Je viens d’obtenir l’augmentation sur laquelle je comptais pour voir l’avenir avec un peu plus d’optimisme !

Je vais pouvoir ainsi ramener mon compte courant de moins 500 euros de découvert autorisé à zéro, gonfler mon Codévi de 500 euros pour faire réparer ma voiture avant l’automne, ajouter 500 autres euros en cas de coup dur.
Cela fait 1500 euros... à diviser par 100 (mon augmentation)... Quinze mois !
C’est un peu long... Pour le coup dur, on verra avec le découvert autorisé... Et pour la voiture aussi... A moins que je ne m'habitue au froid, aux transports en communs... que je m'achète un parapluie... Resterait plus que le coup dur...
Et si les prélèvements pour le ravalement de l’immeuble s’arrêtaient, cela pourrait aller plus vite ! (Au lieu de faire l’autruche, vais envoyer de suite un mail au syndic pour leur demander si cette histoire d’appels de fonds va durer encore longtemps, parce que le ravalement, lui, a commencé depuis deux mois...)
C’est fait.

N’ai donc pas fini de vivre comme je vis depuis quatre mois avec cinq euros par jour...
Cela peut paraître bizarre, parce que je suis « propriétaire » de mon studio ; mais, si l’on enlève tout ce qu’il y a à payer chaque mois : pension alimentaire, impôts, anciens crédits partagés avec ma chère ex, l’appartement et son fameux ravalement, les diverses assurances qui vont avec, les téléphones, internet, EDF, etc... Eh bien, il ne me reste plus grand chose pour vivre !

Vais pouvoir aussi (tout doucement) mettre de côté les 1500 euros qui me seront nécessaires (acte notarial) dans deux ans pour faire passer le studio à mon nom (actuellement à celui de mon ex aussi – divorce avec convention d’indivision sur ce bien, parce que je n’aurais pu l’obtenir sans elle ; si vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous reporter à une note datant du 21 août 2004).
Mieux, cette augmentation, une fois les vieux crédits terminés, dans deux ans, me permettra d’être crédible (pas plus de 33% d’endettement...) seul, face à l’organisme financier qui nous fait crédit pour l’appartement.

Après seulement je pourrai rembourser mes parents, qui m’ont aidé (2500 euros) à obtenir ce studio. Suis passé par un intermédiaire qui s’est grassement payé (le salaud roule dans une vieille Porsche 928). Pas l’agence immobilière, un autre organisme financier qui a trouvé quelqu’un qui voulait bien nous faire crédit malgré des comptes pas vraiment nets (on étaient séparés mais pas encore divorcés). Je le déconseille. En même temps, si j’avais attendu, je n’aurais pu obtenir l’appartement dans lequel je me sens si bien actuellement. Plein centre ville, orienté sud ouest, que des arbres et de la verdure devant mes fenêtres, des chats en liberté, des oiseaux...

Voyez, je n’ai pas fini d’être « pauvre ».
Mais cela ne me déplaît pas. Je dirais même, qu’à ce stade de ma vie, cela me fait du bien. Les transports en commun, les achats de survie, plus de télé (repartie chez Emilie - j’écoute la radio).
Cela structure ! aide à faire la part des choses ! supprime les faux bonheurs (fringues, beaux livres et beaux objets, alcool et restaurants par exemple – mais comptez sur moi pour m’y remettre dès que je pourrai...) la séduction que nous subissons tous des choses matérielles !

Et je me fous d’autant plus de cette situation que je sais qu’elle est passagère.
Une aventure de plus, un mauvais-bon moment dont je me souviendrai peut-être, devenu vieux, avec nostalgie.