Voyage au bout de la Lumière

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mardi 24 juillet 2018

FAIRE

Mardi 24 juillet 2018

Depuis mon coup de mou, vendredi et samedi, je me suis bougé.

Action ! me suis dit.

Et j’ai corrigé de vieux écrits, et j’ai commencé un Objet Content pour Rien (qui s’est écroulé hier et que je recommence aujourd’hui), et j’ai décidé de faire des figurines de terre (car je n’aurai pas le temps d’aller chercher celles qui se trouvent à Noisy, alors que je veux montrer, le 3 août, faux vernissage, pot avant décrochage, que je ne compte pas me contenter de photographies; dans le même esprit, j’ai commandé à P. un tirage de trois figures, trois dessins…

Parce que je me suis dit qu’il fallait FAIRE, ne pas trop penser au résultat, que c’est de ce FAIRE qu’allait sortir, peut-être, des oeuvres intéressantes.

dimanche 22 juillet 2018

Février 2018

est corrigé

Au boulot !

Dimanche 22 juillet 2018

La journée d’hier, comme celle de vendredi, a été difficile. Mon petit monde intérieur n’allait pas bien. Inquiétude, peu d’entrain, de disponibilité à la joie.

Après deux kirs, le soir, j’ai retrouvé un peu d’espoir. Mais un sourire dû à l’alcool ne vaut pas un sourire de béatitude.

Suis malgré tout content de ne pas m’être laissé aller, pas plus dans l’alcool que dans la tristesse ou l’inquiétude. J’ai travaillé, comme me l’a conseillé mon ami Voltaire il y a bien longtemps. Et je compte bien continuer aujourd’hui, et tous les autres jours, car c’est du travail que naîtront des oeuvres intéressantes, petit à petit, pas en restant sur le canapé à penser à des oeuvres possibles. Il faut faire, réaliser, et mettre à la poubelle sans pleurer si ce n’est pas bon, au moins passable.

Inquiet

Samedi 21 juillet 2018

Pas d’énergie hier, de l’inquiétude. Peur de l’avenir.

J’allais vous écrire que je ne savais pas quoi faire pour arranger cet état, mais je le sais. Ne pas boire, me fragiliser plus encore, aller flotter parmi les nuages avant de retomber lourdement sur le sol, travailler, me donner les moyens de mes ambitions.

vendredi 20 juillet 2018

Advienne que pourra

Vendredi 20 juillet 2018

Je me suis inscrit à Pôle Emploi ce matin. C’était l’une des tâches que je m’étais promises hier et que je n’avais pas faite. J’ai rendez-vous le au 8 août. Cela ne m’enchante pas. Mais il faut bien suivre la procédure, si je veux être aidé.

Cela me fait quelque chose. Jamais je ne me suis inscrit à cet organisme. J’ai toujours assumé ma misère, avec, derrière, heureusement, mes rêves d’artiste qui me permettaient de tenir debout.

Là, avec cette inscription, quelque chose se passe. Il n’y aura pas de retour possible vers mon ancien métier.

M., une amie et conseillère, m’a dit de ne rien dire, de faire comme si j’avais envie de retrouver un emploi dans la même branche. Je réalise aujourd’hui que c’est impossible, que je ne pourrai pas mentir au conseiller de Pôle Emploi. J’ai trop menti dans ma vie, trop caché qui j’étais. Mis à part de la souffrance, cela ne m’a pas apporté grand-chose.

Advienne que pourra, une nouvelle vie commence.

jeudi 19 juillet 2018

Une vie active et heureuse

Mercredi 18 juillet 2018

Hier, après avoir emballé mes photos et avant de tondre la pelouse, j’ai fait un saut à Paris pour acheter un mannequin de bois et un carnet de croquis. Si les gens n’osent pas franchir la porte lors de mon expo, j’aurai de quoi m’occuper.


***

J’ai également rapporté mes cailloux. Je pourrai ainsi commencer ma recherche d’Objets Contents Pour Rien.

Et puis j’ai mes écrits à corriger, le jardin...

La vie ici s’annonce active et heureuse.

mercredi 18 juillet 2018

Musique et système nerveux ventral

Mardi 17 juillet 2018

Impression, en voiture :

Quand une musique me plaît, elle met de l’ordre en moi sans déranger mon désordre, elle baigne le chaos de mon étang, là où ça fermente, la partie viscérale de mon système nerveux, de quiétude.

La belle vie

Lundi 16 juillet 2018

Est-ce parce que les arts plastiques ont repris mon cœur, ma tête et tout mon être, je n’ai plus envie d’écrire. Je n’en éprouve pas le besoin non plus. Si j’écris aujourd’hui, c’est pour vous donner des nouvelles, garder le contact. Vous allez voir, le diariste va se transformer en épistolier !

Un voyage agréable jusqu’à Vézelay samedi, en train. Du travail ensuite, pour aider Mirabelle à accueillir ses stagiaires dans les meilleures conditions. Du travail encore dimanche, beaucoup de travail. Je m’étais fait un programme relativement ambitieux que je me suis fait un plaisir - et une fierté - de tenir. J’étais exténué mais content. Et ce matin, je me suis levé peu après Mirabelle, qui avait mis le réveil à 6h30.

Le programme fut plus léger aujourd’hui. Je commence de me reposer. Et de me frotter, doucement, à la jungle vézélienne, après avoir maîtriser la noiséenne.

J’écris aussi, vous vous en doutez, pour garder mon équilibre. Mes photos sont à Noisy et je ne peux m’occuper à les installer. La terre est également à Noisy et, même si je sais que mon inconscient a d’ors et déjà terminé ma quatrième figurine, je ne peux la réaliser, encore moins savoir de quoi elle aura l’air. Ai malgré tout renoué avec les arts plastiques en remarquant l’affiche de l’exposition estivale de la Fondation Zervos - une peinture, que je qualifierais de zen, signée Charlotte Vitaioli -, en visionnant, en sélectionnant, parmi presque quatre-vingt images, celles qui correspondront le plus à l’esprit que je désire partager lors de ma seconde exposition. J’ai remarqué également, cela va sans dire, l’exposition Hans Hartung au Musée Zervos.

Demain, je ferai un aller-retour à Noisy pour aller chercher mes photos, mes cailloux et ma terre, faire la lessive et tondre la pelouse.

Mercredi - ou jeudi - je commencerai les démarches administratives qui me permettront de ne pas commencer la nouvelle vie dans le laisser-aller, à savoir mon inscription à Pôle Emploi et à La Maison Des Artistes.

samedi 14 juillet 2018

Début d’une nouvelle vie

Samedi 14 juillet 2018

J’ai quitté mon emploi hier en toute simplicité, en toute amitié. On a vidé quelques bières fraternelles et je suis parti.

vendredi 13 juillet 2018

Dernier jour

Mercredi 11 juillet 2018

Je suis écrasé cette semaine. J’arrive le soir vanné et ne peut rien faire. Vais tout de même me mettre un coup de pied aux fesses pour tondre la pelouse avant que la tondeuse ne parte à Vézelay.

Jeudi 12 juillet 2018

Pas de coup de pied au cul, pas de tonte, le canapé avec le second volet des Philosophes d’Iran sur France Culture, un dîner et Croatie Angleterre, une lessive pendant le match.

Plus que deux jours de travail. Je ne parviens pas à me réjouir.

Ce qui m’a réjoui, en revanche, mardi, c’est d’apprendre qui mon fils avait été accepté, sur dossier, à l’ENS Cachan. Après quatre années de travail intense et sérieux, j’étais heureux pour lui.

Ce soir, le coup de pied au cul ne sera pas pour la pelouse, mais pour préparer mon départ, 8h30 à Paris Bercy samedi. Et vendredi soir, un resto avec mon fils.

Vendredi 13 juillet 2018

Dernier jour, c’est émouvant. Je regarde autour de moi et dis au revoir, en silence.

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