A table, ce midi, page 20 :
"Aucun homme ne sait et ne saura jamais rien de certain concernant les dieux."
Xénophane de Colophon. Grec. VI av JC.

Je serais tenté de dire la même chose en remplaçant seulement "les dieux" par "la vie". Ce doit être de cette façon que je suis un peu croyant : je ne crois pas en Dieu ou aux dieux mais en la vie, ce qui revient un peu au même... De plus, je suis persuadé (je n'arrête pas de le répéter) que pour vivre vraiment bien, pleinement, intérieurement, qu'en plus d'être à peu près guéri de ses névroses, il faut croire.

A table, ce soir, je me découvre spinoziste :
Page 22 :
"En Hollande, Spinoza propose une vision du monde où Dieu et la Nature se confondent."
Et quelques lignes plus loin, je suis disciple de l'abbé Meslier : "religions qui n'étaient, pour lui, que des inventions humaines."
Abbé mis en lumière, comme par hasard, par Voltaire, mon chouchou parmi les penseurs.
Le Monde des Religions ajoute ensuite que l'abbé "accusait les religions d'être la cause de la misère et de l'oppression."

Dommage que l'abbé n'ait pas pensé au côté positif de la chose : Mettre un peu de calme au fond de nos vies intérieures fragiles et inquiètes.

Pour finir, Voltaire me donne raison : "Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer".

Et on l'inventerait.