Voyage au bout de la Lumière

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 21 février 2019

La faiblesse de le croire

Jeudi 21 février 2019

J’écrivais il y a peu que cette semaine de travaux allait me déséquilibrer, m’attrister, mais, finalement, je m’en sors plutôt bien.

Mes bonnes résolutions de me battre, de poursuivre chaque fois que cela sera possible mes activités artistiques, produiraient-elles déjà des fruits ?

J’ai la faiblesse de le croire.

Lectures

Après Houellebecq qui m’a déprimé, que je n’ai trouvé ni intéressant ni amusant, j’ai repris les deux livres de Grozdanovitch, l’écrivain que j’avais rencontré à l’occasion de la galette des rois offerte par A-M à Asnières. Après avoir vu Frédérique Germanaud dans le journal, après avoir commandé son dernier livre, j’ai provisoirement abandonné le Petit traité de désinvolture et Le génie et la bêtise de Denis Grozdanovitch pour découvrir l’écriture de Frédérique - qui allait faire une résidence à Sens. Le titre de son dernier livre, Journal pauvre, m’avait parlé. Celles et ceux qui me connaissent, savent déjà que je cherche à pratiquer un art pauvre. Elles et ils savent aussi que mon ambition démesurée, voire ma mégalomanie, me met une pression d’enfer, me coupe bras et jambes dans la mesure où, quelque soit l’art entrepris, l’objectif est toujours d’atteindre le niveau des meilleurs, des meilleures. Bref, ce Journal pauvre m’a touché, saisi petit à petit, il m’a donné envie de prendre un peu plus soin de mon écriture. J’ai commandé aujourd’hui un autre livre d’elle : La chambre d’écho.

H2

Lino Ventura

Regard perdu dans le ciel

Nous vivons avec des morts

mercredi 20 février 2019

H1

Les pieds gelés sur le carrelage

La semelle de mes pantoufles est trop mince

Le visage au soleil

Serait-il l’heure de me secouer ?

Mardi 19 février 2019

Je ne sais pas ce que j’ai fait dimanche. Probablement ce qu’il fallait pour que nos nouveaux voisins - qui habitaient chez nous - se sentent bien.

Lundi, je sais. Tronçonneuse et rangement du bois trouvé dans la grange d’H et E. J’en ai profité pour me rendre compte que ma côte n’était pas complètement réparée.

Retour en région parisienne aujourd’hui. Enlever les agrafes d’une pièce qui était recouverte de tissus comme une boîte précieuse, étouffante. C’est pénible. Un peu d’enduit pour combler les rides et autres imperfections de ces vieux murs. J’en ai profité pour constater que je manquais d’énergie. En conséquence, cette semaine, je ne pourrai rien faire d’autre que ces travaux. Et cela me déprime à l’avance. Je vais m’en trouver déséquilibré, triste de ne pas pouvoir faire autre chose - mon art multiple par exemple qui la plupart du temps me réclame de ne rien faire, d’attendre comme un chasseur l’éclaircie, le moment d’agir. Cercle vicieux. Heureusement, depuis peu, très peu, j’ai décidé de me battre, d’être courageux, pour mon art, pour mon bonheur qui ne verra jamais le jour si je ne me secoue pas. Je vieillis et cela m’ennuierait de partir avant d’avoir atteint la lumière, avant de l’avoir partagée. J’aurais l’impression d’avoir vécu pour rien.

dimanche 17 février 2019

Tout et rien

Samedi 16 février 2019

Le soleil nous chauffe comme en été et c’est du bonheur. Est-ce que j’en profite ? J’essaie.

Premier vol de grues hier. J’ai pensé qu’il était trop tôt, qu’elles avaient peut-être été leurrées par ce soleil éblouissant et soudain.

Autre événement hier, H et E ont signé pour la maison voisine de la nôtre. Ça va être un plaisir de vieillir à côté d’eux.

« Au boulot ! », écrivais-je il y a peu. Je travaille surtout dans ma tête. Je pense que je serai plus serein, plus détendu, lorsque que je réaliserai ce que j’ai en tête.

Je vais devoir dépasser la peur de l’échec, accepter mettre mes premières peintures à la poubelle.

samedi 16 février 2019

Je me bouge les fesses, doucement, doucement

Jeudi 14 février 2019

Ça y est, je me suis enfin inscrit à un stage préparatoire à la création d’entreprise - micro entreprise.

Le premier jour du printemps, si tout va bien, je pourrai vendre mes œuvre, si le public en veut.

Je pourrai surtout travailler - « petit bricolage », « menus services » - pour financer mes activités de dessinateur, peintre, sculpteur, photographe.

jeudi 14 février 2019

Assez tergiversé, au boulot !

Mercredi 13 février 2019

Ça y est, j’ai trouvé comment occuper mon année 2019, ainsi que le début 2020 : préparer une exposition sérieuse pour l’été 2020.

mercredi 13 février 2019

Déception

Mardi 12 février 2019

Déçu de n’avoir pu dessiner Jean correctement. Côté corps, je commence de me débrouiller. Mes corps sont crédibles, presque vivants. Mais je me suis essayé au portrait et là, déception, n’ai rien obtenu de satisfaisant.

lundi 11 février 2019

Les miracles seraient des mirages

Vendredi 8 février 2019

J’ai dévoré mon cadeau d’anniversaire (Sérotonine, Houellebecq). Ça ne m’a pas rendu heureux. Le prochain, si je le lis, ce sera en format pour pauvres.

Dimanche 10 février 2019

L’avantage, quand on a une maison peu chauffée, c’est qu’on n’a pas froid quand on sort.

Le désavantage, c’est qu’on est tout le temps gelé.

Lundi 11 février 2019

Ces petits miracles finalement correspondaient à une phase maniaque de bipolaire.

Je suis abattu depuis vendredi


***

Pour me réconforter, je me dis qu’en 2020, à la belle saison, j’aurai de quoi faire une expo qui tienne la route. Des dessins, des photographies, de petites sculptures de terre.

Je ferai les choses bien, louerai un local pour une ou deux semaines. Ce sera l’heure de vérité.

En attendant, comme Mirabelle me l’a conseillé - je vois mon médecin mercredi -, je vais peut-être reprendre un traitement contre la dépression.

- page 2 de 362 -