Philippe Sollers
Par sanieptia le lundi 27 février 2006, 17:50 - Philippe Sollers - Lien permanent
Une vie divine
UN BON MOT
Page 305 :
« Ou plutôt la radio : encore du Wagner, avant un musicien finlandais d'un ennui sibérien ».
Un musicien finlandais d'un ennui sibérien !
Cela me plaît beaucoup.
PATIENCE (NIETZSCHE)
Page 311 :
« celui qui se trouve capable d'attendre surpasse toutes les performances et les réussites ».
NOUVELLE PHILOSOPHIE
Page 317 :
« Quant à évoluer par-delà Bien et Mal, généalogies et idoles de tous les temps, dans une expérience passant par le plus de « femme » possible, c'est une autre histoire, et on la trouve ici. Pour le coup, on peut parler de nouvelle philosophie, de toute nouvelle poésie, et même de nouveau roman philosophique. Cette révélation aura pris du temps. La voici. »
Sollers essaie de me piquer ma place...
Je veux bien lui laisser la nouvelle poésie, le roman philosophique, mais pas la nouvelle philosophie.
Je vais le surveiller de près.
NOUVELLE RELIGION, GRACE A NIETZSCHE ET A SOLLERS
Page 323 :
« En somme, la question n'est pas de savoir ce qu'on pense ou non du christianisme, mais de se demander pourquoi il a marché (plus de deux mille ans, c'est quand même une référence). L'expérience a eu lieu, vouloir l'éradiquer, on l'a vu, conduit au pire. Conclusion, on peut procéder à une translation.
C'est ici une correction de vol, effectuée dans les années 113-117 de la nouvelle ère.
Nouvelle philosophie, nouvelle religion, il veut vraiment me piquer ma place !
Cependant, je suis d'accord : procédons à une translation.
(Sachez seulement que nous sommes nombreux à nous retrousser les manches pour cela, pas seulement Nietzsche et Sollers, très nombreux...)
RIMBAUD ILLUMINé
Page 340 :
« je vois que la nature n'est qu'un spectacle de bonté. »
Il n'a pas dû bien regarder...
« je vais dévoiler tous les mystères : mystères religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, passé, cosmogonie, néant. »
Sollers a de drôles de potes...
SOLLERS, NIETZSCHE ET RIMBAUD
Page 341 :
" Ce que M.N. appelle « le génie du coeur » (Dionysos), l'autre le nomme « le coeur merveilleux ». "
Nietzsche et Rimbaud la main dans la main - et tous les deux dans la main de Sollers qui s'en sert de boussole...
IL COPIE TOUT, LE SALAUD !
Page 342 :
« Vous avez bien lu : dans des voyages métaphysiques. C'en est un ici. »
Je m'en fous. Le mien (de voyage) est ma vie elle-même, pas seulement un livre.
ETERNEL RETOUR
Page 346 :
« M.N., l'Antéchrist, apporte une formidable et excellente nouvelle. Encore quelques millénaires, et le tour sera joué.
Des millénaires ? Mais oui, ici, tout de suite. Vous êtes donc immortel ? Non. Eternel ? Non plus. Ces vieilles conceptions sentent leur vieux calendrier falsifié. L'éternel retour est tout autre chose. Ici, tout de suite, oui. Là, maintenant, oui. Pas de fuite pour plus tard, au-delà, pas de plans sur la comète du temps, pas de subterfuge monétaire, psychique ou génétique. Pas dans le temps, le temps. Mais vous serez mort ! C'est vous qui le dites.
M.N. est à nouveau seul dans un jardin. Il fait très beau. Il esquisse son petit pas de danse connu de lui seul. Le bleu du ciel lui répond. Les fleurs jaillissent d'un seul coup ensemble. »
L'éternel retour, cela me fait penser au temps présent d'Aristippe (de Cyrène), en plus compliqué, à l'occidental, à la Sollers ; rien d'extraordinaire là-dedans.
Commentaires
Si Philippe Sollers est conscient, de la possibilité ET de la nécessité de la translation, où se situe t-elle par rapport à ce mouvement et à sa réalisation ?