Michel Onfray
Par sanieptia le jeudi 5 janvier 2006, 13:15 - Michel Onfray - Lien permanent
L’Invention du plaisir – Fragments cyrénaïques
Page 164 :
« Aristippe dit à un père qui faisait jurer son fils qu'il serait juste et honnête : "Fais-lui jurer aussi qu'il deviendra grammairien et musicien et puis regarde s'il le devient sans rien étudier de la grammaire ou de la musique !" »
Gnomologie vaticane
« "Les hommes laissent des choses à leurs enfants, mais ne leur laissent pas l'art de les utiliser." Voilà ce qu'on appelle un « mot » à la Aristippe. »
Démétrius
« Il en est de même qui portent si loin l'amour pour l'argent et l'indifférence pour le bien de leurs enfants que, par le seul motif d'une épargne sordide, ils leur choississent pour gouverneurs des hommes sans nul mérite, dont l'ignorance est toujours à bon marché. Aristippe fit un jour, à un de ces hommes méprisables, une réponse pleine de sel. Comme il lui demandait mille drachmes pour élever son fils : "Comment ! S'écria le père, avec cette somme j'achèterais un esclave. - Faites-le, dit Aristippe, et vous en aurez deux, votre fils et celui que vous aurez acheté." »
Plutarque
Page 165 :
« Quelqu'un lui ayant demandé en quoi l'instruction rendait son fils meilleur, il répondit : "A défaut d'autre chose, en ceci à tout le moins qu'au théâtre ce n'est pas une pierre qui s'assiéra sur une pierre." »
Diogène Laërce
BON SENS
Page 166 :
« Aristippe en tout cas, comme on lui demandait quelles sont les disciplines qu'il faut enseigner aux enfants doués, répondit : "Celles qui leur serviront une fois devenus adultes." »
Diogène Laërce
« Accusé par ses concitoyens de passer trop de temps en compagnie des jeunes en discutant de sagesse, il leur répondit : "Vous aussi vous domptez les poulains et non pas les vieux chevaux." »
Gnomologie vaticane
« Un jour qu'il demandait à Denys une faveur pour un ami et qu'il ne l'obtenait point, il tomba aux pieds du tyran. A qui le raillait pour son attitude, il dit : "Ce n'est pas ma faute, mais celle de Denys qui a les oreilles dans les pieds." »
Diogène Laërce
POSITIVE ATTITUDE ?
SAGESSE ?
Page 168 :
« Il était capable de s'adapter au lieu, au moment et à la personne, et de jouer son rôle convenablement en toute circonstances ; aussi était-il auprès de Denys plus apprécié que les autres, car il envisageait toujours du bon côté les situations qui se présentaient : il jouissait du plaisir que lui procuraient les biens présents et il ne se donnait pas la peine de poursuivre la jouissance de ceux qu'il n'avait pas ; c'est pourquoi Diogène le traitait de « chien royal ». »
Diogène Laërce
Page 169 :
« Denys lui ayant demandé pourquoi les philosophes viennent aux portes des riches, alors que les riches ne viennent pas à celle des philosophes, il dit : "Parce que les uns savent ce dont ils ont besoin, tandis que les autres ne le savent point." »
Diogène Laërce
Page 170 :
« Comme Denys lui demandait un jour pourquoi il venait le voir, il dit que c'était pour lui donner une part de ce qu'il avait et recevoir en échange une part de ce qu'il n'avait pas. Il en est pour dire que sa réponse fut la suivante : "Quand j'avais besoin de sagesse, j'allais chez Socrate ; mais maintenant que j'ai besoin d'argent, c'est chez toi que je viens." »
Diogène Laërce