Je me vante souvent de n'être jamais malade.
J'étais heureux cet hiver au mois de juillet à Buenos Aires de résister au froid alors que les collègues n'arrêtaient pas de se moucher et de se gaver de médicaments. J'étais heureux d'avoir passé l'automne sans le moindre rhume.
Mais aujourd'hui, je dois me rendre à l'évidence, et aussi aller à la pharmacie.
Car j'ai pris froid dans la nuit du 31 au 1er. "Ce n'est rien, ça passera", me suis-je dit ; seulement cette nuit, à force de ne pas pouvoir dormir ni respirer, à force de remplir des mouchoirs, j'ai dû arrêter de jouer les gros malins.
Demain, je suis en vacances - jusqu'à lundi. J'aurai le temps de récupérer afin de démarrer au mieux l'année 2006.

Du balcon d'Emilie, je vois la clinique où mon Ex a mis au monde, est en train de mettre au monde, va mettre au monde, le frère de mon fils.