Suis tombé sur une plaquette dans le métro. L’ai ramassée. Et voici ce que j’ai lu :

« Le chemin qui mène à la sagesse ne se fait pas obligatoirement dans la douleur... il y a toujours une issue par où se glisse l’intuition, et ainsi naît l’étincelle. »

Un peu plus bas, Orianne Charpentier (Le Monde 23-04-2003) dit :

« Pour lui, l’important, c’est l’étincelle : le moment où la lumière naît – ce petit moment qui reste toujours dans la mémoire. L’étincelle, confrontée à l’éternité, à la permanence... »

Et je me dis que c’est peut-être ça le bonheur, la sagesse, être suffisamment éveillé, « aware » comme dirait Van Damme (dont tout le monde s’est moqué, à tord, et pendant longtemps, comme des enfants peu éveillés, justement, se moqueraient d’un bossu dans la cour de l’école – eh oui, chers congénères, vous m’avez fait honte une fois de plus) suffisamment éveillé, disais-je, pour profiter d’un maximum d’étincelles.

Il s’agit de la plaquette d’une compagnie de danse : Eolipile – Lin Yuan Shan.

Une autre chose m’a plu dans cette plaquette, la définition d’éolipile :

EOLIPILE : n.m. de Eole, dieu des vents, et du latin pila (boule).
Boule de métal creuse remplie d’eau qui, chauffée, s’échappe par deux becs opposés, en faisant tourner la sphère de métal. Ce dispositif fut inventé par Héron d’Alexandrie, mathématicien du IIème siècle av. J.-C., environ vingt siècles avant l’apparition de la machine à vapeur – dont l’éolipile est l’ancêtre.