Dimanche 7 février 2010
A Pontault Combault, sur les quatre artistes, j'en ai remarqué un: Olivier
Davot. Il faudra que je lui demande à l'occasion (ses coordonnées sont sur
internet) combien coûte son tableau qui m'a le plus plu.
Plus tard, alors que l'on faisait la queue pour Boltanski, on a décidé d'y
aller en nocturne, vendredi soir. Pour ne pas faire la queue, mais aussi parce
que j'étais persuadé que cette oeuvre serait mieux de nuit. J'imagine qu'elle
ressemblera plus à une oeuvre d'art, qu'elle sera ainsi plus esthétique, moins
dérangeante.
J'ai un peu fui Franck quand on s'est retrouvé. J'étais distant. Je crois
que je suis vraiment perturbé par cette relation homosexuelle, que j'ai du mal
à l'accepter. Ensuite, quand je fais l'amour avec lui, je me sens bien. Comme
pour le reste, je pense qu'il me faudra encore un peu de temps.
J'avais un message de Cathy en fin d'après-midi sur mon répondeur. Je lui
avais proposé qu'elle nous accompagne avec son fils à la patinoire dimanche. Je
l'ai rappelée. Elle était partante, même si elle trouvait que Bercy c'était
plus cher que Neuilly. J'ai compris qu'elle était fauchée et lui ai proposé de
lui payer la différence. En fait, malgré ma situation de fauché moi aussi, je
crois que je vais les inviter. Au pire, j'emprunterai de l'argent à Bertrand à
la fin du mois. Il m'avait offert cette possibilité le mois dernier et je n'en
avais pas profité. Je vais les inviter parce que je suis content de retrouver
Cathy. Et d'autant plus content qu'elle avait l'air heureuse de me parler au
téléphone, comme si je lui avais manqué, comme si elle avait envie que l'on
soit proche à nouveau. Et je me trouvais dans le même état. Tout cela est à
vérifier, sans s'emballer. Cela me fait trop de mal à chaque fois de
m'emballer.
A la place de Boltanski, nous sommes allés visiter les galeries du quartier.
Galeries pour la plupart bien installées, avec des clients probablement rares
mais suffisamment riches pour acheter des oeuvres très chères.
Lundi 8 février 2010
Cathy m'a encore fait un sale coup. Alors que je l'attendais devant chez
elle avec mon fils, elle m'a annoncé qu'il y avait une personne en plus. Mon
ventre s'est vrillé. C'était Philippe, son mec qui n'est pas vraiment son mec
mais qui l'est quand même. Quand j'ai pu, je lui ai demandé pourquoi. Elle m'a
répondu qu'elle s'était fait avoir, qu'elle avait dû ménager la chèvre et le
choux. Elle a été gentille ensuite, m'a tenu la main et s'est laissée embrasser
sur la joue. Mais le soir, quand elle m'a appelé pour me dire qu'elle avait
perdu sa carte bleue et me demander de regarder dans la voiture, quand je lui
ai dit que Philippe ce n'était pas ma tasse de thé et que je préférais que l'on
se voie seulement tous les deux, elle a été nulle - ou claire - elle a dit
qu'elle avait pensé cette sortie à la patinoire comme une divertissement entre
potes et qu'on aurait pu tout aussi bien être une dizaine. Dans ces conditions,
je n'ai même plus à attendre une nouvelle rencontre pour voir si nous pouvons
avoir une relation câline.