Vendredi 24 juin 2005

LES BASES DE MA PHILOSOPHIE

Philo 1

L’être humain est un animal, un mammifère parmi d’autres. Et ce n’est pas parce qu’il est le plus évolué de la famille et qu’il semble dominer sur la planète, qu’il n’en est pas un. Son cerveau s’est développé, peut-être à force de coloniser la planète, d’être ingénieux pour pouvoir survivre sous tous les climats. Son imagination (son « intelligence ») s’est-elle développée au point qu’il ait un jour conscience de sa propre mort, de son existence courte et risquée ? Il a inventé des dieux pour l’aider à mettre de l’ordre dans tout ça – car il n’est pas agréable de savoir que l’on va mourir, c’est même intolérable, une véritable torture – et bon an mal an, lui et les dieux ont continué leur petit bonhomme de chemin. Mais, encore une fois, je ne vois pas pourquoi le fait qu’il « pense », « parle », ait « conscience » de sa mort, devrait faire de lui autre chose que ce qu’il est : un mammifère.
Imaginez que je me trompe. Qu’est-ce qui justifierait qu’il soit différent, une espèce à part, un peu surnaturelle, avec son « intelligence », son « langage », son « âme » ? Dieu bien sûr ! ou des dieux - n’importe lesquels. Et l’on retombe alors dans la pensée ordinaire. Le problème, c’est que la science nous a appris trop de choses récemment, et que, si l’on veut rester logique, ou bien il faut dire que la science se trompe (certains on essayé de le faire suite aux théories de Darwin, Galilée a eu chaud aux fesses à une époque en voulant faire reconnaître Copernic, et Rabelais, même si ses livres étaient appréciés par François 1er, se tenait sur ses gardes et avait peur d’être brûlé après la mort de ce dernier) ou bien, si elle ne se trompe pas, il faut admettre qu’aucun dieu n’existe et que l’homme est un mammifère parmi d’autres.
Entre les deux, ça ne colle pas, ça n’est pas logique.

Samedi 25 juin 2005

Philo 2

Où vivons-nous ?
Sur la Terre qui fait partie du Système Solaire. Dans le Système Solaire qui fait partie de la Voie Lactée (où sont concentrés à peu près 100 milliards d’étoiles). Dans la Voie Lactée qui est l’une des milliards de galaxies que compte l’Univers. Dans l’Univers.

Qu’est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que nous vivons dans quelque chose d’immense, dans quelque chose d’étrange dont nous ne comprenons pas encore grand chose. (Mais ça progresse !)
Etrange parce que, d’après ce que l’on en sait, l’univers que l’on connaît, que l’on étudie, serait né il y a douze ou treize milliards d’années, suite à une explosion gigantesque appelée Big Bang. Or, si l’on est un peu logique – et curieux – on peut se demander ce qu’il y avait avant cette explosion (car il rare que quelque chose explose à partir de rien, que rien n’explose).
Encore une fois, Dieu ou des dieux, pourraient nous sauver la mise. Il suffirait de les imaginer craquant une allumette - comme on le faisait adolescents en enflammant nos pets à travers nos pantalons - mais, vous en conviendrez, aucun esprit sérieux ne pourrait croire cela.
Donc, on ne sait pas.
Et peut-être qu’on ne saura jamais.
Qu’il faudra s’habituer à ne pas savoir.

Dimanche 26 juin 2005

Philo 3

Cette immensité implique aussi que nous ne soyons pas seuls dans l’univers.
Nous connaissons à peu près les mathématiques, les probabilités, et, compte tenu de l’immensité de la chose, il est impossible que le phénomène que nous appelons « la vie » ne se soit développée que dans notre petit coin de Voie Lactée.
Ainsi, l’univers grouillerait de vie.
J’exagère. La vie serait disséminé un peu partout dans l’univers.
Ainsi, ceux qui ont imaginé de petits hommes verts, même s’ils se sont trompés parce qu’il n’y en a pas sur Mars, ne se sont peut-être pas tant trompés que cela.
Ainsi, ceux qui ont vu des choses étranges, ou vécu des choses étranges, les ont peut-être réellement vues et vécues.

Vous voulez savoir pourquoi ?

Parce qu’il y a 65 millions d’années environ, une météorite (un petit caillou de 5 kilomètres de diamètre) est tombé sur la Terre en créant un tel cataclysme que toutes les espèces ou presque ont disparu, dont les dinosaures, qui étaient les plus évolués, avaient conquis tous les milieux, et qui, en conséquence, régnaient sur la planète. Un peu comme nous aujourd’hui, les mammifères.
Le dinosaures disparurent. Et nous apparûmes. Et sans cette météorite, nous ne serions pas là.
Imaginez maintenant un endroit de l’univers ressemblant au nôtre dans son équilibre, mais où il y aurait eu un peu moins de cataclysmes, un tout petit peu moins, où l’évolution vers la complexité se serait développée un tout petit peu plus rapidement, faisant gagner à d’éventuels « hommes-reptiles ou mammifères » quelques millions d’années.
Imaginez ce dont nous seront capables dans quelques millions d’années, sachant que les frères Wright ont volé dans le premier avion à moteur il y a 102 ans seulement ; c’est à dire hier...

PS (09.08.05) au sujet de la météorite : j’avais pris l’info dans La plus belle histoire du Monde, éditions du Seuil, datant de 1996, mais j’apprends aujourd’hui dans L’Express (25/31 juillet) que ce « petit caillou » mesurerait en fait 30 kilomètres de diamètre, ce qui n’est pas tout à fait pareil, même si le résultat est le même.