Voyage au bout de la Lumière

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jeudi 29 août 2019

Une nouvelle direction picturale !

Après mes histoires d’icônes, qui ne verront peut-être jamais le jour, j’ai trouvé aujourd’hui un second projet pictural : les momies de Saint Bonnet le Château.

Dès que j’en aurai fini avec la maîtrise du visage humain, avec celle du corps dans son ensemble - ça va prendre un peu de temps -, j’irai à Saint Bonnet le Château voir ces choses étranges, aussi esthétiques et lyriques que les dessins de Ernest Pignon Ernest sur les vieux murs.

Le réveil du rebelle

Jeudi 29 août 2019

Après avoir réalisé un dessin satisfaisant :

Je prends le contre-pied de l’art content pour rien. Si je réussis à faire quelque chose de bien, tant mieux, sinon, tant pis. Au moins, j’aurais essayé.

dimanche 25 août 2019

Patience et courage

Dimanche 25 août 2019

Mon problème existentiel du moment, bien minime, est de savoir ce que j’ai à faire en tant qu’artiste.

Je suis dans le flou. Je suis persuadé d’avoir des choses à exprimer mais je ne sais pas comment.

Est-ce que ces trente années d’occupation professionnelle - trente années d’attente et de frustration -, m’auraient fait prendre un mauvais pli ? C’est probable.

En attendant, je ne peux que suivre le conseil d’Alexandra David Néel.

Je dois aussi me nourrir un peu mieux pour avoir envie de me mettre à table lorsqu’il est l’heure et ne pas, comme hier soir, boire trois verres de vin blanc avant de m’asseoir devant un plat de tristes pâtes.

Bref, un peu d’écriture, un peu de dessin, un peu de patience et de courage.

samedi 24 août 2019

Je redeviens écrivain et philosophe...

Samedi 24 août 2019

J’ai retrouvé aujourd’hui un peu de sérénité - beaucoup, même, par rapport à ce que je suis habituellement. Réaliser des portraits à peu près ressemblants me demande de moins en moins d’efforts. Je ne sais pas où je vais, mais j’y vais. Et, pour rester serein, ne pas m’inquiéter pour rien, je me remémore cette belle et intelligente citation d’Alexandra David Néel - je ne mets pas de guillemets parce que c’est seulement ce que j’en ai retenu, pas la citation exacte :

Ne te soucie pas de l’avenir. Tu ne le connais pas - tu ne pourras jamais le connaître. Fais chaque jour ce que tu as à faire. Et reste confiant.


***

Aujourd’hui, j’ai reproduit la photo du profil Facebook de mon frère cadet. Ça aurait pu être mieux - j’ai songé à l’améliorer -, mais c’était déjà pas mal.

Je lui ai envoyé le dessin. Il m’a répondu un peu plus tard que je devrais lui faire les joues plus creuses, le cou moins gros.

Moi, je pensais que s’il avait choisi cette photo pour se présenter sur Facebook, c’est qu’il devait l’aimer. Pourquoi mon dessin, qui ressemblait à la photo, ne lui plaisait pas ? Pourquoi voulait-il apparaître différent, plus mince ?

Ce soir ou demain, à partir du dessin, que j’ai photographié, je tenterai l’exercice sur ma tablette.


***

Pour en revenir à mes réflexions de l’autre jour, je les ai poussées un peu plus loin.

C’est sûr que j’aimerais produire rapidement des choses valables, exposer et vendre. L’espoir serait alors de pouvoir me passer des petits travaux alimentaires que je dois effectuer et qui ne me passionnent pas.

Mais, dans le fond, ce que je désire, ce que j’ai entrepris plus ou moins consciemment il y a deux ans - en quittant mon travail -, c’est une aventure artistique. Et cette aventure, je veux la vivre pleinement - boulot pénible ou pas -, sincèrement.

D’ailleurs, après réflexion, est-ce que ce n'est pas ce que je fais depuis toujours, plus ou moins consciemment ?

Rien de nouveau sous le soleil.

vendredi 23 août 2019

Encore un échec salutaire

Vendredi 23 août 2019

Je n’ai pas dessiné à la peinture hier, je n’ai pas demandé à Mirabel ou à quelqu’un d’autre de poser, j’ai inventé une tête.

C’était bien moche au début et puis, petit à petit, une belle métisse est apparue.

Il y avait encore quelque chose qui clochait à la fin, mais je ne savais pas quoi, et je ne voulais pas déstructurer l’ensemble qui se tenait à peu près. Bref, la belle n’était pas si belle, un peu bizarre, et allait le rester.

Pour ne pas garder le goût de l’échec - je n’avais vraiment pas besoin de ça en ce moment - , je suis allé voir comment on structurait une tête sur internet. J’ai photographié mon dessin puis, sur ma tablette, armé d’un stylet, j’ai positionné la structure. Et ça a marché. J’ai compris ce qui n’allait pas dans mon dessin.

Le côté droit était trop vertical, provoquant une avancée du menton. Le côté gauche trop étroit, l’oreille pas assez éloignée et inclinée. Bref, j’avais encore du pain sur la planche, mais je me sentais vaillant, prêt à surmonter tous les obstacles.

Réflexions

Jeudi 22 août 2019

Après avoir encore peiné à faire un dessin aujourd’hui, alors que je peine tout court, étant dans une phase de manque d’énergie et de motivation, je réfléchis.

Et si cette histoire d’art plastique était une justification sociale, une façon de dire aux autres que je ne fais pas rien ?

Alors que mon grand plaisir est justement de ne rien faire, c’est-à-dire le minimum.

Et si c’était ce que j’avais de mieux à faire : rien ou presque ? Un peu d’écriture, d’art plastique pour tenir debout, un peu de travail pour subvenir à mes besoins ?

L’art en dilettante, pour le plaisir seulement. Je pense que cette démarche serait beaucoup plus porteuse que de me dire que je dois travailler, faire une expo dans un an.

mardi 20 août 2019

Ça suit son cours...

Mardi 20 août 2019

Déjà lassé de la routine de jolis visages à reproduire, j’ai trouvé deux pistes hier :

Un autoportrait en maillot de bain qui pourra, s’il est réussi, amuser les quelques personnes qui regardent mes dessins sur Facebook - idée venue du commentaire humoristique d’une de ces personnes.

Me lancer dans la peinture en noir et blanc. J’étais prêt à le faire hier, en fin d’après-midi mais, comme on ne peut pas toujours procrastiner, je me suis occupé de mon changement d’adresse d’entrepreneur et du classement de papiers importants - importants pour l’administration, pour moi qui stresse pour un rien dès qu’il s’agit de faire la moindre démarche.

dimanche 18 août 2019

Affaire à suivre

Dimanche 18 août 2019

Hier matin, j’arrangé mon problème de sculpteur. Je suis allé voir Ali Nikiéma à Saint-Père. Je pensais que c’était un artiste local mais non, il vit au Burkina Faso. Mais il est aussi un sculpteur local puisque ses oeuvres sont exposées toute l’année dans la région où il vient deux mois chaque été proposer des stages de sculpture et de fonderie.

Il m’a dit ce que je pensais : ses sculptures sont réalisées en cire avant d’être transformée en bronze. Si la cire est suffisamment chaude, a-t-il ajouté, 60°C, elle peut se travailler comme de la terre.

Voilà encore un problème de résolu !

Bientôt, quand cela me prendra, j’achèterai de la cire pour sculpteur et dans un an, si j’ai fait des choses intéressantes, je verrai avec Ali comment les transformer en métal.

Côté dessin, ça suit son cours. Toujours un dessin par jour - sauf hier pour cause de grasse matinée et de documentation à Saint Père.

Celui que j’ai fait ce matin ne m’a pas rendu heureux. Vais en faire un autre ce soir.

J’ai l’impression que ma personnalité cabocharde en a déjà marre de cette routine d’étudiant, d’ouvrier laborieux exécutant un dessin par jour. Je pense qu’elle a envie d’autres expériences, et peut-être d’échecs pour être secouée.

Alors…

Je vais peut-être refaire du dessin à la peinture, sans trop de pression, j’espère, d’ambition de résultat. L’idéal serait de prendre plaisir à expérimenter cette technique qui me plaît, dont j’aime le rendu - dont j’aime aussi le côté hasardeux, magique quand c’est réussi.

L’autre idée rationnelle et pas très originale serait de refaire du portrait avec une vrai personne, un modèle.

Affaire à suivre.

samedi 17 août 2019

Un poids s’est enlevé de mes épaules, de mon coeur et de mon corps

Samedi 17 août 2019

Chères amies et amis, Il s’est passé des choses depuis la dernière fois, c’est-à-dire depuis mercredi. Notamment une insomnie salutaire, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Je suis allé regardé le ciel, les nuages, boire du Ricoré et fumer des cigarettes. La nuit était éclairée par la lune. Les nuages ont disparu et j’ai regardé les étoiles.

Quand je suis retourné me coucher, mon moral avait largement dépassé le niveau de la mer. J’étais serein. J’avais décidé ce que sera mon avenir.

Tant que je pourrai gagner trois sous avec ma micro entreprise, je le ferai. Ensuite, lorsque Pôle Emploi décidera de ne plus m’aider, je ne développerai pas pour autant cette entreprise. Si je ne gagne pas assez d’argent, je continuerai de vivre avec le minimum et le nécessaire, grâce à mes économies - qui m’ont été restituées après la vente de la maison de Noisy le Grand. Si je dois manger toutes ces économies pour atteindre l’âge de la retraite, je les mangerai. Ensuite, en cas de non succès artistique, habitué à vivre avec rien, je continuerai sans trop en souffrir, me contentant d’une maigre retraite.

En résumé, à part pour la chose artistique, plus jamais je ne travaillerai vraiment, c’est-à-dire à plein temps, comme on dit. Le plein temps sera pour l’art - c’est presque déjà le cas - et ce sera comme ça jusqu’à la fin de mes jours.

Vous ne pouvez pas savoir comme je respire mieux depuis cette insomnie, un poids s’est enlevé de mes épaules, de mon coeur et de mon corps.

mercredi 14 août 2019

Feel good art

Mardi 13 août 2019

Un mauvais dessin aujourd’hui. Pas horrible mais peu satisfaisant. J’ai envie, pour rattraper cette chose déplaisante de le refaire sans copier - c’est-à-dire en commençant sans modèle et en ne jetant un oeil sur ce dernier qu’en cas de problème.

Mercredi 14 août 2019

Joli rattrapage aujourd’hui - qui a remis mon moral au niveau de la mer.

Je m’en suis tenu à ce que j’ai écrit hier.

Et j’ai découvert que finalement je n’avais pas encore de méthode.

Ça ne ressemble toujours pas au modèle, mais cette aventure m’a emmené quelque part. C’est ce qui me met en joie.

Ce quelque part est l’icône, un sorte d’icône, un visage qui, lorsqu’on le regarde, peut vous aider à aller bien - à vous ressaisir, à vous battre, à rester digne lorsque ça ne va pas.

À part ça, je traîne toujours ma croix, mon sac, mon boulet, même si je n’en parle pas.

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