Voyage au bout de la Lumière

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samedi 24 novembre 2018

Comme un lézard

Samedi 24 novembre 2018

Enfin de journée, je me chauffe comme un lézard où une tortue au soleil, au coin du feu.

Je peux y rester une heure, une heure et demie ou deux heures. Cela dépend de ma fatigue.

Ensuite, il est l’heure de dîner, de se doucher et de se coucher, de lire un peu avant de dormir.

Cela me va.

Cuisant devant ma cheminée, je contemple la création du monde, la création de l’univers et, tout aussi sereinement, sa destruction.

mercredi 21 novembre 2018

Philosophie - suite

Aurais-je atteint un niveau intéressant de désillusion heureuse, d’heureuse désespérance ?

Total artiste

Mercredi 21 novembre 2018

Encore une chose importante à vous signaler - décidément, je suis vraiment dans une bonne phase ! - : je peux écouter les informations sans souffrir.

Je m’en suis rendu compte ce soir en écoutant France Inter, Amélie Perrier puis Fabienne Sintes.

Pourtant, je ne suis pas indifférent. Mes capacités d’empathie ne semblent pas avoir diminuées.

Finalement, je suis peut-être encore un peu philosophe, encore un peu écrivain ?

mardi 20 novembre 2018

Je crois que je suis dans une bonne phase

Mardi 20 novembre 2018

Je commence de mener la vie d’artiste dont je rêve depuis trente ans. En décembre - ou en janvier -, j’aurai la possibilité d’exposer ailleurs que chez moi. Je verrai plus de monde, aurai plus de retours sur mon travail - même si moi je le trouve bon, sur la bonne voie, ça ne peux pas faire de mal, au contraire ! En conséquence, cet après-midi, je vais finaliser mon choix de photos.

Mais avant, lessive à Avallon. Kebab en attendant la lessive. Encore un bonheur qui, comme les grues, ne me coûtera pas trop d’argent.

Je ferai un bon feu ensuite, consistant, pour aider le linge à sécher dans le salon.

Et ce sera encore du bonheur que de regarder les flammes.

lundi 19 novembre 2018

Le bonheur pour pas cher

lundi 19 novembre 2018

Nous sommes bercés depuis quelques jours par le chant des grues. Parfois, elle s’arrêtent, tournent en rond - pour reprendre de l’altitude, je suppose - avant de reprendre leur route vers le sud.

jeudi 15 novembre 2018

Serait-ce le début de La Vie Heureuse ? après laquelle je cours depuis trente ans ?

Jeudi 15 novembre 2018

J’attends l’électricien. Après avoir posé de nouveaux radiateurs dans la salle de musique de Mirabelle et dans la cuisine, il y a quelques semaines, il en pose d’autres aujourd’hui, dans le salon et la chambre - s’il arrive.

À part ça, je suis toujours heureux ici, beaucoup plus heureux qu’en région parisienne. Parce que je n’exerce plus un métier qui ne me convenait pas, cela va de soi, mais aussi parce que je ne suis plus en région parisienne. Même si je vis au chaud dans une maison, j’ai l’impression de vivre dehors, d’être en permanence en contact avec le ciel, la végétation et la brume qui coule souvent ici entre deux collines ensoleillées. Les humains, dont j’ai assez dit que je ne les aimais pas, parce que je ne me sentaient pas à l’aise avec eux, m’apparaissent ici très fréquentables - parce qu’ils sont moins nombreux qu’en région parisienne ? parce que je me sens bien, à l’aise ?

Mon corps est heureux également. Il fait des choses utiles, il se fatigue, a mal aux mains. Cela doit lui rappeler sa jeunesse, quand il virevoltait en exécutant de multiples acrobaties. Car, je ne l’ai pas précisé, dans les divers travaux que j’effectue, ce dernier jouit régulièrement de me montrer son habileté, son ingéniosité - ou est déçu quand ça ne marche pas, jusqu’à ce que ça marche, etc.

Mon frère est sorti de l’hôpital de Dijon, où il avait été transféré après avoir passé plusieurs semaines à Clermont-Ferrand, il y a dix jours. Les nouvelles sont bonnes : il n’est pas retourné chez lui, à Nuits Saint Georges, mais passe sa convalescence, son arrêt de travail, à Chalon-sur-Saône, chez sa compagne, où il ne boit pas d’alcool, se nourrit correctement j’espère et fume le moins possible.

L’électricien passera finalement vers midi. Il m’avait dit 9h. Compensation de ce contre-temps, il va passer par Avallon pour m’acheter la peinture qui me manque, que je ne peux me procurer parce que notre voiture est au garage.

samedi 10 novembre 2018

Je ne peux plus écrire

Samedi 10 novembre 2018

Je ne peux pas écrire. Je ne peux pas vous dire pourquoi. Je vous le dirai bientôt. Quand je pourrai.

En attendant, la vie s’écoule agréablement. J’apprécie vraiment cette petite ville, et tout ce qu’il y a autour : des collines, d’autres villes, beaucoup de végétation. Finalement, je ne devais pas être fait pour vivre en région parisienne.

lundi 5 novembre 2018

Face au ciel

Lundi 5 novembre 2018

Je suis face au ciel, au-dessus du bois de la Madeleine, et je suis comblé.

C’est comme si j’étais au bord de la mer, face à l’horizon. Sauf que je n’ai pas d’attaches au bord de la mer, sauf que les hasards de la vie m’ont conduit ici, sauf que je suis ici.

Un peu à gauche, à l’ouest, j’aperçois la maison Zervos, un rectangle blanc au milieu des arbres. Picasso, Léger et bien d’autres, sont passés par ici, Paul Eluard.

dimanche 4 novembre 2018

La méditation a été très claire

Dimanche 4 novembre 2018

La méditation a été très claire : doucement le matin, pas trop vite l’après-midi, repos le soir. Cependant, une grande efficacité était conseillée dans l’accomplissement de chaque tâche. Avait-elle consulté Nietzsche ou les spécialistes du « Moment Présent », le Dalaï Lama ? elle suggérait dans chaque tâche un engagement total.

Chaque jour, depuis, je fais de mon mieux.

Et pour suivre ses conseils - qui ressemblent finalement plus à des injonctions -, je fais ce qui me plaît.

Côté art, elle s’est montrée également très claire :

Continuer de faire des photos quand cela me chante - j’ai eu la chance de faire une très belle série vendredi -, continuer de tirer les meilleures sur papier, en petits formats, peu onéreux, continuer de chercher dans ces tirages d’éventuelles étoiles - qui danseraient -, continuer de tenter de créer des images, un rien magiques, qui pourraient agiter les astres qui se cachent dans la nuit du coeur de chacun.

Continuer de me mettre des coups de pieds au cul chaque que nécessaire, quand cela me chante, pour ne pas me laisser submerger par du bricolage ou des tâches végétales.

Continuer avec envie, plaisir, à tenir ce journal.

Oublier pour un temps le dessin, le modelage.

jeudi 1 novembre 2018

Une vie de rêve

Jeudi 1er novembre 2018

Ma conseillère de Pôle Emploi m’a déconseillé toute précipitation lundi. Pour la clarté de ma situation, la non complication des tâches de l’administration, je devais effectuer toutes les démarches de création de ma micro-entreprise dans l’Yonne, y compris le stage obligatoire que je comptais faire à Bobigny pour gagner un peu de temps.

Résultat, je suis en vacances jusqu’en février, car je ne peux effectuer mon changement d’adresse avant la vente de notre maison « parisienne ».

C’est parfait. Je vais pouvoir expérimenter la vie dont je rêve, c’est-à-dire une vie de retraité avant l’âge : du temps, du temps et encore du temps.

À ce propos, je viens de m’offrir aujourd’hui à la librairie L’Or des Étoiles le dernier livre de Christian Bobin : La Nuit du Coeur.

Un poète, un rêveur, un philosophe, qui en connaît un rayon sur la question.

Je vais également avoir le temps de méditer pour mieux savoir ce que je dois faire de ma vie.

Pour l’instant, elle me dit de suivre les conseils de ma conseillère, à savoir : ne pas trop forcer pendant trois mois.

PS : Elle, c’est la méditation.

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