Voyage au bout de la Lumière

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 4 juillet 2019

Je vieillis, j’avance courageusement

Jeudi 4 juillet 2019

Je vieillis. J’ai des poches sous les yeux alors que je ne bois pas d’alcool.


***

La peinture ratée hier m’a détruit. Pour mon plus grand bien, je suppose, car cela m’oblige à envisager les choses différemment.

Dans mon malheur, j’ai découvert quelque chose d’illogique dans ma démarche. Pour la photographie, je ne me pose pas la question du savoir faire, je crée à l’instinct des images. Pour la sculpture, je n’ai pas particulièrement envie d’apprendre non plus, car c’est en ne parvenant pas à faire des corps réalistes que j’en fais d’autres, bizarres, expressif, qui me satisfont au point que j’ai eu le courage cette semaine de prendre rendez-vous avec la fonderie d’art Rosini. Alors, pourquoi j’ai envie de savoir dessiner comme un maître de la Renaissance ? Ce n’est pas logique. D’autant que les meilleures choses que j’ai faites jusqu’à présent sont sorties de mon imagination et pas de la reproduction d’un modèle, vivant ou photographique.

Qu’importe, le destin est avec moi.

C’est très clairement exprimé dans l’horoscope de L’Yonne Républicaine aujourd’hui :

« Se tromper n’est pas un drame ; il arrive même qu’une erreur, si elle est minime, permette d’en éviter une autre.

On ne peut être partout à la fois ; le cœur est souvent maître du jeu.

Grande force de caractère. »

mercredi 3 juillet 2019

Et ainsi de suite

Mercredi 3 juillet 2019

Après qu’Isabel ait posé, lundi, je me suis senti une grosse envie de travailler beaucoup. J’allais faire de belles choses, de bons dessins, et surtout, oser me lancer avec de la peinture noire et blanche.

Résultat : Des dessins très moyens hier, pour ne pas dire mauvais. Un essai de peinture ce matin aussi raté que les dessins d’hier.

Ces expériences sont malgré positives, car je m’en trouve énervé, à la recherche de solutions.

Je remettrai ça demain.

Et ainsi de suite.

mercredi 26 juin 2019

Journal d'un plasticien

Mercredi 26 juin 2019

Depuis hier, avant-hier, j’ai envie de partager avec vous une évolution dans mon travail artistique - apprentissage, devrais-je dire, car je me sens encore bien débutant.

C’est difficile à dire, car il s’agit plus d’une sensation que de faits.

Comme cela semble important, j’essaie aujourd’hui.

Lorsque j’imagine ma première expo un peu sérieuse, prévue dans un an, je vois des têtes, des portraits. Et puis, depuis hier, deux nus. Des nus proches de la préhistoire, comme mes figurines de terre quand j’ai commencé à les faire, proches des statuettes du paléolithique.

Je ne sais pas, finalement, ce que contiendra cette expo. Il n’est pas non plus impossible que je ne produise pas assez de choses en une année et que celle-ci soit repoussée.

A priori, il n’y aura pas de photos. Ça ne se marie pas bien, je trouve, avec les dessins à la peinture que j’imagine, avec mes petites sculptures de bronze. Je n’ai pas encore le courage de contacter un fondeur renommé, mais je sens que l’idée n’est pas enterrée, pas du tout, je sens que je vais le faire un de ces jours. J’ai seulement peur que ce soit cher, que cela m’oblige à aller passer du temps en région parisienne.

Avant je pensais beaucoup à l’apprentissage, à « savoir » dessiner. Aujourd’hui, je sais que cet apprentissage se fera en faisant des oeuvres d’art - même médiocres, même ratées. Ce n’est pas en m’exerçant comme un sportif que j’arriverai à quelque chose.

Ce n’est pas non plus en faisant des plans, des projets du genre : je vais faire plein de tête, de visages, sur le lot, il en restera bien quelque chose.

Non, je dois faire comme ce matin. Ne pas savoir ce que je vais faire. Par contre, être sûr, déterminé, pour faire quelque chose - au pire une « entraînement », un petit exercice.

Ainsi, ce matin, j’ai fait un portrait de ma mère. Une photo qui m’avait marqué : ma mère jeune, le jour de son mariage, avec une coiffure comme celle de Jackie Kennedy. Je ne me suis pas dit que j’allais revoir cette photo, demander à mon père de m’en envoyer une copie. Non, je me suis mis à dessiner, à imaginer, à me remémorer. Et le résultat, même s’il n’est pas particulièrement bon, est malgré tout bon parce que j’ai su réactiver ma mémoire d’enfant, parce que j’ai dessiné sans peur et parce que j’ai obtenu quelque chose de pas mal, au moins pour moi.

Alors, je me pose la question : ne devrais-je pas faire que des portraits imaginaires, plutôt que de faire poser des gens ? En attendant, je vais faire des deux.

En résumé, je dois me « lancer » chaque jour - « sans peur et sans reproche », comme dit l’autre. Je dois oser un de ces jours le dessin à la peinture noire et à la peinture blanche, car le pinceau, grossier, incertain, provoque parfois des surprises positivement magiques - même si ça fait un peu peur de faire une grosse merde. Je dois avoir le courage d’appeler un fondeur pour renseigner. Je dois poursuivre le classement et stockage des photos 2018 et voir si, dans celles de 2019, il en existe quelques unes de valables. Je dois changer de téléphone. Je dois acheter du matériel photographique professionnel.

Pour boucler la boucle, et enfin vous répondre, ce que je voulais vous signaler est que je me sens de plus en plus sur un chemin d’artiste, dans une vraie démarche, et que cela me rend heureux.

dimanche 23 juin 2019

1/20 : je suis moins bon que je ne pensais

Dimanche 23 juin 2019

Après avoir réalisé vingt dessins, concernant deux poses, deux photos, je me rends compte que je ne suis pas en mesure de « réussir » Marie.

Ça m’énerve mais ce n’est pas grave, c’est même bon, dans la mesure où je vais me lancer dans autre chose, remonté comme un coucou suisse, à nouveau prêt à gravir la montagne, à apprendre à grimper, à marcher.

Je me console en me disant que sur ces vingt tentatives, il y a un bon dessin.

vendredi 21 juin 2019

Journal de bord

C’est bon signe si les nouveaux dessins rendent les précédents « mauvais ».

Depuis dix jours, je dessine presque chaque jour. J’ai l’impression d’être lancé. L’impression que ce Voyage au bout de la Lumière se fera grâce aux arts plastiques. L’écriture, équilibrante, dont j’ai pris l’habitude, fera partie du voyage - charriant moins n’importe quoi, se structurant en journal de bord.

Les affaires avancent

Vendredi 21 juin 2019

Encore un bon dessin hier - après de nombreux mauvais.

L’espoir renaît.

Il faut attendre.

Car les « mauvais », je les croyais « bons » après les avoir réalisés.

mercredi 19 juin 2019

Croisades

J’habite dans un lieu, Vézelay, qui a sa place dans l’histoire des croisades.

Mauvaise langue vis-à-vis de ma culture, j’avais jusqu’à présent coutume de dire qu’on était allé emmerder les sarrasins - pour rien.

Aujourd’hui, sur Wikipédia, j’ai découvert que « nous » étions intervenus parce que l’accès à la Terre Sainte, qui était libre auparavant - pour aller en pèlerinage -, avait été bloqué.

Les croisades étaient donc justifiées.

Une belle surprise

Mardi 18 juin 2019

Une belle surprise ce matin.

M’apprêtant à échouer encore à faire un dessin ressemblant à mon modèle, j’eus besoin d’un défi.

Rassemblant tout mon courage et ma mémoire, je me suis mis devant une feuille blanche et je me suis lancé.

Joie., joie, joie.

Inattendue.

Je venais de réaliser le premier dessin ressemblant à mon modèle !

lundi 17 juin 2019

Sagesses

Lundi 17 juin 2019

Je dessine, je m’acharne, je ne parviens pas représenter Marie.

Cependant, l’échec ne me fait pas peur, pas encore.

Je suis simplement heureux de travailler, d’essayer, car je crois encore que je vais y arriver.

Je suis heureux parce que sur ce chemin, malgré l’échec, il se passe plein de choses intéressantes.

Est-ce que ce n’est pas ça que veulent nous dire les sages quand ils nous racontent que le chemin est plus intéressant que le but à atteindre, la destination ?

Est ce que l’échec, comme l’a exprimé de façon un peu exagérée Beckett, n’est pas salutaire, n’est pas notre lot, tout ce que nous avons ?

Est-ce que le Dalaï Lama n’a pas raison quand il nous encourage à percevoir la réalité de la meilleure façon possible ?

samedi 15 juin 2019

Triste surprise

Samedi 15 juin 2019

Ce matin, lors de la promenade, mon chien m’a faussé compagnie. Ça lui arrive parfois quand il flaire quelque chose. Il part cinq minutes dans les fourrés et revient essoufflé.

Ce matin, ce fut moins drôle, il est revenu avec Bambi, tout mou, pendant de chaque côté de sa mâchoire.

C’était triste.

Ça m’a fait penser aux enfant fauchés récemment à Lorient et Grenoble.


***

Ma nouvelle organisation tient - pour l’instant. Jardin de huit heures à neuf heures et demi, dessin de dix heures à onze heures trente.

- page 2 de 368 -