être vivant

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dimanche 24 mai 2009

S’asseoir ouvre notre cœur et notre esprit, nous rend plus alerte et plus vif

Nouvelles Clés N° 61

Rencontre avec Fabrice Midal

Page 42 :

« C’est pourtant tout simple. Nous n’avons aucun effort à faire pour être nous-mêmes. Nous le sommes. Mais notre attitude et notre arrogance, notre manque de confiance et nos peurs l’étouffent. En voulant s’affirmer, exister, être reconnu, on se défigure. Il suffit de se détendre, de devenir comme transparent pour que notre être se mette à chanter spontanément – ou, comme le dirait Rilke, devienne « anonyme ». »

Page 43 :

« La méditation est un espace où apprendre à entrer dans un autre rapport à tout ce qui est. Je m’insurge aussi contre cette idée absurde que la méditation serait de « faire le vide » dans son esprit. A cause de cette idée erronée, on a fait du bouddhisme une forme d’impassibilité, un repli sur soi ou une manière de se fermer au monde. Alors qu’au contraire, s’asseoir ouvre notre cœur et notre esprit, nous rend plus alerte et plus vif. La méditation ne vise nullement à contrôler l’esprit, mais à l’apprivoiser, à le saluer tel qu’il est, à le découvrir. A ne pas lutter contre lui. S’asseoir, revenir au présent, moment après moment, et abandonner pendant ce temps-là tout objectif, tout projet. »

Apprivoiser… Saluer… Découvrir…

mercredi 29 avril 2009

Satori

Nouvelles Clés N°61

Page 28

« La neurologue qui a su explorer son extase pendant une paralysie

Pour tenter d’aider son frère schizophrène, Jill Bolte Taylor n’avait eu de cesse, depuis l’enfance, de comprendre les dérèglements du cerveau et elle avait fini par devenir une brillante neuro-anatomiste, à Harvard. Et voilà qu’à 37 ans, le 10 décembre 1996, alors qu’elle se réveille, la chercheuse est victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). La matinée qui suit est incroyable. Jill Bolte Taylor va en effet s’avérer capable, pendant plusieurs heures, d’observer sa conscience quitter peu à peu son cerveau gauche. C’est là, en effet, que l’hémorragie s’est produite. Vague après vague, toutes ses capacités conscientes supérieures – langage, analyse, réflexion, sentiment du moi – la quittent. Avec une douleur épouvantable, elle tente d’appeler à l’aide. Mais chaque fois qu’elle s’approche du téléphone, sa raison rationnelle la quitte et elle ne sait plus ce qu’elle fait. A mesure que l’hémorragie s’étend, elle réussit néanmoins à comprendre pourquoi ses perceptions changent. Le plus étonnant est qu’elle s’en souviendra… Or, malgré la douleur, la chercheuse constate que son cerveau droit, lui, continue à fonctionner, et même mieux que d’habitude, car il n’est plus contrôlé parle gauche. Ses fonctions subconscientes supérieures – sensibilité, intuition, sentiment de participation au monde – s’emballent. Jill connaît un satori ! C’est ce qu’elle racontera dix années après, dans Voyage au-delà de mon cerveau, (éd. JC Lattès). Sa souffrance se trouve effacée par une formidable sensation d’amour cosmique. En fait, elle vérifie sur elle-même ce que les neurologues commencent à découvrir, en équipant d’électrodes les crânes de moines en train de méditer.

Chez des sujets entraînés, la méditation ou la prière ont pour effet de réveiller la vigilance, mais d’endormir les zones corticales nécessaires pour distinguer le moi du reste du monde. C’est que vit la jeune femme qui, plus tard, « remerciera son AVC » de lui avoir fait connaître l’expérience mystique de sa vie. Un sentiment si puissant qu’il lui faudra fournir un effort colossal pour finalement réussir à pousser un grognement au téléphone, qu’un de ses collaborateurs saura décrypter comme un appel au secours. Paralysée, Jill Bolte Taylor passera très près de la mort. Elle mettra dix ans à récupérer ses capacités physiques et mentales, au prix d’efforts quotidiens, démontrant à son tour à quel point le cerveau humain est plastique et adaptable. »

dimanche 22 mars 2009

Une méditation laïque

L'art de la méditation, Matthieu Ricard

Page 11 :

« Toutefois, en Occident, du fait des activités qui occupent du matin au soir une partie considérable de notre énergie, nous avons moins le loisir de nous pencher sur les cause fondamentales du bonheur. Nous nous imaginons, plus ou moins consciemment, que plus nous multiplions nos activités, plus nos sensations s’intensifient et plus notre sentiment d’insatisfaction s’estompe. En réalité, nombreux sont ceux qui, au contraire, sont déçus et frustrés par le mode de vie contemporain. Ils se sentent démunis, mais ne voient pas d’autre solution parce que les traditions qui préconisent la transformation de soi sont souvent tombées en désuétude. Les techniques de méditation visent à transformer l’esprit. Il n’est pas nécessaire de leur attacher une étiquette religieuse particulière. Chacun de nous a un esprit, chacun peut travailler avec celui-ci. »

Il n’est pas nécessaire de leur attacher une étiquette religieuse particulière.

jeudi 12 mars 2009

Méditation - Matthieu Ricard

Jeudi 12 mars 2009

Je viens de recevoir le livre de Matthieu Ricard, L’art de la méditation.

En exergue de l’avant-propos, cette phrase de Gandhi :

« Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde. »

Cela me plaît. Cela me convient. C’est un peu ce que j’essaie de faire avec ce journal, avec ma vie en général.

Un peu plus loin, dans son avant-propos, Matthieu Ricard nous donne le sens de la méditation :

« Se transformer intérieurement en entraînant son esprit est la plus passionnante des aventures. Et c’est le véritable sens de la méditation. »

Se transformer intérieurement. C’est aussi ce que j’essaie de faire, sans y parvenir vraiment.

Plus loin encore :

« Depuis une dizaine d’années, je participe également à plusieurs programmes de recherches scientifiques qui visent à mettre en évidence les effets de la méditation pratiquée sur de longues durées. Il en ressort qu’il est possible de développer considérablement des qualités telles que l’attention, l’équilibre émotionnel, l’altruisme et la paix intérieure. »

Je suis preneur ! Surtout pour l’équilibre émotionnel.

Ensuite :

« D’autres études ont également démontré les bienfaits qui découlent de vingt minutes de méditation quotidienne pratiquée pendant six à huit semaines : diminution de l’anxiété et de la vulnérabilité à la douleur, de la tendance à la dépression et à la colère, renforcement de l’attention, du système immunitaire et du bien être en général. »

C’est tout à fait ce qu’il me faut. Diminution de l’anxiété, de la tendance à la dépression…