Voyage au bout de la Lumière

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samedi 8 septembre 2018

Un avenir flou, sombre et difficile

Samedi 8 septembre 2018

Troisième jour sans alcool.

Après l’épisode Gavalda et vin blanc, ma raison semble avoir repris le dessus.

Mon ange gardien m’a fait entr’apercevoir un avenir flou, sombre et difficile.

En conséquence : santé, sobriété et esprit clair.

jeudi 6 septembre 2018

Anna Gavalda méritait bien que je reste encore un peu alcoolique

Le temps passé à écrire (comme un cochon question calligraphie parce que j’écris toujours sur mon ordinateur ou mon téléphone), l’alcool, vous imaginez bien que ça ne m’a pas rendu performant pour le reste de la journée.

Je me suis malgré tout secoué à 18h. Deux heures de jardin, de sculpture de verdure et maîtrise du lierre.

La gueule de bois était là malgré cette saine activité. J’ai refusé l’apéro que Mirabelle me proposait à 19h30 pour finir ce qui avait été commencé. Cette semaine était consacrée au jardinage pour rendre notre maison vendable et, après deux mois d’absence, il y avait du boulot.

La gueule de bois a été effacée par deux verres de vin blanc et un somptueux repas kurde (notre locataire ayant cuisiné et bu avec ses « cousins » tout l’après-midi dans le jardin pour oublier le mal du pays). Je me suis refusé le troisième verre qui me faisait de l’oeil, l’ai remplacé par un café du soir, c’est-à-dire un Ricoré.

Une belle lettre

Jeudi 6 septembre 2018

J’ai commencé d’écrire en buvant du Coca et puis, au bout d’une demi page, j’ai coincé. Je me suis servi un verre de vin blanc, et ça a été beaucoup mieux. J’ai pris mon temps. Ce n’est pas tous les jours qu’un répond à un écrivain (écrivaine?) de la trempe de Gavalda. D’autres verres ont suivi et j’ai fini par terminer ma lettre.

J’étais content. Je la trouvais bien ma lettre. Je n’avais pas cherché à dire des choses intéressantes, j’avais laissé parler mon coeur. Pour me mettre un peu au niveau de la grande dame, j’avais cherché à être le plus sincère possible, le plus émouvant aussi pour lui plaire.

mercredi 5 septembre 2018

Madame Gavalda en personne, la grande Anna, m'a écrit !

Mercredi 5 septembre 2018

Quelle surprise mardi en vidant la boite aux lettres pleine de journaux : une lettre au dos de laquelle était écrit ce nom : Agavalda, suivi d’une adresse.

Je savais qui c’était. Je lui avais envoyé un mot il y a un an, deux ans?

Je n’attendais pas de réponse. Je voulais seulement lui dire Merci, l’encourager à se faire confiance, car je la sentais pleine, trop pleine d’émotions et d’idées et trop vide de confiance, la confiance nécessaire pour partir tout droit dans la jungle en se disant que malgré les tours et détours on ne se perdrait pas, au contraire, et on finirait par ramener de belles et bonnes choses à partager.

J’ai regardé la lettre une heure ou deux, j’ai tourné autour en faisant d’autres choses, en tentant parfois de me souvenir de ce que j’avais bien pu lui écrire. Et puis je l’ai ouverte.

mardi 4 septembre 2018

Première séance de modèle vivant

Mardi 4 septembre 2018

Ce fut difficile, mais je me suis accroché. J’avais l’impression de devoir courir le cent mètres, à cinquante ans passés, avec une jambe de bois. Tout allait trop vite. J’avais à peine le temps d’esquisser une tête, un bras, que déjà la pause changeait. Ça s’est calmé ensuite, les pauses sont devenues plus longues, mais mes résultats ne se sont pas améliorés pour autant, car d’autres problèmes surgissaient, toujours.

Pour être un peu positif, je me suis malgré tout, positivement, étonné. Un pied, un membre, une allure parfois, étaient vraiment bien. Il y avait donc du potentiel, du talent peut-être. Et puis j’ai senti que ce travail allait beaucoup m’apporter. Pas pour vendre des dessins - même si cela arrivera peut-être un jour -, mais pour mes Saintes, mes Déesses, mes Fétiches de terre. J’ai senti que ce travail allait enrichir ma connaissance du corps humains et qu’en conséquence mes figurines allaient devenir plus riches d’expression, de finesse, de sensibilité.

lundi 3 septembre 2018

Un nouvel élan dans ma vie d'artiste ?

Lundi 3 septembre 2018

De retour à Vézelay. Ma mission aujourd’hui est de ranger, de ne pas oublier ce dont nous pourrions avoir besoin en région parisienne et de filer à Noisy le Grand.

Une semaine de jardinage m’attends. Mais je n’y pense pas. Je pense à mon travail de dessinateur qui commence - ce soir si tout va bien. Des modèles vivants à Paris. La Grande Masse des Beaux-Arts.

samedi 1 septembre 2018

L'art défendu par l'intelligentsia n'est qu'une partie de l'art

Samedi 1er septembre 2018

Pas d’écriture mercredi. Nous sommes partis tôt pour Clermont-Ferrand. Mon père a eu quatre-vingt un ans le douze août.

Jeudi, une note, après être allé visiter le Centre Photographique à l’Hôtel Fontfreyde :

« Ce que j’ai vu de mieux à l’Hôtel Fontfreyde, Centre Photographique de Clermont-Ferrand, est une peinture faite dans un miroir par des bactéries. Allez-y. Elle est située dans la salle 3 et elle vaut le détour ! »

Le reste, à part des portraits, est très « Contemporain ». C’est-à-dire que ça ressemble à des photos ratées, volontairement ratées, volontairement tristes. C’est ainsi. C’est la partie de l’art défendue par l’intelligentsia.

Toujours pas d’écriture vendredi. Nous nous sommes levés tôt pour aller au marché. Mirabelle voulait des fromages. Et puis M., la voisine qui emmène d’habitude mon père au marché était absente. Ce fut donc bien utile. J’ai déposé ensuite Mirabelle en ville pour qu’elle attrape un Blablacar qui allait l’emporter jusque dans Les Alpes. Une note tout de même :

« C’est en arrangeant le lit, vendredi, en fin de matinée, que je me suis aperçu qu’avec Mirabelle nous avions dormi, paisiblement, dans le lit où ma mère était morte, en avril 2017. »

mardi 28 août 2018

Sculpteur

Mardi 28 août 2018

Cette vie de vacancier m’enchante. C’est un plaisir d’écrire ces quelques lignes chaque jour. Et puis un dessin est arrivé samedi, une sculpture dimanche - la septième. Si cela durait, à la belle saison, j’aurais une quarantaine de « Saintes » à montrer. Ça ne manquerait pas d’allure !

Si je suis confiant, enthousiaste, c’est parce qu’à chaque fois que je prends un peu terre, il en sort quelque chose d’intéressant, au moins à mes yeux. Même dans les pires moments - je pense à la cinquième et à la sixième -, je me bats comme un beau diable et parviens à créer quelque chose de regardable.

Hier, j’ai commencé par les jambes. Habituellement, je ne m’en occupe qu’à la fin, pour que la pauvre tienne à peu près debout. J’ai bien ramé - je ne suis pas plus un spécialiste des jambes que des seins - et la belle a fini par trouver son identité.

Parfois, c’est la tête, le mouvement du corps, au hasard de mes malaxages premiers, qui me donne l’itinéraire.

Après m’être pris pour un écrivain, puis un créateur d’images photographiques, je me demande si, finalement, je ne serais pas sculpteur…

lundi 27 août 2018

Le dimanche, une nouvelle figurine sortira de terre

Lundi 27 août 2018

Les collègues sont au boulot. Je suis à la terrasse d’un café à Vézelay, sous un ciel gris. C’est bien, ça change du soleil que l’on a eu tout l’été. Avec un peu de chance, nous aurons de la pluie.


***

Pour éviter la routine, Je vais écrire ces trois lignes quotidiennes du lundi au vendredi. Le samedi sera dédié à un dessin - et au repos. Le dimanche, une nouvelle figurine sortira de terre.

vendredi 24 août 2018

En bonne voie mais

Vendredi 24 août 2018

Je trouve mon rythme mais… Pas encore…

Je vais devoir méditer un peu plus.

Une première séance pour me dés-embrumer l’esprit. Une seconde après la promenade du chien et un second dés-embrumage au café, pour savoir ce que j’ai de mieux à faire de cette journée. Car je ne peux prévoir. Mon petit lac est tellement capricieux que, si je lui dit : « demain, nous allons faire ça et ça », il se rebelle, me gâche le plaisir et la vie. Il faut, pour cet olibrius, que cela ressemble à une surprise. Et si nous faisions ça ? pile au moment où il en a envie et où c’est possible de le faire.

Côté alcool, attention. Tout allait bien et puis… Cela fait deux jours que je prends l’apéro une heure avant le groupe (3ème et dernier stage de piano).

Quand Mirabelle sera à Paris lundi, quand elle sera dans les Alpes la semaine suivante, sevrage complet, parce que seul ici, si je ne me maîtrise pas, le dérapage sera assuré.

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