Voyage au bout de la Lumière

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dimanche 8 octobre 2017

Ma rencontre avec J.M.

Dimanche 8 octobre 2017

Hier, je me suis autorisé un verre.

Deux verres.

Trois verres.

Le midi, Aux Six Fesses, j’avais bu de l’eau pétillante.

Mon alcoolisme m’avait rattrapé.

Je tremblais presque en mangeant, tandis que Mirabelle et J.M. buvaient du vin.

Mon corps, qui n’était pas encore guéri, sevré, avait des réactions bizarres.

Lorsque j’avais envie de boire - c’était arrivé jeudi soir pour cause de relâchement, parce que je ne travaillais qu’une heure et demi vendredi après-midi - j’avais mal au crâne le lendemain.

Idem lorsque je buvais un verre en rêvant, que j’avais l’impression de l’avoir vraiment bu et que je me disais que c’était une erreur.

Un mal de crâne étrange, supportable mais étrange, puisque les cachets - j’avais déjà essayé - ne le faisait pas passer.

Mon tremblement était peut-être également dû à ma rencontre avec J.M.

Je le connaissais depuis longtemps mais à chaque fois que l’on s’était vus, nous étions en groupe et je n’avais jamais vraiment fait sa connaissance.

Son gros cerveau me plaisait, sa sensibilité, son désir de faire le bien, d’être bon, me plaisaient. Il parlait trop, je l’ai déjà dit, et il croyait désormais en Dieu, il était devenu éternel.

Son gros cerveau et ses mots excitaient mon propre cerveau. Et mon cœur aussi, parce que je désirais moi aussi être bon, rencontrer Dieu tout en sachant qu’Il n’était qu’une idée, un outil inventé par les humains et pour les humains.

Bref, je tremblais d’un manque d’alcool et d’émotion.

Alors le soir, alors que nous nous apprêtions à dîner, je n’ai pas résisté. Je me suis autorisé un verre de vin pétillant, après avoir demandé à ma chérie ce qu’elle en pensait, si elle était avec moi, un pétillant délicieux, un verre et demi, avant de boire, avec une délicieuse viande et une délicieuse ratatouille, deux verre d’un rouge d’Anjou merveilleux.

Aujourd’hui, je n’ai pas mal au crâne, mais il est fort probable que je devrai résister à la tentation ce midi, ce soir ou dans les jours qui viennent.

samedi 7 octobre 2017

La magie de Vézelay continue

La magie de Vézelay continue d’opérer.

Grasse matinée dans le silence ce matin.

Onze heures au lit.

Les cellules apaisées.


***

J.M., un brillant avocat ayant raté sa carrière de cinéaste, qui se trouve être aussi l’ex-mari de Mirabelle, nous a rendu visite.

Il a égayé notre journée.

C’est un cerveau sympathique, bouillonnant.

Quand il ne parle pas trop, je le trouve très plaisant.

Il a rencontré Dieu récemment.

Il devient donc pour moi d’autant plus intéressant.

vendredi 6 octobre 2017

Une langue pour moi incompréhensible

Vendredi 6 octobre 2017

Après avoir entendu l’extrait d’un livre d’Emmanuel Levinas, Totalité et infini, sur France Culture, je me suis dit:

C’est une langue que je ne comprends pas, une langue que je n’ai pas eu envie d’apprendre, qui m’a longtemps fait penser que j’étais un idiot, alors que ces gens, ceux qui parlent cette langue, sont peut-être tout simplement moins malins que ce qu’’ils voudraient nous faire croire.

Après avoir à nouveau écouté cet extrait, que voici :

« Un instant ne s'accole pas à un autre pour former un présent. L'identité du présent se fractionne en une inépuisable multiplicité de possibles qui suspendent l'instant. Et cela donne un sens à l'initiative que rien de définitif ne paralyse; et à la consolation, car comment une seule larme, fut-elle effacée, pourrait s'oublier, comment la répara­tion aurait-elle la moindre valeur, si elle ne corrigeait pas l'instant lui-même, si elle le laissait échapper dans son être, si la douleur qui brille dans la larme n'existait pas « en attendant », si elle n'existait pas d'un être encore provi­soire, si le présent était achevé. »

j’ai voulu préciser ma pensée :

C’est la langue des intelligences supérieures qui veulent nous faire croire qu’elles sont supérieures, alors que cette intelligence est peut-être toute relative, celle de gens jouant comme des enfants, à l’infini, avec leur matière grise, oubliant la réalité, simplement heureux de vivre entre eux.

jeudi 5 octobre 2017

Gaston Chaissac

Aujourd’hui, je sais quel est le peintre qui a le plus influencé Gaston Chaissac.

C’est un platane.

Dans le grand platane ce matin

Ce n’était pas ma mère qui il y avait dans le grand platane ce matin, c’était la vie, la vie tout entière, le cosmos.

Un rêve

J’ai failli boire un verre cette nuit.

Il y avait mon frère aîné et ma mère, et une autre personne dont je ne saurais dire si elle faisait partie ou non de ma famille, ma sœur peut-être. En tout cas, il n’y avait pas mon père.

Ma mère était jeune, une quarantaine proche de la cinquantaine, et j’étais heureux de la revoir. Du coup, même si j’étais également heureux d’être sobre, je me disais que j’allais m’offrir un verre avec eux le soir même, avant de partir en voyage comme c’était prévu, à Barcelone je crois, pour une assez longue période, où j’allais bien sûr redevenir sobre.

Sauf que je n’en étais pas sûr, que cela me chagrinait, me faisait un peu peur.

mercredi 4 octobre 2017

Serais-je en train de devenir neuf, autre?

Mercredi 4 octobre 2017

Je suis silencieux.

Chaque fois que l’on me fait travailler plus de deux demi-journées dans la même journée, je suis cuit, fatigué.

Et cela arrive en ce moment tous les lundis, tous les mardis.

L’étonnement, en ce mercredi matin, est d’avoir un bon moral.

Après avoir fait l’expérience de ne prendre mon antidépresseur qu’un jour sur deux, je l’ai supprimé il y a quelques jours.

Est-ce lié à cela ?

Ou au fait que l’alcool ne me manque pas?

Ne me manque pas comme si je n’en avais jamais bu une goutte de toute ma vie?

Serais-je en train de devenir neuf, autre?

dimanche 1 octobre 2017

Juin 2009

est corrigé

samedi 30 septembre 2017

Samson aveugle

Samedi 30 septembre 2017

Je vais de mieux en mieux.

J’ai fait aujourd’hui mon second croquis pour un projet d’enluminure.

D’après mémoire.

Je regarde mon modèle longuement, puis je dessine.

Deux croquis dont je suis satisfait.

C’est vraiment signe que je vais mieux.


***

L’écran de mon téléphone est petit.

Mais ça me va.

D’autant que je m’intéresse plus à la structure de l’image pour l’instant, au cadrage que je pense à resserrer.


***

Mon modèle est un morceau de vitrail représentant Samson aveugle.

Un vitrail trouvé sur internet mais qui serait visible à la Sainte Chapelle, où je vais aller un de ses jours.

Je ne sais pas si c’est très sérieux de prendre pour modèle un vitrail pour un projet d’enluminure.

Mais je n’y pense pas trop.

C’est un projet lointain.

Je ne me presse pas.

Car je suppose que l’enluminure ne s’improvise pas.

Que je vais devoir faire maints et maints exercices avant de réaliser ce Samson, si je le réalise un jour.

Savoir tenir mon pinceau à bonne distance de la peau, par exemple, afin que mon trait, comme celui d’un peintre chinois ou japonais, ressemble un peu à quelque chose.


***

Il semble perdu.

Sa main gauche est posée sur son front comme s’il se posait de graves questions.

Il a une canne blanche.

Je trouve qu’il nous ressemble.

vendredi 29 septembre 2017

Cabotinage 2, ou Fantômes ressemblant vaguement à Dieu et à la Vierge

Après avoir pris des dizaines de photos d'un fantôme qui ressemblait vaguement à Dieu et qui dansait dans le bas de la porte de la salle de bain tandis qu'assis sur les toilettes je pissais, après avoir cherché un moment un titre à l'œuvre que j'avais imaginée en tirer, après avoir échoué, j'ai trouvé cette pirouette :

Pour ne pas m'emmerder à trouver des titres à mes œuvres plastiques, l'idée m'est venue aujourd'hui de répondre aux personnes qui me poseraient la question :

Duchamp a dit que c'était le regardeur qui faisait le tableau.

Moi, je dis à l'acheteur de trouver le titre qui lui plaît.

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