Voyage au bout de la Lumière

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dimanche 3 février 2019

Art - suite

Côté art, depuis cette fameuse sculpture, cette fameuse réussite du trente et un janvier, je me suis mis en vacances.

Il faut dire que ce fut un choc. Je n’étais pas le même le lendemain, quelque chose s’était ouvert en moi, simplifié. L’écriture, le dessin ou la peinture ne m’avaient jamais fait ça.

Je ne vais pas pour autant m’endormir. Dès cet après-midi, je continuerai à m’améliorer en tant que dessinateur.

Côté sculpture, je vais prendre mon temps, laisser ma petite personne s’habituer à ce changement tout en restant à l’écoute de ce qu’elle me propose de faire.

Sérotonine - suite

Dimanche 3 février 2019

Houellebecq ne m’a raccroché qu’à partir du moment où il parle de Kate, puis de Claire. Je ne trouve pas son livre passionnant, mais c’est bien foutu sûrement, parce que je ne suis pas un grand lecteur, je me lasse vite en général, et bien que je ne sois pas emballé, j’ai toujours envie de continuer, de savoir ce qu’il va se passer.

Un rythme parfait

Un rythme parfait.

Pas de réveil. Le temps de promener le chien, d’aller au café, ou l’inverse, il est déjà dix heures, ce qui me laisse deux heures d’activité avant le déjeuner. Deux autres l’après-midi avant qu’il ne soit l’heure d’aller promener à nouveau le chien. Nous attendons sagement ensuite, les animaux et moi, dix-huit heures trente. Je les nourris. Je me nourris. Lectures jusqu’à minuit.

samedi 2 février 2019

Houellebecq

Aujourd’hui, après avoir fait deux trois bricoles nécessaires à ma survie, je me suis remis au lit. Il était onze heures. Au lit pour profiter de mon cadeau d’anniversaire, Sérotonine, de Monsieur Houellebecq. Cadeau que Mirabelle avait commandé à la librairie, que je suis allé chercher et que j’ai payé. J’ai relu la première page, que j’avais déjà lue à la Gare de Lyon. Elle n’avait pas bougé. Elle était parfaite.

Ce fut moins bien ensuite.

Ivresse

Samedi 2 février 2019

Hier, j’ai arrosé mon début de carrière de sculpteur.

Comme je n’ai rien mangé de la journée, j’ai pu sans faire d’excès profiter des plaisirs de l’ivresse.


***

Hors de question de poursuivre ce régime aujourd’hui.

J’ai désormais mieux à faire que d’être un alcoolique malheureux.

vendredi 1 février 2019

Ragaillardi

Avoir réalisé une bonne sculpture hier, en étant sûr qu’elle est bonne, sûr de ne pas me tromper - bien qu’elle soit encore loin des réalisations des meilleurs sculpteurs de tous les temps, elle porte en elle la possibilité de les égaler -, m’a complètement ragaillardi.

À nouveau sculpteur

Vendredi 31 janvier 2019

Après avoir réussi ma sculpture de rattrapage hier, je suis encore encore parti dans des rêves.

Je n’ai pas fait plus de choses que d’habitude l’après-midi, mais j’étais de bien meilleure humeur, beaucoup plus détendu.

Et ce matin, je n’ai pas mis des heures à sortir de ma grisaille habituelle. D’ailleurs, elle était gris clair, la lumière était juste derrière.

En harmonie avec le temps ? Il pleuvait encore cinq minutes avant d’aller promener le chien. Quand nous sommes sortis, un rayon de soleil.

Je n’ai pas laissé filer ces rêves jusqu’à la célébrité, même locale, et l’aisance matérielle.

Je les ai laissé imaginer, par contre, un nouvel équilibre personnel, bien meilleur que le précédent.

L’écriture sans ambition. Adieu la littérature, la philosophie. Mais cela ne changera rien dans les faits : je continuerai de raconter mon chemin d’artiste sur le chemin de la lumière, sans plus d’espoir, d’illusion, d’être lu ou édité.

Même chose pour la photographie. Un hobby équilibrant, une recherche de compositions, le plaisir de la couleur. Dans ce dernier cas, il est possible qu’elle remplace la peinture à laquelle je n’ose encore me confronter.

Pas d’ambition non plus, commerciale ou autre, avec le dessin. La seule que je conserverai - utile probablement pour la sculpture -, sera de « savoir » enfin dessiner. Très utile également pour conserver un bon niveau de confiance en moi.

jeudi 31 janvier 2019

Poésie ?

Je pense qu'en 2020

Je ferai des choses bien

Serai plus serein

Fiction ?

Les moineaux de la voisine chantaient. Le chien s’était encore roulé dans la merde pendant la promenade. Le soleil perçait les nuages. Il se posait des questions sur son avenir, se demandait s’il n’allait pas souffrir plus encore en cherchant de l’art, après cinquante ans, qu’il n’avait déjà souffert en travaillant contre son gré, citoyen modèle pensant à l’art, attendant un miracle.

Fiction

L’herbe était haute, le soleil écrasait la moitié du globe d’une lumière intense, ils marchaient. Il n’y avait pas de chemin, ils fendaient les hautes herbes, ils étaient le chemin.

Où allaient-ils ? Le savaient-ils ? Sûrement qu’ils le savaient. On ne se met pas en mouvement sans raison, même si l’on peut dans un premier temps ignorer cette raison.

N’importe quel être aurait pu surgir et les décimer. Ils marchaient. A priori sans crainte. Ce devait être important pour eux de traverser cette immensité.

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