Jeudi 25 août 2005

(Philippe Dagen est celui qui s'occupe de la peinture au Monde.)

Je lis souvent les articles avec un jour de retard, les sélectionnant dans mon classeur pour les déguster le lendemain. Mais celui de Philippe Dagen sur Lucian Freud (25.08.05), j’aurais mieux fait de le lire hier, car le pictogramme qui nous permet de réagir a disparu, et les dernières lignes m’ont énervé.

Voici ces lignes :
« Ce mélange de sens de la provocation et de stratégie de la célébrité, qui rappelle de façon inattendue Andy Warhol, conduit à une dernière question : Lucian Freud est-il un grand peintre ou en donne-t-il seulement le spectacle ? »

J’ai envie de vous répondre, cher Philippe, que si vous vous y connaissiez un peu mieux en peinture, ou si vous aviez les yeux et le cœur un peu plus ouverts, vous ne vous poseriez pas ce genre de question.

Ensuite, quand vous écrivez : « Si l'intention est de montrer que l'on peut tout peindre, cela fait un siècle et demi que Courbet a réglé le problème ». Je vous réponds que je ne connais pas très bien Courbet, mais que L’origine du monde, il me semble, est plus féminine que masculine, et que Lucian Freud peint des hommes nus comme peu d’autres savent le faire. Quant à la « fille obèse » (et les nus en général, hommes comme femmes) peut-être qu’il nous montre le corps, des corps, notre corps qui est nous et avec lequel nous ne sommes pas à l’aise à cause de toutes les bêtises que l’on nous a racontées à son sujet ?

Voilà, ça va mieux.