Voyage au bout de la Lumière

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lundi 4 décembre 2017

Adieu la cigarette

Lundi 4 décembre 2017

Je n’ai rien fait d’autre, depuis samedi matin, que de ne pas fumer.

J’avais du temps. Il passait doucement. Et je ne faisais rien.

J’ai écouté la radio samedi. J’ai entretenu toute la journée un feu dimanche avec des brindilles mouillées. Une façon de nettoyer le jardin et d’avoir un peu chaud.

vendredi 1 décembre 2017

Une révélation

Est-ce la lecture du Guerrier Pacifique? Le fait d’être parfaitement sobre depuis une semaine? La joie de fumer aujourd’hui mes dernières cigarettes?

Depuis hier, en fin d’après-midi, je médite différemment.

Ce fut une véritable révélation.

Je respirais et mon corps était heureux. Je n’avais plus le même corps. De mon cou à mon bassin, l’air circulait. Et je me baignais dans ce corps comme dans une mer chaude.

Je sentais que cette mer - ou baignoire - était aussi complexe que l’univers, aussi importante, mystérieuse.

Je sentais que l’essence même de la vie était là, que ma vie était là, que toutes les choses importantes, vitales, étaient là.

Ce matin, lors de ma méditation dans le froid, après ma première cigarette, j’eus la même sensation.

Ce conglomérat d’organes qui remplissait ma baignoire était devenu plus important que ses cinq prolongements, mes membres et ma tête.

En allant au café, marchant à l’allure qu’il fallait, respirant de la même manière, je compris que mon cerveau n’était qu’un exécutant, que le décideur, le patron, celui qui avait besoin de vivre en harmonie avec l’univers et les dieux, c’était la baignoire.

Ma vie d’artiste-ascète commence aujourd’hui

Vendredi 1er décembre 2017

Je commence ma vie d’artiste ascète aujourd’hui. Pour me remettre à flot financièrement, pour commencer enfin ce que j’ai envie de faire en diminuant la frustration de devoir attendre juillet.

Mon nouveau stylet est arrivé.

En l’attendant, j’ai travaillé sur les fables de La Fontaine, l’édition originale de 1668 illustrée par François Chauveau.

J’ai décidé, pour apprendre à dessiner, à peindre, à composer, de reprendre à ma façon ces illustrations.

Cependant, je n’oublie pas ma Marie Madeleine, car ce sera elle ma première réalisation, qu’elle soit, comme le calice, réussie ou ratée.

Demain, j’arrête de fumer.

Je vais mettre toute mon énergie ce week-end, samedi et dimanche, pour vivre au mieux ce changement radical. Ensuite, lundi, je serrerai les dents pour ne pas céder.

Mes comptes sont désormais tenus au centime près. Je pense réussir à dégager un peu d’argent en 2018 pour, petit à petit, retrouver mon zéro bancaire et ne plus avoir à demander chaque mois une avance sur salaire.

J’espère ensuite économiser de quoi organiser ma première exposition de photographies - mille euros environ -, acheter une tablette pour le plaisir d’évoluer, en tant que plasticien, dans espace plus large que l’écran de mon téléphone - cinq cent euros environ.

Pour le reste, tout le reste, les travaux à Vézelay, l’argent promis à mon fils ou dû à Mirabelle, j’attendrai que mon frère cadet rachète la maison d’enfance de ma mère et m’en donne ma part.

jeudi 30 novembre 2017

Un guerrier de la lumière pas encore très lumineux

Lundi 27 novembre 2017

Je vais rendre aujourd’hui son livre à mon jeune guerrier de la lumière.

J’avais prévu de lui dire que ce genre de lecture n’était pas faite pour moi, que j’avais besoin d’art, de littérature, mais que j’avais lu ce livre avec attention, qu’il m’avait apporté des choses, au-delà de que ce que je savais déjà, ce qui était une bonne surprise, et fut l’occasion de réviser ce qui aide à vivre.

J’en ai profité pour constater, une fois de plus, que je m’étais laissé pourrir la vie durant de longues années par un cerveau, un mental, occupant bien trop de place.

Finalement, retenant la leçon de l’ici et maintenant, je ne sais pas ce que je lui dirai.

Peut-être « Merci », tout simplement.

Mercredi 29 novembre 2017

Ce zozo-de-guerrier-pas-encore-très-lumineux était absent lundi et mardi, malade, et ne travaillait pas avec moi ce matin.

dimanche 26 novembre 2017

Réponse au sms de mon fils qui me demande si ça va

Je continue de tracer à la craie un bâton pour chaque jour qui passe sur le mur de ma prison.

J’ai assez de craies pour tenir jusqu’à la mi juillet.

Mes bâtons sont de plus en plus jolis.

Ils ressemblent de plus en plus à ceux d’un artiste.

Ce moment de vie particulier m’aide à réfléchir, à mieux vivre, afin d’entrer NEUF, FRAIS, dans la nouvelle vie qui m’attend, que j’attends.

😄😉😘

Alcool, tabac,

Alcool, tabac,

Si je parviens à m’en défaire.

Alcool, tabac,

Je sens que mon avenir passe par là.

Alcool, tabac,

Si je veux aller au bout de mon art.

Alcool, tabac,

Je dois me libérer de ces deux-là.

Alcool, tabac,

Si je veux profiter encore de ma folie,

Alcool, tabac,

Si je veux me donner une chance d’égaler les plus grands,

Alcool, tabac,

Cesser d’être un plaisantin, un joueur qui fait semblant de jouer avec sa vie,

Alcool, tabac,

Je dois me libérer de ces deux-là.

Je positive

Dimanche 26 novembre 2017

Depuis que j’ai entrevu le bonheur d’une nouvelle vie à Vézelay, je ne parviens pas à me raisonner.

J’ai beau me dire que ces sept mois de travail seront vite passés, rien n’y fait.

Et le fait d’avoir cassé récemment mon stylet n’arrange pas mes affaires.

J’étais malgré cela heureux hier de trouver avec mon gros doigt une teinte satisfaisante pour le visage de ma Marie Madeleine.

Elle est un peu hâlée mais cela de me gêne pas, parce qu’il y a deux mille ans, à Nazareth ou aux alentours, ils n’avaient pas le teint suédois, ce teint rose et clair que l’église chrétienne a décidé qu’ils avaient, afin que la population blanche, bien de chez nous, puisse s’y retrouver.

La communication, le trucage des images, ne date pas d’hier.

Je me console en me disant que c’est une occasion de plus d’apprendre la sagesse, la patience.

Je me dis aussi que je pourrais préparer cette nouvelle vie en arrêtant de fumer.

Un nouveau corps, sans alcool, sans tabac, mieux nourri, un nouveau cerveau.

Je console aussi en constatant que je n’ai plus à me soucier de mon écriture, que ma mission est d’écrire quand j’ai envie d’écrire, sans m’inquiéter si je n’écris pas pendant plusieurs jours.

Ma Marie Madeleine, que j’aille ou non au bout de sa réalisation, m’entraînera vers une autre réalisation, et ainsi de suite, sur mon chemin de plasticien.

J’ai également un élève extraordinaire qui m’a fait lire récemment Le Guerrier Pacifique, de Dan Millman.

M’occuper correctement de lui pendant sept mois, cheminer ensemble vers la lumière - un peu comme dans le livre -, pourrait être amusant, enrichissant.

jeudi 23 novembre 2017

Mon avenir de plasticien s’éclaircIt

À la fin du second kir, mon avenir de plasticien, à court terme, semble s’éclaircir.

Attendre d’avoir un peu d’argent pour organiser ma première expo photo.

Terminer mon Calice, premier objet comptant pour rien, sans avoir peur du résultat, sans avoir peur qu’il finisse à la poubelle.

Refaire ma Marie Madeleine, celle que j’ai faite lors du stage d’enluminure, sur mon téléphone, en attendant d’avoir une tablette, pour me familiariser avec ces nouveaux outils créatifs que sont le stylet et l’application dessin.

Faire mes comptes pour voir si, d’ici la fin du mois, je peux m’offrir un nouveau stylet, car l’embout de mon fameux Adonit Jot Mini 3 vient de se volatiliser entre mon lieu de travail et le café où je bois des kirs.

L’art de gâcher une belle journée

Jeudi 23 novembre 2017

Voilà, j’étais content de moi, et maintenant je suis déçu.

Ça devait arriver. À force de boire un verre par-ci par-là, de me croire libéré de mon problème d’alcool, ça ne pouvait qu’arriver.

Situation classique:

En congé, du temps, du bonheur, un état d’esprit joyeux, sautillant.

À 13h, je n’ai pas faim et m’autorise un verre. Un autre suivra et un autre et la faim ne viendra pas.

En fin d’après-midi je suis saoul et je me couche.

mercredi 22 novembre 2017

Le bonheur pour pas cher

Après ce merveilleux moment d’amour, il est temps de vous préciser que je suis verni aujourd’hui.

Hier après-midi, j’ai surpris une conversation entre collègues qui évoquait un événement, un changement d’emploi du temps.

Dès que j’eus fini mon cours, je suis allé au bureau regarder mon planning.

Effectivement, il y avait un événement, un événement qui m’offrait un jour de congé!

Pour me chérir encore, me saluer? le ciel était bleu ce matin. Et l’est encore. Le soleil me chauffe le dos tandis que j’écris en parlant à mon téléphone, en fumant une cigarette avec mon toutou qui essaie de m’arracher le bras à chaque fois qu’un autre chien passe à proximité.

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