Recherche d'identité - Baudelaire
Par sanieptia le lundi 16 mai 2005, 12:25 - Journal - Lien permanent
Pour vous dire que je n'ai pas toujours été gai, et qu'il m'arrive encore de ne pas l'être.
Il s'agit du premier des Petits Poèmes en Prose (que j'adore). Pendant des Fleurs du Mal. Le spleen de Paris - Le Livre de Poche - page 27.
L'ETRANGER
- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !
Pas gai parce que je me suis longtemps retrouvé dans de poème. Et je m'y retrouve encore (en partie seulement).
C'est aussi une façon de vous annoncer que je mettrai bientôt en ligne (sur u-blog) mes vieux écrits. Pas tout ce que j'ai pu remplir comme carnets (de poche) avant 1996, mais ce que j'ai écrit ensuite, en me jetant à l'eau, à la recherche d'éditeurs, de lecteurs...
Commentaires
Dis Thierry, publies tes textes, bien sur ici c'est gratuit, ta seule rénumération ne peut venir que des signes de tes lecteurs, et de savoir que tu es lu. C'est déjà ça et peut donner un peu de "gaieté".
Se sentir étranger (ou seul) où que l'on soit et quelque soit le contexte n'a jamais été confortable...
Je ne crois pas que Baudelaire puisse rendre gai qui que ce soit... Ce n'est pas un auteur réputé pour être boute-en-train !
Mon petit poème en prose préféré à moi est le 19e : le joujou du pauvre.
Un rat ? Où ça ? Où ça ? :-D
Plus sérieusement, je ne me rappelle pas de tous les poèmes du Spleen de Paris que j'ai lu il y a fort longtemps...
J'ai lu les petits poèmes en prose il y a plus de 20 ans !
J'ai davantage la mémoire des chiffres...
Mais il est vrai que j'aurais été plus avisée d'écrire "Mon petit poème en prose préféré à moi **était** le 19e" car mes goûts ont peut-être changé avec le temps !!!
Il faudrait d'ailleurs que je relise Baudelaire un de ces jours...