Peinture
Par sanieptia le vendredi 13 mai 2005, 13:21 - Journal - Lien permanent
Ai vécu il y a une petite année - correspondant à mon divorce et à ma rencontre avec Emilie - une aventure picturale
Aventure que j’ai largement partagée sur mon ancien blog (Thierry – U-blog) parce qu’à une époque j’avais voulu être peintre. Et j’avais l’impression que cela revenait ; avais même projet de réaliser une peinture par mois, afin de proposer une expo dans ma petite ville (désir de reconnaissance, toujours...)
Ai encore une idée de peinture (un nu assis) qui me titille depuis plusieurs semaines ; et je n’arrive pas à m’y mettre, préférant écrire ou faire d’autres choses.
Et, réfléchissant à tout cela, avant-hier, dans mon bain, sans y réfléchir vraiment, comme je fais toujours, j’ai eu une illumination, une explication.
Je vous la livre.
Quand j’ai rencontré Emilie, il y avait chez elle des peintures (des nus) du compagnon de sa mère. Je les trouvais bien moyennes et décidai inconsciemment d’entrer en rivalité (de briller). Ne pouvant guère briller avec ma littérature, n’ayant pas grand chose à faire lire, et ce qui était lisible, des nouvelles pornographiques, je n’allais pas les proposer à Emilie à peine on se connaissait. Peut-être aussi avais-je besoin, après cette séparation (presque dix ans de vie commune, un enfant), d’avoir un projet, quelque chose qui me tient, occupe mon esprit ?
Bref, j’ai mis huit mois à faire cette peinture que j’avais dans la tête. Et c’est très bien. (Elle est accrochée chez moi.) Mais l’idée d’en faire d’autres, de faire une expo, est peut-être une erreur... Car cette peinture, ce nu allongé, suffit peut-être, a peut-être suffit à me prouver, à moi comme aux autres, que j’étais capable de faire quelque chose de mes dix doigts. Que j’étais un artiste. Une sorte de carte de visite pour éblouir... aussi bien moi que les autres encore une fois.
Ferai peut-être ce nu assis, pourquoi pas, mettrai peut-être encore huit mois, pourquoi pas ! En tout cas, cette histoire d’expo est terminée ; ou alors quand j’aurai soixante ans, si j’arrive jusque là.
Je ne suis qu’un peintre du dimanche. Il faudra m’y faire. Ai peut-être découvert tout ça, d’ailleurs, en écrivant ma Présentation pour ce nouveau blog (peintre du dimanche...)
Mais je ne renonce pas pour ce qui est de la littérature, de la pensée !
Imaginez, je n’aurais plus rien, comme ce serait triste...
Commentaires
Comme j'ai eu l'occasion de le dire en privé, je trouve cela dommage mais... si c'est le choix qui te convient au jour d'aujourd'hui, il faut s'incliner...
Cela dit, il n'y a aucune décision qui ne puisse évoluer, alors... tout reste possible !
Accoucher d'une oeuvre en gestation prends le temps qu'il faut. Le fait de créer et d'avoir le statut d'artiste est différent. Je trouve ce qu'écrit Coco juste.De toute façon à la fin il ne reste rien ,alors ... :-)
2000 euros ? Ce sera tout ? :-))
C'est un mécène qu'il te faut !
Avis à tous les lecteurs de ce blog, fidèles ou occasionnels, riches et généreux : à vos portefeuilles ! :-D
Je démarre ma collection de colliers de nouilles dans quelques années !!! ;-)
Tu as bien compris ce que je voulais insinuer Thierry, Je voulais juste te dire continues à créer quelque soit le temps qui reste :-)
C'est toujours bon d'avoir des projets.
L'ambition entretient l'énergie!
Je crois qu'il faut s'écouter, se laisser aller à ses envies, laisser ses tripes s'exprimer naturellement.
Vous verrez bien ce qui adviendra... Non?
:-p