Journal de celui qui à force d'essayer d'être heureux est en train d'y parvenir

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vendredi 2 juin 2006

Homme et Animal

Philosophie magazine - N°2

Voici ce que j'ai retenu du dossier : "Homme et animal, la frontière disparaît".
Vous allez voir, ça n'est pas grand-chose :

ELISABETH DE FONTENAY pour commencer, page 42 :

"arrogance occidentale"

Tout à fait d'accord.

"Les uns, dualistes comme René Descartes et Emmanuel Kant, opposent radicalement l'humain et l'animal. D'autres, comme Aristote, Gottfried Wilhelm Leibniz, Edmund Husserl, se représentent une gradation de la sensibilité, de la mémoire, de la conscience, affirmant que la nature ne fait pas de saut."

Il va de soi que je suis du côté de ces autres.

"Un personnage du Politique de Platon proclame drôlement que, si les grues avaient la parole, elles se placeraient d'un côté d'une ligne de démarcation et mettraient tous les autres vivants, y compris l'homme, de l'autre côté".

Tout à fait d'accord encore une fois.

"Sans doute est-ce à juste titre que l'ethnologue et philosophe Claude Lévi-strauss a critiqué la notion de droit de l'homme, trop ancré dans une philosophie de la subjectivité, du propre, de l'être moral. Il défendait le principe d'un droit de l'homme en tant qu'être vivant, droit de l'espèce humaine entre autres espèces."

Il n'y a pas si longtemps, les Noirs n'avaient pas d'âme, d'ici à ce que les animaux en aient une (ou que nous soyons des animaux) les poules auront des dents...

PASCAL PICQ page 45 :

"Si cette question, légèrement modernisée, resurgit depuis quelques décennies, c'est grâce aux bouleversements de la paléo-anthropologie et de l'éthologie des grands singes. Aujourd'hui, nous le savons, il n'existe qu'une seule espèce humaine (Homo sapiens) mais, il y a trente mille ans à peine, cohabitaient des hommes de Neandertal (Homo neanderthalensis) en Europe et en Asie occidentale, des hommes de Solo (Homo soloensis) à Java et, toujours en Indonésie, d'autres de Flores (Homo floresiensis) dans l'île du même nom. La multiplication des découvertes d'hominidés - merci aux chercheurs d'os - a rejeté la lignée ancestrale unique et l'analogie mécaniste de la chaîne, au profit d'une métaphore végétale et buissonnante, probablement plus écologiquement correcte et moins anthropocentrée."

Vive les métaphores végétales et buissonnantes, à bas les anthropocentrés !

BORIS CYRULNIK, page 48 :

"L'éthologie se définit comme l'observation du comportement des êtres vivants dans leur milieu naturel ou spontané. On continue à faire la distinction entre éthologie animale et éthologie humaine, mais, en réalité, il s'agit de l'être vivant en général."

Plus de distinction ! Apprenons !

KONRAD LORENZ, par Denis Grozdanovich, page 50 :

"Lorsqu'il se rendait à ses cours de l'Institut Max-Planck, à Munich, Konrad Lorenz arrivait régulièrement avec quelques minutes de retard. Il avait pris l'habitude, marchant à pied depuis son domicile, d'emprunter un certain trajet, assez tortueux, passant par des lieux consacrés. Un jour, ses étudiants lui ont suggéré un trajet plus direct et plus rationnel, qu'il a adopté jusqu'à ce que ceux-ci, prenant conscience que le maître devenait de plus en plus maussade et irritable, le persuadent de revenir à son chemin antérieur. Sur quoi il recouvra sa bonne humeur."

Merveilleux !
Ne soyons pas trop rationnels, faisons confiance à la vie qui est en nous.

"cet instinct d'agression qui couve dans les sociétés humaines."

L'agression. Une histoire naturelle du mal (Flammarion).
Trois essais sur le comportement animal et humain (Seuil).

PHILIPPE DESCOLA maintenant, page 52 :

"Jeune ethnologue, j'ai séjourné entre 1976 et 1979, chez les Jivaros Achuar, en Haute Amazonie. J'ai découvert, là-bas, une manière de distinguer humains et non humains très différente de la nôtre. Chez les Achuar, la plupart des animaux et des plantes, certains artefacts aussi, sont considérés comme ayant une intériorité - une âme, dirions-nous - semblable à celle des humains. Dans certaines circonstances, notamment dans les rêves, les animaux et les plantes peuvent communiquer avec les humains."

"Il me semble depuis très logtemps que la destruction de l'environnement, et pas seulement la déforestation ou le réchauffement climatique, la dévastation de notre univers de vie et de notre rapport au monde, vient de ce que nous traitons les éléments naturels comme des choses séparées les unes des autres et aussi comme des objets, qui n'ont donc pas leur mot à dire. Arrêtons de voir les choses selon notre modèle à nous : culture ou société d'un côté, nature ou environnement de l'autre. Je voudrais que chacun d'entre nous se pose des questions sur sa position dans le monde et ne la considère pas comme acquise. Le point important, c'est l'idée d'une interdépendance entre nature et culture, entre humains et non-humains."

Nous nous considérons à part, je n'arrête pas de le dire, et ce n'est pas bon.
Cela me fait penser à un sujet de café-philo que j'ai proposé il y a quelques années. Le mettrai en ligne bientôt.

ELISABETH DE FONTENAY pour finir :

"S'il y avait une seule caractéristique humaine à conserver, ce serait la responsabilité envers le monde vivant."

Responsabilité qui est notre grand intérêt maintenant : ne pas trop abîmer la planète pour avoir la chance d'y survivre.

lundi 29 mai 2006

Homme, animal...

Ce midi, je mange un sandwich en terrasse, et j'aperçois au loin une publicité pour un magazine de philosophie sur la vitre d'un marchand de journaux.
C'est déjà un évènement.
Mon repas terminé, je m'approche et je lis :

"HOMME ET ANIMAL, la frontière disparaît" !

Je suis heureux.
Je me dis que j'ai raison, que je ne vous raconte pas des bêtises.
Je pense même que bientôt, ce ne sera plus : "la frontière disparaît", mais : "pas de frontière", ou "pas de différence entre l'homme et l'animal".
Une révolution.

PS : Il s'agit de Philosophie Magazine - N° 2.
Ai voulu l'acheter pour voir ce qu'il y avait dedans mais ils ne l'avaient pas encore reçu.

La suite plus tard...

jeudi 9 février 2006

L'homme, l'humain... nous

Lundi 6 février 2006

A partir du moment où l'on a compris que l'homme est plus proche du rat (au sens populaire, l'image que l'on a du rat...) que de celui qu'on croit qu'il est : l'humain humain, beaucoup de choses s'éclairent.

Ce qui ne veut pas dire que le rat (au sens biologique, l'être vivant rat...) soit ignoble ou néfaste ; le rat est comme tout le monde, ni bon ni mauvais, vivant comme il peut, avec ses qualités et ses défauts... et peut-être même qu'il a l'avantage (je dis cela assez gratuitement, car je ne suis jamais allé dans la tête d'un rat) l'avantage, disai-je, par rapport à nous, de ne pas se prendre pour autre chose que ce qu'il est.

jeudi 17 novembre 2005

Spinoza

Un coup d’œil au forum philo du Monde.fr hier. Cela faisait longtemps que je n’y avais pas mis les pieds. Jean-Louis46 nous parle d’une émission de radio qui lui a fait découvrir la grandeur de la philosophie de Spinoza.
J’ai écouté l’émission moi aussi : Philofil, Patricia Martin, France Inter, dimanche 13 novembre 2005, Robert Misrahi nous parle de Spinoza.
J’ai pris des notes et me suis exprimé en même temps, et ça a donné ça :

Une philosophie du bonheur. Monisme. Dieu c’est la nature.

Moi, je pense que la nature c’est la nature, mais qu’elle est aussi forte et mystérieuse que tous les dieux que l’on a inventé depuis la nuit des temps.

Une philosophie qui est à la fois rigoureuse, une vraie philosophie.

Misrahi serait-il « platonisé » ? Il faudra que je demande à Michel Onfray.

Une vraie philosophie, c’est à dire systématique, bien structurée.

Il doit être « platonisé ».

Une philosophie concrète.

Ca, ça me plaît beaucoup plus.

Le désir est l’essence de l’homme, dit Spinoza. Et ce désir peut nous permettre d’accéder à la joie. Pas la joie promise par Jésus-Christ, la joie concrète, celle que l’on peut acquérir dans sa vie quotidienne. Une philosophie du désir, qu’il réhabilite : car le but même de l’existence humaine, selon Spinoza, est de poursuivre et de réaliser son désir. Mais attention aux voies erronées, il faut orienter correctement sa joie et son désir. Attention aux fantasmes, aux faux buts... Un désir qui serait son propre maître, un désir éclairé. Par notre intelligence, notre expérience et notre rapport à autrui.

Par notre sensibilité ai-je envie d’ajouter.

Misrahi a consacré l’essentiel de sa vie a étudier le bonheur. Spinoza nous indique une voie. La construction du bonheur.

On n’a pas dû bien me parler de lui (Spinoza) au lycée.

Quel bon usage faire de son existence ?

Je vais conseiller à Emilie la lecture de Spinoza, elle qui cherche à donner du sens à sa vie.

Le panthéisme... Un seul monde. Contrairement à Platon (la matière et le spirituel).

Finalement, Misrahi n’est pas complètement « platonisé ».

La nature... La nature où nous sommes, celle où nous vivons.

Et on pourrait ajouter : celle qui nous constitue, celle dont nous sommes faits.

Construisons une vie libre et heureuse pour maintenant, pour le temps que nous vivons entre la naissance et la mort.

Je trouve cela tout à fait judicieux et intéressant. C’est concret, mais je trouve que Misrahi exagère un peu quand il dit : il existe UN philosophe qui représente la philosophie la plus complète, c’est Spinoza. Je vais lui conseiller d’aller voir du côté de la Contre-histoire de la philosophie de Michel Onfray, car Spinoza n’a pas trouvé ça tout seul, nombreux sont ceux qui sont allés dans ce sens avant lui.
Et justement, la seconde d’après, Misrahi parle de Michel Onfray. Mais il réduit l’hédonisme au plaisir, à un plaisir réducteur non intégré dans une éthique. Ce qui n’est pas le cas. Il a dû mal lire, ou mal écouter. Je le découvre en ce moment même avec Aristippe de Cyrène, et cela sera probablement confirmé plus tard avec Epicure.

Pour que ce ne soit pas le bordel, si tout le monde se laisse aller à ses désirs (sachant que la plupart ne choisiront pas des désirs éclairés) : un contrat. Echange, compromis, entente, droit, démocratie, contrat social, pacte social.

Ce n’est pas plus ou moins comme cela, chez nous ?

Paix et concorde. Sécurité. Pas de façon autoritaire : négociation, discussion, contrat. Des sacrifices pour tout le monde, des bénéfices pour tout le monde. Mais « la foule est terrible lorsqu’elle est sans crainte » (Spinoza n’est pas fou) ; le souverain est le souverain et doit le rester, pour garantir la paix et la concorde.

La force, donc, de temps en temps...

Deux combats : l’éducation (qui n’est pas un combat mais un travail) car si la foule ne va pas à l’école, elle devient dangereuse. Il faut circonscrire les mouvements d’humeur, réaliser la paix et la concorde, par la puissance publique, et continuer de travailler à l’éducation du plus grand nombre – les trublions y compris. Le premier budget du pays devrait être l’éducation, puis la santé, et non pas tous les autres...

Misrahi devrait gérer le pays...

La démocratie doit être très ferme, mais aussi très généreuse, et l’on peut s’appuyer sur Spinoza. La paix pour que se développe l’amitié et joie. Peu de politiques nous parlent de la joie.

Si c’était aussi simple, ça se saurait...
Les meilleurs pour le job, de gauche comme de droite ont déjà beaucoup de mal... Et s’ils nous parlent de joie, je crois qu’on va leur rire au nez...

La solution de Misrahi : le désir d’accomplissement de chacun et de tous, le désir d’accéder à une joie et à sa joie.

Je le répète : si c’était aussi simple...

L’éthique. Recherche de principes pour la conduite de la vie.

Misrahi n’aime pas l’idée du devoir. Comment va-t-il faire avec sa paix et sa concorde ? Cela ne colle pas avec ce qu’il a dit avant. Et ensuite d’ailleurs, sur ce sujet (ce jugement ne regarde que moi) il s’enlise.

Pensée révolutionnaire, subversive, mais non provocatrice : ne souhaitant pas critiquer directement la religion ni le pouvoir politique. Cependant, son éthique ne se réfère pas à une morale religieuse.

Il n’a peut-être pas envie de finir fouetté et en prison...

Malgré sa prudence, les chrétiens le combattent, les juifs l’excommunient.

Penser par soi-même.
Influence de Descartes, même s’il n’est pas d’accord avec ce dernier sur le dualisme corps et âme. Ethique humaniste. Il utilise le mot Dieu par prudence, mais parle en fait de la nature.

Cela me rappelle Epictète, où Dieu et la nature sont tout à fait interchangeables dans le texte.

Trop peu souvent dans notre temps on fait appel à la joie.

Je suis bien d’accord.

Ma conclusion :
Point positif : super philosophe, super philosophie.
Point négatif : Pas très agréable, paraît-il, à lire...
Mais on peut lire ceux qui parlent de lui, comme Robert Misrahi, ou mon copain du moment : Michel Onfray, qui lui fait une grande place dans sa Contre-histoire de la philosophie.

samedi 6 août 2005

Blog Philo

J'ai ouvert un blog au mois de juin pour raconter mes idées philosophiques ou plutôt, je ne sais pas si l'expression existe, partager mon "cadre métaphysique".
Ai fait le cachottier, peut-être pour ne pas mélanger les genres, celui qui écrivait des nouvelles pornographiques, qui s'entêtait à vouloir être écrivain alors que ce n'est pas son chemin ?
Peut-être aussi pour pouvoir démarrer ça tout seul dans mon coin, incognito, sans risque de recevoir des commentaires ?
Enfin, voilà, c'est sur canalblog et ça s'appelle Sapientia.
http://sapientia.canalblog.com/

samedi 9 juillet 2005

Et je me mets au boulot dès aujourd'hui

En vous montrant mon travail de penseur :

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Bilan

Je ne suis pas peintre. Je ne suis pas écrivain. Me reste une dernière possibilité : penseur.
Vais utiliser les années à venir pour vérifier cela.

dimanche 22 mai 2005

L'infortune des dinosaures

La Plus Belle Histoire du Monde encore, et pour la dernière fois probablement, page 117

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samedi 21 mai 2005

Ce qui me plaît dans les mots recopiés ce matin :


Nous suivons la même voie que celle de la matière et de la vie...

Les sociétés humaines s'organisent plutôt bien...

Nous prenons conscience de notre environnement, de notre condition mondiale...

La durée de notre modernité est négligeable...

L'humanité semble encore bien jeune...

HARMONIE entre Terre et technologie, entre écologie et économie...

Comprendre la complexité, comprendre notre histoire...

Une direction, un "sens" (clin d'oeil à Coco)... de la sagesse !

Une intelligence COLLECTIVE qui va croître, un humanisme technologique...

Optimisme (pour Fulcanelli)

La Plus Belle Histoire du Monde, toujours

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