(e-mail daté d’hier)
Tu as vu, j'ai préparé des sacs avec tes affaires. Ne le prends pas mal. Je
me dis que ça t'aide, et ça me permet de m'habituer à ma nouvelle vie sans
toi.
Aujourd'hui, j'ai écouté Thomas Fersen parce que tu avais parlé de lui hier.
J'ai eu un gros coup de cafard. C'est vrai, c'est la musique que tu écoutais
quand je t'ai rencontré. Je comprends que tu ne veuilles pas garder les CD. Des
fois, juste une musique, ça éveille des mélanges étranges de sensations. C'est
la musique que tu écoutais avec …, la musique que tu m'as fait découvrir, quand
je venais chez vous aux … . On était amoureux. Tu étais encore fragile de ta
rupture avec … . Tu étais un peu paumé. Moi je me sentais bien, célibataire,
avec mes copines de fac et ma petite vie d'étudiante. Je t'ai pris sous mon
aile. Ensuite, quand ça allait mieux pour toi, c'est toi qui m'a aidé.
Je suis très heureuse de la relation que nous avons eu, heureuse de tout ce que nous nous sommes apportés. Nous nous sommes épanouis. Je suis heureuse aussi de notre rupture. Je me sens forte, je me sens bien. Je ne sais pas ce que la vie va m'apporter, mais je n'ai plus peur d’elle.
J'espère que tes problèmes de sexualité vont s'apaiser un jour et que tu pourras vivre comme tu veux.
Je t'embrasse et je t'aime... mais pas pareil qu'avant…
Emilie