continue de maîtriser la technologie, ne se laisse pas dépasser par elle – c’était le sens de l’article, que je n’ai pas mis en avant).
Et j’ajouterais : CONFIANTS.
Confiant dans l’évolution de la vie qui nous a fait nous mettre debout, en Afrique, il y a plusieurs millions d’années, et qui nous a conduit jusqu’à aujourd’hui après de multiples difficultés et aventures. Car si nous avons confiance dans cette évolution, dans cette vie, nous pourrons alors continuer, aller habiter ailleurs dans l’univers.
Et après, qui sait ? Peut-être qu’on pourra jouer entre post-humains à Star Wars ?
Ainsi va la vie...

Dimanche 3 juillet 2005

Philo 6

Et où va-t-on trouver cette « sagesse » évoquée dans le texte précédent ?
En nous.
Grâce aux difficultés.
L’humain (l’ensemble des humains) comprendra, face aux difficultés, qu’il doit se battre contre lui-même et contre « les éléments », pour sa survie, et non contre son voisin.
La solidarité à l’échelle de la planète s’installera par nécessité, pour permettre la survie de l’ensemble (ou d’une partie de l’ensemble...), la survie de l’espèce, voulais-je dire.
Et d’où surgira la conscience que nous sommes une même espèce, sur une même planète, dans un même univers, que « nous sommes tous frères » comme disait le Dieu de mon enfance ?
De choses simples, comme en ce moment : la sauvegarde de la planète, de l’idée qu’il faut la préserver non seulement à court terme pour pouvoir y survivre, mais aussi à moyen terme pour nous laisser le temps d’apprendre à voyager dans l’univers, afin de pouvoir y survivre un jour.

Aussi de l’écart qui se creuse entre riches et pauvres, car on sait tous plus ou moins que la planète sera vite invivable si on ne trouve pas de solution pour arranger ça (au moins un peu).
M. et Mme Tout-le-monde ont la solution, estimant que les « puissants », dirigeants et hommes d’affaires, doivent faire quelque chose.
ERREUR. Parce que ce n’est pas seulement à eux de faire quelque chose. Pas plus que nous, ils ne disposent d’une baguette magique.
Tout cela ne pourra se faire que ENSEMBLE.
Et ce sera le boulot de nos enfants ou des enfants de nos enfants, qui auront une vision plus juste du monde et de l’organisation des hommes sur la Terre.

En résumé (même si ces multiples prises de conscience sont importantes et démarrent plutôt bien) nous sommes encore un peu trop cons (ou bornés) pour voir les choses telles qu’elles sont, pour les comprendre. Or, il sera nécessaire de les comprendre un tout petit peu si l’on veut agir à peu près efficacement (ou le moins mal possible).