Aventure que j’ai largement partagée sur mon ancien blog (Thierry – U-blog) parce qu’à une époque j’avais voulu être peintre. Et j’avais l’impression que cela revenait ; avais même projet de réaliser une peinture par mois, afin de proposer une expo dans ma petite ville (désir de reconnaissance, toujours...)
Ai encore une idée de peinture (un nu assis) qui me titille depuis plusieurs semaines ; et je n’arrive pas à m’y mettre, préférant écrire ou faire d’autres choses.
Et, réfléchissant à tout cela, avant-hier, dans mon bain, sans y réfléchir vraiment, comme je fais toujours, j’ai eu une illumination, une explication.
Je vous la livre.
Quand j’ai rencontré Emilie, il y avait chez elle des peintures (des nus) du compagnon de sa mère. Je les trouvais bien moyennes et décidai inconsciemment d’entrer en rivalité (de briller). Ne pouvant guère briller avec ma littérature, n’ayant pas grand chose à faire lire, et ce qui était lisible, des nouvelles pornographiques, je n’allais pas les proposer à Emilie à peine on se connaissait. Peut-être aussi avais-je besoin, après cette séparation (presque dix ans de vie commune, un enfant), d’avoir un projet, quelque chose qui me tient, occupe mon esprit ?
Bref, j’ai mis huit mois à faire cette peinture que j’avais dans la tête. Et c’est très bien. (Elle est accrochée chez moi.) Mais l’idée d’en faire d’autres, de faire une expo, est peut-être une erreur... Car cette peinture, ce nu allongé, suffit peut-être, a peut-être suffit à me prouver, à moi comme aux autres, que j’étais capable de faire quelque chose de mes dix doigts. Que j’étais un artiste. Une sorte de carte de visite pour éblouir... aussi bien moi que les autres encore une fois.
Ferai peut-être ce nu assis, pourquoi pas, mettrai peut-être encore huit mois, pourquoi pas ! En tout cas, cette histoire d’expo est terminée ; ou alors quand j’aurai soixante ans, si j’arrive jusque là.
Je ne suis qu’un peintre du dimanche. Il faudra m’y faire. Ai peut-être découvert tout ça, d’ailleurs, en écrivant ma Présentation pour ce nouveau blog (peintre du dimanche...)
Mais je ne renonce pas pour ce qui est de la littérature, de la pensée !
Imaginez, je n’aurais plus rien, comme ce serait triste...