Voyage au bout de la Lumière

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lundi 11 juin 2018

Alcool

Dimanche 10 juin 2018

Pas de bière vendredi, j’étais content. Deux hier, trois en déjeunant aujourd’hui. Je ne suis pas mécontent. Je dois seulement rester sur mes gardes. Et d’autant plus si je fais des choses difficiles, qui ne me plaisent pas.

samedi 9 juin 2018

En regardant les voitures

En regardant les voitures devant la station-service à 22h, entre Paris et Auxerre, je me dis ce ne sont pas les pauvres qui partent en week-end. Je ne m’en étais jamais à ce point rendu compte. Peut-être parce que je ne partais pas en week-end.

Sevrage

Vendredi 8 juin 2018

Une bière mercredi, deux hier soir, zéro aujourd’hui ?

Demain, peinture des portes dans l’entrée à Vézelay. Il y en a huit, dont trois que nous laissons de leur couleur d’origine, bois sombre. En fin d’après-midi, j’attaquerai les hautes herbes africaines du jardin.

Elagueur à Noisy aujourd’hui. Le voisin va être content.

jeudi 7 juin 2018

À nouveau chez moi

À bout de nerfs, de souffle aujourd’hui, j’ai retrouvé mon calme dans un jardin. Arthur Rubinstein jouait des nocturnes de Chopin et je regardais les nuages. À nouveau dans le vaste univers, à nouveau chez moi.

Des nouvelles

Jeudi 7 juin 2018

Après deux semaines relativement calmes, me voilà assailli par le travail.

Je reste serein. Je me dis, concernant la mission qui m’occupe en ce moment, que je suis utile, qu’elle se terminera dans dix jours et que je ne me colleterai plus jamais avec ce genre de choses.

mardi 5 juin 2018

Samedi suite

En méditant ce matin, je me disais: s’il n’y a pas d’écriture aujourd’hui, de dessins, de photos, et pas non plus de statuette de terre, ce n’est pas grave. Il y aura d’autres choses à faire, d’autres choses à faire sans alcool, surtout pas d’alcool qui m’endort, me rend malheureux, inefficace.


***

Changement d’état d’esprit.

Avant, je me disais que j’avais plein de choses à faire que je n’arriverai pas à faire, parce que je n’avais pas envie de les faire. J’en faisais quelques unes, en me forçant.

Aujourd’hui, j’ai plein de choses à faire et je vais en faire quelques unes, celles que j’aurai envie de faire.

samedi 2 juin 2018

À nouveau peintre !?

Samedi 2 juin 2018

À chaque fois qu’un événement professionnel se termine, un moment fort, un jalon, ce fut le cas au début du mois de mai, et hier, ce sera encore le cas à la fin du mois de juin et à la mi-juillet, je me dis que c’est le dernier, et le lendemain, comme aujourd’hui, je constate que mon ventre, mon être, est heureux.

Je vis quelque chose de bizarre, c’est comme si j’étais en train de réussir ma vie, ma vie que je pensais à jamais perdue, gâchée, malheureuse.

Je me revois il y a trente ans, pensant que j’allais devenir peintre en cinq minutes, et puis écrivain, parce que je ne peignais pas, ne produisais rien, écrivain pour survivre, et c’est ce que j’ai fait jusqu’à présent.

Aujourd’hui, je me fous de ne pas écrire, d’écrire mal, ou des choses pas particulièrement intéressantes. Je m’en fous parce que je suis à nouveau peintre aujourd’hui, plasticien, comme on dit.

vendredi 1 juin 2018

Santé, sobriété et arts plastiques

Vendredi 1er juin 2018

Nous avons convenu, avec ma psy addictologue, de ne plus nous revoir. J’ai dû être crédible quand je lui ai dit que je maîtrisais désormais le poison, que je savais m’en éloigner chaque fois qu’il m’embêtait. Après j’ai bu une bière, puis une autre. Et le négatif l’a très vite emporté sur le positif. Je ne me sentais pas bien. En conclusion, santé, sobriété et arts plastiques.

jeudi 31 mai 2018

Une saine voie

Jeudi 31 mai 2018

Quatrième jour sans alcool. Pour plaire à ma psy addictologue que je vois en fin d’après-midi ? Pour me prouver que je peux, chaque que j’en ressentirai la nécessité, me sevrer? Parce que je m’étais pris ces dernières semaines pour un travailleur de force qui tenait grâce à l’alcool.

Bref, je me sens bien et je crois que je vais continuer sur cette saine voie.

mardi 29 mai 2018

Cioran humoriste

Le 2 janvier 1969

« On me dit que je devrais donner des cours dans une de ces facultés qu’on vient de créer. Je veux bien. Mais des cours de quoi? De -neurasthénie-? C’est à peu près la seule spécialité dont je puisse me réclamer et où j’aie acquis quelque autorité. »

Cahiers 1957-1972
Page 661

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