être vivant

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lundi 14 avril 2008

Philosophie

On ne peut que gagner dans la vie. Les coups durs sont faits pour nous faire avancer.

samedi 5 avril 2008

Bonheur et recettes

Vendredi 4 avril 2008 – 16h30

Contre toute logique, plus je vieillis, plus je vis des premières fois.

C’est une des recettes de mon bonheur.

Pour ceux qui aiment les recettes…

samedi 19 mai 2007

Petits trucs pour ne pas être malheureux

Jeudi 17 mai 2007

Une de mes façons d’être heureux est de me réjouir du bonheur et de la réussite d’autrui.

jeudi 20 avril 2006

PHILO-SCIENCE

Liquidation de sanieptia-lemonde.fr...

1er septembre 2005
L'HOMME ET L'ANIMAL
Le Monde 01.09.05 :
« L’ADN du chimpanzé révèle une part de l’humain

Charles Darwin fut caricaturé en singe pour avoir osé agripper l'homme sur une simple branche de l'arbre de l'évolution des espèces. Dès 1871, le grand savant avait pourtant raison de faire de l'être humain et des grands singes des cousins et la génétique moléculaire n'a fait que conforter sa vision. La publication, dans la revue Nature , jeudi 1er septembre, de la séquence du génome du chimpanzé, et sa comparaison avec celle de l'homme, en offre une nouvelle illustration. En ne levant encore qu'un coin du voile sur la grande question : « Qu'est-ce qui fait de nous des humains ? »
« Les différences génétiques entre les humains et les chimpanzés sont (...) dix fois moindres qu'entre la souris et le rat. »

Vous allez voir qu’un jour, on va s’apercevoir qu’en fait rien ne nous différencie de ceux que l’on appelle les animaux.
Et nous ne nous en trouverons pas plus bêtes (sans jeux de mots) au contraire !

13 septembre 2005
LA PUISANCE ET LA VIOLENCE DE NOTRE MONDE
Le Monde – 13.08.05
« Des astronomes détectent l’explosion la plus lointaine jamais observée »
« Ce sursaut de rayons gamma, les manifestations les plus énergétiques auxquelles il soit donné d'assister, a eu lieu à plus de 12,7 milliards d'années-lumière de notre Terre (...) notre univers, aujourd'hui âgé d'environ 13,5 milliards d'années, avait vécu moins de 900 millions d'années depuis le Big Bang. »
« L'explosion a dû être si forte qu'"elle doit avoir libéré 300 fois plus d'énergie que toute celle que fournira le Soleil durant ses dix milliards d'années d'existence". »
« Ce rugissement est sans doute la conséquence du dernier spasme d'agonie d'une étoile massive qui s'effondre sur elle-même pour former un trou noir. Celui-ci signale sa venue au monde par l' exubérant cri primal d'un flot bref et intense de rayons gamma. »

J’aime bien la comparaison avec la naissance d’un être humain, parce que pour moi, tout cela est vivant, les trous noirs comme le reste. La matière elle-même est vivante.

« L'explosion du 4 septembre ne détient toutefois pas le record absolu du phénomène cosmique observé le plus loin de la Terre. Un quasar, un trou noir en train de dévorer des étoiles en émettant des rayonnements intenses, a été vu à une distance un peu supérieure. Mais cet objet absorbe la masse de milliards d'étoiles, alors que l'explosion constatée ces jours-ci, ne repose que sur l'énergie fournie par l'effondrement d'une seule. Sa découverte permettra peut-être d'en savoir plus sur les toutes premières apparitions de ces astres. »

jeudi 16 mars 2006

Sanieptia/canalblog - Fin

Samedi 6 août 2005

LA VIE EST BELLE !

J’avais acheté Science & Vie parce qu’il parlait de Dieu, mais hier, me décidant à le lire, c’est le mot « Fusion » qui m’a sauté aux yeux.

Merveilleux ! Je ne pensais pas qu’on en était déjà là !
Je pensais que même minime, expérimentale, cette fameuse fusion, faute de pouvoir créer une température suffisante, nous n’avions jamais réussi à la réaliser. Et j’apprends – un vrai conte de fée - que de simples petites bulles dans l’eau au cul d’un bateau, traversées par un son, peuvent grossir puis s’effondrer sur elles-mêmes si rapidement qu’elle implosent en créant une fusion nucléaire !
Pour ceux qui ne seraient pas trop calés en science (comme moi) et qui ne liraient pas cet article, je vais essayer de le raconter.
L’histoire du bateau donc, de la Royal Navy, durant la première guerre mondiale, dont la coque est rongée bizarrement. Lord Rayleigh, prix Nobel 1904, spécialiste des gaz et des liquides, se penche sur le problème. Le son de l’hélice créerait des zones et basses et de hautes pressions qui feraient apparaître des bulles de gaz microscopiques qui gonfleraient dans un premier temps avant de s’effondrer sur elles-mêmes en créant pour chaque bulle une élévation de température très importante. Bizarrement, son équation prévoit même une élévation de température infinie !
1930. Des physiciens allemands découvrent que des bulles qui se forment émettent une lueur lorsqu’elles sont traversée par des ultrasons. On appelle ça « sonoluminescence ».
1989. Deux chercheurs du Mississipi arrivent à observer et à mesurer l’une de ces étranges bulles. Elles se contractent si rapidement que la chaleur produite par la compression ne peut pas se dissiper, ce qui laisse entrevoir une possibilité d’atteindre de très hautes températures !

Quelques chiffres :
La bulle, au départ, mesure 5 micromètres (1 micromètre = 1 millième de millimètre = 1 millionième de mètre). Elle gonfle jusqu’à en faire 50. Et, d’un seul coup, à 1000m/s (3600 km/h !) « elle se rétracte pour atteindre 0.5 micromètre ». L’intérieur de la bulle subit alors « l’équivalent de 50 000 à 100 000 fois la pression atmosphérique ! »
D’autres chercheurs (d’Illinois) s’occupent de la température de cette bulle : 15 000° C à sa surface !
Mais combien à l’intérieur ?
Au XXIème, siècle des chercheurs (toujours américains) « dopent » l’expérience. Ils parviennent à créer une bulle cent fois plus petite, et à la faire gonfler 100 000 fois au lieu de 10. Le résultat est que la pression que subit l’intérieur de la bulle lors de sa contraction fulgurante atteint 1000 millions d’atmosphères ! Ce qui provoquerait une température à l’intérieur de la microbulle de 10 millions de degrés !
Nous y sommes !
Une température correspondant à celle du cœur du Soleil et des étoiles, là où se déclenchent les réactions de fusion nucléaire !

Qui sait si dans 20 ou 30 ans, nous ne pourrons pas bénéficier de cette énergie, beaucoup plus propre et beaucoup moins coûteuse ?
Qui sait si d’ici-là, il ne se sera pas passé d’autres choses encore ? Je pense à celles évoquées dans « Philo 5 » : « les auteurs du rapport soutiennent que l'emballement des facteurs ayant causé l'accélération des sciences et techniques fera paraître lent le train du changement vécu ces 25 dernières années par rapport à ce qui nous attend au cours des 25 prochaines. »
Ainsi, contrairement à mercredi dernier, je n’ai plus peur.
Car l’humain est plein de ressources (et pas si con finalement).
Et la vie pleine de surprises !

mercredi 15 mars 2006

Sanieptia/canalblog - suite

Mercredi 3 août 2005

N'ai pas écrit grand-chose finalement pendant ces vacances. N'ai même rien écrit du tout. Mais j'ai pensé, un peu.
Ai eu l'idée de partager avec vous la pensée d’Epictète, car c’est en grande partie sur la sienne que la mienne repose.
Suis aussi tombé par hasard sur des mots qui m’ont fait réfléchir dans un livre.
Vais donc vous proposer cette réflexion. Et ensuite ce sera Epictète. Le temps d’écrire tout ça, j’aurai peut-être à nouveau des choses plus personnelles à vous raconter.

J’AI PEUR

Il y a un peu plus de dix ans, j’avais été très impressionné par les livres d’Aldous Huxley, Le meilleur des mondes et Le retour au meilleur des mondes, par les chiffres qu’il nous donnait surtout, au sujet de l’évolution de la population mondiale. J’en avais tracé une courbe qui s’était révélée dangereusement exponentielle.
- Merde, m’étais-je dit, comment va-t-on faire ?
Et puis, au fil des années, mon optimisme avait repris le dessus, me disant que la technologie évoluait si vite que l’on trouverait sûrement des solutions.
Ensuite, dans "Philo 6" (3 juillet 2005) sans trop m’en rendre compte, j’ai évoqué l’écart entre riches et pauvres qui se creusait (à l’échelle de la planète, parce qu’à l’échelle de la France, je m’en fous un peu). Et j’en ai discuté par hasard cet été, comme on parle de la pluie et du beau temps, avec un ami, qui m’a répondu, placidement, qu’à partir d’un certain écart, trop important, cela ne pouvait qu’exploser, les différentes révolutions au cours de l’histoire le prouvaient.
Dernier volet de cette aventure spirituelle, j’emprunte le livre d’un fils de bonne famille pour voir ce qu’il y a dedans. Je découvre assez vite qu’il s’agit d’un livre « anti tout », « alter mondialiste » qui n’arrête pas d’accuser les puissants de monde au lieu de nous accuser nous, tous ensemble, ou alors Dieu ou les dieux. Comme je suis chanceux, je tombe sur une information qui me manquait. Je vous la livre :
Page 28, Sens dessus dessous, L’école du monde à l’envers, d’Eduardo Galeano, édité chez Homnisphères – Collection Imaginaires Politiques.
« En 1960, 20% de l’humanité la plus riche, possédait 30 fois plus que les 20% des plus pauvres. En 1990, la différence était de 60 fois. Depuis lors, le fossé a continué de s’élargir : en 2000, se sera 90 fois. »
Si ces chiffres sont exacts, et si l’on fait, comme pour les données d’Huxley, une courbe, on obtient à nouveau quelque chose d’exponentiel !
Un peu plus bas sur la même page, comme pour enfoncer le clou, il est écrit :
« Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement, les dix personnes les plus opulentes de la planète, possèdent une richesse équivalente à la valeur de la production totale de 50 pays (on ne nous dit pas lesquels), et 447 multimillionnaires (multimilliardaires ? ai-je bien recopié ?) totalisent une fortune plus grande que le revenu annuel de la moitié de l’humanité. »

Avouez qu’il y a de quoi flipper. De quoi imaginer, après les révolutions nationales, une révolution planétaire !
Du coup, je me trouve con d’avoir traité tout le monde de con dans "Philo 6", car ces courbes exponentielles nous laissent bien trop peu de temps pour évoluer. Au train où vont les choses, si les chiffres sont exacts (les courbes pointent leur nez vers le ciel !) c’est au XXIème siècle que ça va péter, à moins qu’un miracle n’ait lieu, un truc auquel je n’avais pas pensé. Je le souhaite !
Sinon, il fois de plus, l’évolution de l’organisation des humains sur la Terre se fera dans un bain de sang.
Tous citoyens du monde, citoyens de la Terre, une seule nation, un gouvernement mondial (ce vers quoi nous allons) serait à ce prix ?
Peut-être.
L’avenir dira.

mardi 14 mars 2006

Les bases de ma philosophie

Mardi 28 juin 2005

Philo 4

Un jour, il y a assez longtemps, j’ai assisté à la FNAC à une conférence de grands scientifiques et, ce que j’en ai retenu, le choc que j’ai eu, est que le soleil n’avait plus que cinq milliards d’années à vivre.
Plus récemment, j’ai appris que la Terre aurait fini de vivre, se serait refroidie avant cette « fin » du Soleil.
Et aujourd’hui, j’apprends que notre belle galaxie, la Voie Lactée, va se faire « exploser » par sa grosse voisine, Andromède, dans trois milliards d’années.
- Merde ! m’étais-je dit, en sortant de la Fnac. Tout cela va avoir une fin alors ! On va disparaître !
Et puis ensuite je me suis dit que cinq milliards d’années, ça laissait du temps.
Que cela justifiait même ce que l’on a trouvé inutile à une époque : aller dans l’espace, marcher sur la lune, la compétition effrénée que se sont livrés les Etats Unis et l’URSS.
Oui, l’homme allait devoir vivre ailleurs que sur la Terre, conquérir l’espace pour continuer son aventure.

Vendredi 1er juillet 2005

Le sens de ma vie

Aller dans le sens de la vie.
Faire ce qu’elle me dit de faire.

Philo 5

Tout cela est très possible.
On connaît depuis peu (à l’échelle de l’évolution) l’énergie de la matière, de n’importe quelle matière. On maîtrise la « fission » nucléaire, et on cherche à réaliser la « fusion » - qui ferait qu’une simple goutte d’eau serait aussi efficace que du plutonium pour obtenir de l’énergie.
On connaît peu l’univers :
Ce que nous voyons, « connaissons », représenterait 4% de sa masse. 23 autres % sont désignés sous le nom exotique de « matière exotique ». Il s’agirait de neutrinos, et d’autres « particules massives à faible interaction (avec la matière que nous connaissons) », particules dont nous soupçonnons l’existence sans avoir pu encore les détecter. Le reste, 73%, on ne sait pas. « Energie sombre » dit-on pour l’instant.
Prenez en compte aussi le fait que nous ne comprenions pas encore bien, le grand public surtout (dont je fais partie), que tout est lié : matière, énergie, espace, temps ; que tout est un et interagit.

Après avoir passé un moment sur la toile, j’ai trouvé ça :
« Le rapport "State of the Future" 2005 est élaboré par le Projet du Millénaire - lui-même rattaché à l'Université des Nations Unies - un laboratoire d'idées mondial réunissant des prospectivistes, des universitaires et des décideurs politiques.
"Les futures synergies entre nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l'information et sciences cognitives peuvent améliorer la condition humaine de manière spectaculaire en accroissant la disponibilité de la nourriture, de l'énergie et de l'eau et en reliant partout les individus et les informations. Cela aura pour effet d'élever l'intelligence collective et de générer de la valeur et du rendement tout en amoindrissant les coûts", indiquent les auteurs pour planter le "décor".
"Même s'il est de plus en plus clair que l'humanité possède les ressources lui permettant de relever les défis qui l'attendent à l'échelle mondiale, la prise de conscience de tout ce que ces défis supposeront de sagesse, de bonne volonté et d'intelligence est malheureusement moins évidente".
Les auteurs du rapport soutiennent que l'emballement des facteurs ayant causé l'accélération des sciences et techniques fera paraître lent le train du changement vécu ces 25 dernières années par rapport à ce qui nous attend au cours des 25 prochaines. »

Les changements énormes qui ont eu lieu depuis vingt-cinq ans vont encore s’accélérer...
Le niveau de l’intelligence collective va augmenter - et l’on comprendra mieux l’univers et ce que l’on a à y faire...
Il faudra être sage, plein de bonne volonté (pour que l’humain continue de maîtriser la technologie, ne se laisse pas dépasser par elle – c’était le sens de l’article, que je n’ai pas mis en avant).
Et j’ajouterais : CONFIANTS.
Confiant dans l’évolution de la vie qui nous a fait nous mettre debout, en Afrique, il y a plusieurs millions d’années, et qui nous a conduit jusqu’à aujourd’hui après de multiples difficultés et aventures. Car si nous avons confiance dans cette évolution, dans cette vie, nous pourrons alors continuer, aller habiter ailleurs dans l’univers.
Et après, qui sait ? Peut-être qu’on pourra jouer entre post-humains à Star Wars ?
Ainsi va la vie...

Dimanche 3 juillet 2005

Philo 6

Et où va-t-on trouver cette « sagesse » évoquée dans le texte précédent ?
En nous.
Grâce aux difficultés.
L’humain (l’ensemble des humains) comprendra, face aux difficultés, qu’il doit se battre contre lui-même et contre « les éléments », pour sa survie, et non contre son voisin.
La solidarité à l’échelle de la planète s’installera par nécessité, pour permettre la survie de l’ensemble (ou d’une partie de l’ensemble...), la survie de l’espèce, voulais-je dire.
Et d’où surgira la conscience que nous sommes une même espèce, sur une même planète, dans un même univers, que « nous sommes tous frères » comme disait le Dieu de mon enfance ?
De choses simples, comme en ce moment : la sauvegarde de la planète, de l’idée qu’il faut la préserver non seulement à court terme pour pouvoir y survivre, mais aussi à moyen terme pour nous laisser le temps d’apprendre à voyager dans l’univers, afin de pouvoir y survivre un jour.

Aussi de l’écart qui se creuse entre riches et pauvres, car on sait tous plus ou moins que la planète sera vite invivable si on ne trouve pas de solution pour arranger ça (au moins un peu).
M. et Mme Tout-le-monde ont la solution, estimant que les « puissants », dirigeants et hommes d’affaires, doivent faire quelque chose.
ERREUR. Parce que ce n’est pas seulement à eux de faire quelque chose. Pas plus que nous, ils ne disposent d’une baguette magique.
Tout cela ne pourra se faire que ENSEMBLE.
Et ce sera le boulot de nos enfants ou des enfants de nos enfants, qui auront une vision plus juste du monde et de l’organisation des hommes sur la Terre.

En résumé (même si ces multiples prises de conscience sont importantes et démarrent plutôt bien) nous sommes encore un peu trop cons (ou bornés) pour voir les choses telles qu’elles sont, pour les comprendre. Or, il sera nécessaire de les comprendre un tout petit peu si l’on veut agir à peu près efficacement (ou le moins mal possible).

lundi 13 mars 2006

Bases Philo

Vendredi 24 juin 2005

LES BASES DE MA PHILOSOPHIE

Philo 1

L’être humain est un animal, un mammifère parmi d’autres. Et ce n’est pas parce qu’il est le plus évolué de la famille et qu’il semble dominer sur la planète, qu’il n’en est pas un. Son cerveau s’est développé, peut-être à force de coloniser la planète, d’être ingénieux pour pouvoir survivre sous tous les climats. Son imagination (son « intelligence ») s’est-elle développée au point qu’il ait un jour conscience de sa propre mort, de son existence courte et risquée ? Il a inventé des dieux pour l’aider à mettre de l’ordre dans tout ça – car il n’est pas agréable de savoir que l’on va mourir, c’est même intolérable, une véritable torture – et bon an mal an, lui et les dieux ont continué leur petit bonhomme de chemin. Mais, encore une fois, je ne vois pas pourquoi le fait qu’il « pense », « parle », ait « conscience » de sa mort, devrait faire de lui autre chose que ce qu’il est : un mammifère.
Imaginez que je me trompe. Qu’est-ce qui justifierait qu’il soit différent, une espèce à part, un peu surnaturelle, avec son « intelligence », son « langage », son « âme » ? Dieu bien sûr ! ou des dieux - n’importe lesquels. Et l’on retombe alors dans la pensée ordinaire. Le problème, c’est que la science nous a appris trop de choses récemment, et que, si l’on veut rester logique, ou bien il faut dire que la science se trompe (certains on essayé de le faire suite aux théories de Darwin, Galilée a eu chaud aux fesses à une époque en voulant faire reconnaître Copernic, et Rabelais, même si ses livres étaient appréciés par François 1er, se tenait sur ses gardes et avait peur d’être brûlé après la mort de ce dernier) ou bien, si elle ne se trompe pas, il faut admettre qu’aucun dieu n’existe et que l’homme est un mammifère parmi d’autres.
Entre les deux, ça ne colle pas, ça n’est pas logique.

Samedi 25 juin 2005

Philo 2

Où vivons-nous ?
Sur la Terre qui fait partie du Système Solaire. Dans le Système Solaire qui fait partie de la Voie Lactée (où sont concentrés à peu près 100 milliards d’étoiles). Dans la Voie Lactée qui est l’une des milliards de galaxies que compte l’Univers. Dans l’Univers.

Qu’est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que nous vivons dans quelque chose d’immense, dans quelque chose d’étrange dont nous ne comprenons pas encore grand chose. (Mais ça progresse !)
Etrange parce que, d’après ce que l’on en sait, l’univers que l’on connaît, que l’on étudie, serait né il y a douze ou treize milliards d’années, suite à une explosion gigantesque appelée Big Bang. Or, si l’on est un peu logique – et curieux – on peut se demander ce qu’il y avait avant cette explosion (car il rare que quelque chose explose à partir de rien, que rien n’explose).
Encore une fois, Dieu ou des dieux, pourraient nous sauver la mise. Il suffirait de les imaginer craquant une allumette - comme on le faisait adolescents en enflammant nos pets à travers nos pantalons - mais, vous en conviendrez, aucun esprit sérieux ne pourrait croire cela.
Donc, on ne sait pas.
Et peut-être qu’on ne saura jamais.
Qu’il faudra s’habituer à ne pas savoir.

Dimanche 26 juin 2005

Philo 3

Cette immensité implique aussi que nous ne soyons pas seuls dans l’univers.
Nous connaissons à peu près les mathématiques, les probabilités, et, compte tenu de l’immensité de la chose, il est impossible que le phénomène que nous appelons « la vie » ne se soit développée que dans notre petit coin de Voie Lactée.
Ainsi, l’univers grouillerait de vie.
J’exagère. La vie serait disséminé un peu partout dans l’univers.
Ainsi, ceux qui ont imaginé de petits hommes verts, même s’ils se sont trompés parce qu’il n’y en a pas sur Mars, ne se sont peut-être pas tant trompés que cela.
Ainsi, ceux qui ont vu des choses étranges, ou vécu des choses étranges, les ont peut-être réellement vues et vécues.

Vous voulez savoir pourquoi ?

Parce qu’il y a 65 millions d’années environ, une météorite (un petit caillou de 5 kilomètres de diamètre) est tombé sur la Terre en créant un tel cataclysme que toutes les espèces ou presque ont disparu, dont les dinosaures, qui étaient les plus évolués, avaient conquis tous les milieux, et qui, en conséquence, régnaient sur la planète. Un peu comme nous aujourd’hui, les mammifères.
Le dinosaures disparurent. Et nous apparûmes. Et sans cette météorite, nous ne serions pas là.
Imaginez maintenant un endroit de l’univers ressemblant au nôtre dans son équilibre, mais où il y aurait eu un peu moins de cataclysmes, un tout petit peu moins, où l’évolution vers la complexité se serait développée un tout petit peu plus rapidement, faisant gagner à d’éventuels « hommes-reptiles ou mammifères » quelques millions d’années.
Imaginez ce dont nous seront capables dans quelques millions d’années, sachant que les frères Wright ont volé dans le premier avion à moteur il y a 102 ans seulement ; c’est à dire hier...

PS (09.08.05) au sujet de la météorite : j’avais pris l’info dans La plus belle histoire du Monde, éditions du Seuil, datant de 1996, mais j’apprends aujourd’hui dans L’Express (25/31 juillet) que ce « petit caillou » mesurerait en fait 30 kilomètres de diamètre, ce qui n’est pas tout à fait pareil, même si le résultat est le même.

dimanche 12 mars 2006

Liquidation de Sanieptia-canalblog

Vendredi 17 juin 2005

L’HOMME, L’ETRE HUMAIN, NOUS

L’homme est un animal, un mammifère de l’ordre des primates.
C’est évident et pourtant, l’être humain en général ne veut pas le reconnaître. Il a peur de « déchoir », parce que pour lui, il serait déshonorant d’être un animal. Cela représenterait un moins bon « statut » que celui qu’il se donne actuellement. Nous ne reconnaissons pas (pas encore...) nos propres découvertes scientifiques.
L’être humain préfère (encore actuellement) se sentir accompagné d’un Dieu, créé par Lui, immortalisé par Lui. Et ce qui me chagrine, ce n’est pas qu’il croit en des choses qui n’existent pas - qu’il invente lui-même pour son confort psychologique et métaphysique - mais que, ce faisant, il se positionne à part.

A PART.

Par rapport aux autres créatures, à ses frères mammifères et animaux, par rapport à la « création » en général, règne animal, végétal ou minéral. L’être humain se prend pour un être différent, « supra naturel » ; et ainsi, ne peut accéder au réel grand mystère, à la beauté du monde et de l’univers.

A PART.

Cela m’ennuie d’autant plus que je sais qu’il ne s’agit pas de la meilleure façon de penser possible pour « s’harmoniser » au grand mystère, (le respecter), y trouver sa juste place.

Lundi 20 juin 2005

CE QUI M’A AMENE A LA PHILOSOPHIE

Je me suis aperçu, un peu après mes vingt ans, que je voulais tout savoir.
Mes études ne m’intéressaient pas vraiment et j’étais très attiré par les sciences et les arts.
Mais, même en science, me disais-je, il fallait se spécialiser, devenir pointu dans un domaine pour faire quelque chose d’intéressant. Or, je ne voulais pas me spécialiser. Je voulais tout aborder en même temps, tout connaître !
L’enseignement de la philosophie en Terminale m’avait barbé, et je n’envisageai pas une seconde d’approfondir le sujet, pas avec le concours de l’Education Nationale en tout cas, ni celui des parents ou des adultes en général qui, selon moi, parlaient beaucoup et agissaient peu, pensaient plus pour se réconforter, justifier certaines choses que pour découvrir, aborder la vie de façon efficace, aborder le phénomène débordant de la vie.
Tout simplement parce qu’ils ne le maîtrisaient pas, ne le comprenaient pas, ou pas suffisamment bien, mettant de côté, dans l’ombre, tout ce qui pouvait déranger leur système de pensée que je trouvais restreint, ne tenant pas la route face à ce que je ressentais, découvrais.
C’était une espèce de crise d’adolescence à retardement.
Puisque je ne croyais plus dans la pensée commune des hommes, trop « politiquement correcte » à mon goût, même si le terme n’existait pas encore, je décidais de penser et de vivre par moi-même, d’apprendre à penser et à vivre.
J’étais dans le TGV ce jour-là, entre ma Bourgogne natale et Paris (où j’allais régulièrement rejoindre Alice le week-end). Le train était orange, comme celui qui nous avait fait rêver en CE2 quand on nous l’avait présenté - il battait tous les records, et en plus, il allait transporter des voyageurs !
J’étais dans ce train et je pensais, ressentais tout ce que vous venez de lire.
C’est ce jour-là je crois, que je suis devenu philosophe, penseur autodidacte.

Mercredi 22 juin 2005

COMMENT JE ME SUIS FORME

Ce n’est pas dans les livres que je recherchai la connaissance, mais dans la vie, dans ma vie. La vie que je trouvais difficile, compliquée, et dont je ne savais rien. Ce que m’avaient enseigné mes aînés, je le répète, ne me servait à rien, puisque rien ou presque de leurs beaux discours, ne pouvait s’appliquer à ce que je vivais sur le terrain.
Mon cap, pour ne pas me disperser – vérifier mes connaissances, mes progrès, l’efficacité de ma façon de penser, les actes qui en découlaient – fut « le bonheur », la recherche d’une forme de sérénité. Et cela tombait bien car j’étais malheureux et envisageais régulièrement de me supprimer. Pas très sérieusement : cela me faisait du bien, me montrait que, quoi qu’il se passe, j’avais une porte de sortie.
Ainsi, ou bien je réussissais (et cette quête donnait un sens salutaire à ma vie) ou bien j’échouais, et, dans ce cas, je l’ai déjà dit, il serait toujours temps, à bout de force, de pousser la porte et de quitter cette Terre.
Ai l’impression d’avoir réussi.
Ai l’impression d’être heureux, comme je l’ai déjà écrit en ouverture de ce blog.
Et il est temps de faire le bilan de ce parcours philosophique (au sens noble du terme, car, vous l’avez compris maintenant, je ne me situe pas dans la lignée des « enculeurs de mouches », catégorie qui, selon moi, va très vite s’amenuiser dans les siècles à venir).
Ce blog est ce bilan, l’expression du travail de défrichage qui va être nécessaire pour organiser ma pensée - qui vogue et vit sa vie, la plupart du temps, à l’état sauvage - la rendre claire et intelligible.
Le temps d’éclaircir tout ça, je serai probablement un vieux monsieur ; un vieux monsieur qui pourra vérifier s’il ne s’est pas trompé, s’il n’est pas redevenu malheureux, et qui, une fois faite cette ultime vérification, pourra écrire son unique livre.
Un livre qui sera peut-être dans la lignée de ceux que j’aime : Socrate, Epictète, Rabelais, Voltaire, Nietzsche, Cioran pour le XXème siècle (auquel j’ajoute Henry Miller, Charles Bukowski et Philippe Sollers) qui exprimera la voix de tous ces sages - sans parler de celle de tous ceux, notamment venus d’Asie, que je ne connais pas - en assurera la continuité dans l’histoire des hommes et de la pensée occidentale.

samedi 11 mars 2006

Liquidation du blog Sanieptia-canalblog sur lequel je ne remettrai pas les pieds finalement

Dimanche 12 juin 2005

JE SUIS HEUREUX

C’est mon impression.
Mais je peux me tromper.
(Vous me direz si je me trompe.)
Je suis heureux parce que j’ai été malheureux.
Me sens donc compétent pour apprécier la différence.

COMMENT PEUT-ON ETRE HEUREUX ?

Déjà, est-ce possible ?
Je crois que oui. (J’essaie d’en être un exemple.)
Mais comment ?
Il n’y a pas de recette.
Ou alors si, une, la première, pleine de bon sens :
En le désirant, tout simplement.
Et en se retroussant les manches ensuite, sans se décourager.
C’est surtout cela qui est difficile finalement :
Ne pas se décourager.
Mais n’oubliez pas, avant tout :
Il faut croire que cela est possible !
Ce serait idiot sinon :
Chercher à atteindre une chose dont on sait pertinemment qu’elle est impossible à atteindre !

ETRE SAGE...

Etre sage ne signifie pas être parfait, loin de là, cela signifie simplement : être sage.
Savoir à peu près qui l’on est, être guéri (à peu près, encore une fois) des névroses et blessures qui nous empoisonnent l’existence, s’être harmonisé avec le monde – aussi bien celui des humains que tout le reste, qui est vaste, se sentir bien là-dedans.
Cela ne veut pas dire : avoir la vie facile, parce que la vie est difficile, pour tout le monde.
Mais, si l’on s’est ouvert, harmonisé, on peut mieux voir le bon côté des choses, et aborder le mauvais à peu près sereinement. Ainsi, on garde le sourire par tous les temps ou presque. Et si par malheur on le perd (quand vous vous faites couillonner - pour ne pas dire baiser - par une agence immobilière et que cela vous coûte beaucoup d’argent, que vous n’avez pas forcément - c’est qui est mon cas) on le retrouve assez vite. Parce que l’on est dans la vie, dans le flux de la vie et que cela nous plaît. Comme un poisson dans l’eau, en quelque sorte. Et l’on en tire mille enseignements sur soi-même et sa propre bêtise, et sur le monde en général.

A ne pas oublier :
Celui qui veut devenir sage ne l’est pas.
Celui qui veut devenir serein, « harmonisé », équilibré, ne l’est pas.
Méfiez-vous donc en conséquence de tous ceux qui se prétendent tels, moi y compris.
Car, après tout, est-on jamais sage ?

Mercredi 15 juin 2005

JE NE SUIS PAS VRAIMENT SAGE

Car, pour vouloir tracer la même route qu’ont déjà tracé Socrate, Epictète, Rabelais, Voltaire, Nietzsche, Cioran, la poursuivre, il faut être plus fou que sage !
Pourtant, c’est le rôle que j’ai choisi - ou que l’on m’a attribué.