Voyage au bout de la Lumière

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lundi 18 mars 2019

Besoin d'espoir

Lundi 18 mars 2019

Hier, j’ai décidé de reprendre des médicaments. Un demi antidépresseur quotidien et quatre demi anxiolytiques.

J’ai hésité à appeler mon médecin puis ai décidé de ne pas le faire. Quand je n’aurai plus de médicaments, si je ne vais pas mieux, je le ferai.

Ne plus boire de bière le midi et le soir a porté ses fruits. Mais après une semaine de travaux puis une semaine de stage à Bobigny, j’ai craqué. Et comme j’avais décidé de poursuivre mon sevrage alcoolique, j’ai retrouvé les médicaments que j’avais prévu de rendre à la pharmacie et que je n’avais pas rendu.

Aujourd’hui, je qui m’angoisse, c’est la finalisation de mon inscription en tant que micro entreprise. Je suis persuadé que je vais peiner, que je vais avoir du mal à trouver les documents, à les remplir, que cela va aller de travers. Et quand cela sera fait, ce sont des travaux qui m’attendent. Bref, une vie que je n’aime pas du tout.

Petit rayon de soleil dans la journée : deux dessins corrects ce matin, dont l’un que l’on pourrait qualifié de réussi.

Si je n’avais pas ce moment d’espoir, je ne sais pas comment je ferais.

Peut-être que je continuerais de boire, que mon esprit alcoolisé, déformé, inventerait de nouveaux espoirs.

mercredi 13 mars 2019

Mon avenir de plasticien en bonne voie

Mercredi 13 mars 2019

Je n’ai rien écrit depuis dix jours. Les travaux la semaine dernière, le stage de préparation à la création d’entreprise en ce moment. Par contre, j’ai dessiné. Je commence à me passionner pour le portrait. Un dessin par jour, parfois deux. Des images trouvées sur internet ou des photos prises au cours de la journée me servent de modèle. Je fais encore des erreurs, mais pas trop, c’est « regardable ». Ce qui m’encourage, c’est qu’il y a toujours du bon, du vivant, parfois même de l’émotion. Alors je prends confiance, j’ai envie de travailler plus pour éliminer rapidement ces erreurs, et je me dis que d’ici quelques mois, il n’y aura plus d’erreurs. Je pourrai montrer ce que je fais, et préparer, c’est l’objectif, une expo intéressante pour l’été 2020.

dimanche 3 mars 2019

Je sais désormais ce que j'ai à faire

Dimanche 3 mars 2019

Un léger regain d’énergie créatrice aujourd’hui. Je ne sais toujours pas quoi en faire exactement mais je sens qu’un jour je saurai, que ce sera alors le moment de pondre de belles choses.

Très beau concert de Mirabelle hier. Sa salle de musique pleine de monde. Des gens heureux. Une belle énergie. Un bon début pour ce qui s’appelle désormais « Les Musicales du 12 ».

Pour vous tenir au courant de mon alcoolisme et de mes prédispositions à la dépression, sachez que mon intuition était la bonne : après avoir supprimé pendant quarante huit heures ma bière du midi et celle du soir, j’étais déjà différent, en mieux. Pas besoin de médicaments a priori, seulement de plus boire une goutte d’alcool pendant assez longtemps pour que mon cerveau oubli le mode de fonctionnement qui me conduit au découragement.

Ai bu un peu de crémant hier, emporté par l’enthousiasme du concert, puis du vin rouge. Ça ne m’a pas fait de mal, me sens en parfaite santé aujourd’hui. Cependant, je sais désormais ce que j’ai à faire.

jeudi 28 février 2019

Ça ne va pas fort

Jeudi 28 février 2019

Des rêves bizarres cette nuit. Sensation d’être perdu. Que je m’étais perdu dans la vie, que cette histoire d’art qui m’avait si longtemps tenu à cœur - et debout - n’était qu’un leurre, une mystification, que je m’étais trompé, que j’allais me retrouver sans rien, m’écrouler, peut-être finir dans un asile avec un papier un crayon pour m’occuper les mains.

En plus de ma bière bi-quotidienne, j’avais bu hier soir deux verres de vin rouge. Après ces rêves, après cette sensation désagréable d’effondrement, j’ai décidé de ne plus boire une goutte d’alcool, au moins jusqu’à ce que ma micro société soit créée, jusqu’à ce que la maison soit vendue.

J’avais l’esprit clair, de l’énergie durant ma dernière période de sevrage complet. Une bière le midi, une autre le soir, ça n’a l’air de rien, mais cela a peut-être suffit pour que mon cerveau, mon corps, mes émotions, retrouvent un mauvais mode de fonctionnement me conduisant au découragement, à la dépression.

Vais essayer de faire cette expérience une ou deux semaines. Il sera toujours temps ensuite de voir mon médecin pour prendre à nouveau un anxiolytique et un antidépresseur.

mardi 26 février 2019

Le vieux monsieur extravagant en bonne voie d’être saisi

Lundi 25 février 2019

Je suis retourné voir le vieux monsieur extravagant hier. Pas facile de le dessiner. Il bouge tout le temps. Ai malgré tout réussi à faire deux croquis rapides. Frustré, tout en observant, dessinant, j’ai pris des photos. Des photos qui m’ont permis, une fois de retour à la maison, de réaliser deux dessins, dont l’un - une première pour moi - à la craie blanche et noire sur fond ocre.

lundi 25 février 2019

Occupé et heureux de l'être, à cause du soleil ?

Dimanche 24 février 2019

Un voyage bien agréable hier. La joie de retrouver la campagne.

Soleil radieux. Cet été en plein hiver semble durer. S’il pouvait se poursuivre jusqu’au printemps, ce serait le paradis.

Ma vie s’organise. Un petit chantier la semaine prochaine et du temps pour moi. Je retournerai en région parisienne ensuite finir ce qui a été commencé. Puis il y aura mon stage à Bobigny, pour prendre toutes les informations nécessaires à la création de ma micro entreprise. La troisième semaine, celle du printemps, sera consacrée au toilettage de notre charmante maison avant sa mise en vente.

Tous ces travaux nécessaires ne m’inquiètent pas car désormais je suis lancé dans le dessin.

dimanche 24 février 2019

En bonne voie

Samedi 23 février 2019

Pas de peinture ce matin, je me suis mis en arrêt de travail. Le plafond était prêt pourtant. Un mal de gorge montait en puissance depuis trois jours, le nez coulait, une très mauvaise nuit.

La deuxième semaine de vacances scolaires, au lieu d’être à Vézelay avec Mirabel, je serai ici pour préparer la maison à la vente.

Ce que j’écrivais jeudi est resté valable. Pas de découragement. Pas de déséquilibre. J’ai pris du temps pour dessiner.

Pas seulement pour vivre le défi fou d’égaler un jour Léonard de Vinci dans cet art, mais parce que ça me fait du bien, me rend heureux.

jeudi 21 février 2019

La faiblesse de le croire

Jeudi 21 février 2019

J’écrivais il y a peu que cette semaine de travaux allait me déséquilibrer, m’attrister, mais, finalement, je m’en sors plutôt bien.

Mes bonnes résolutions de me battre, de poursuivre chaque fois que cela sera possible mes activités artistiques, produiraient-elles déjà des fruits ?

J’ai la faiblesse de le croire.

Lectures

Après Houellebecq qui m’a déprimé, que je n’ai trouvé ni intéressant ni amusant, j’ai repris les deux livres de Grozdanovitch, l’écrivain que j’avais rencontré à l’occasion de la galette des rois offerte par A-M à Asnières. Après avoir vu Frédérique Germanaud dans le journal, après avoir commandé son dernier livre, j’ai provisoirement abandonné le Petit traité de désinvolture et Le génie et la bêtise de Denis Grozdanovitch pour découvrir l’écriture de Frédérique - qui allait faire une résidence à Sens. Le titre de son dernier livre, Journal pauvre, m’avait parlé. Celles et ceux qui me connaissent, savent déjà que je cherche à pratiquer un art pauvre. Elles et ils savent aussi que mon ambition démesurée, voire ma mégalomanie, me met une pression d’enfer, me coupe bras et jambes dans la mesure où, quelque soit l’art entrepris, l’objectif est toujours d’atteindre le niveau des meilleurs, des meilleures. Bref, ce Journal pauvre m’a touché, saisi petit à petit, il m’a donné envie de prendre un peu plus soin de mon écriture. J’ai commandé aujourd’hui un autre livre d’elle : La chambre d’écho.

mercredi 20 février 2019

Serait-il l’heure de me secouer ?

Mardi 19 février 2019

Je ne sais pas ce que j’ai fait dimanche. Probablement ce qu’il fallait pour que nos nouveaux voisins - qui habitaient chez nous - se sentent bien.

Lundi, je sais. Tronçonneuse et rangement du bois trouvé dans la grange d’H et E. J’en ai profité pour me rendre compte que ma côte n’était pas complètement réparée.

Retour en région parisienne aujourd’hui. Enlever les agrafes d’une pièce qui était recouverte de tissus comme une boîte précieuse, étouffante. C’est pénible. Un peu d’enduit pour combler les rides et autres imperfections de ces vieux murs. J’en ai profité pour constater que je manquais d’énergie. En conséquence, cette semaine, je ne pourrai rien faire d’autre que ces travaux. Et cela me déprime à l’avance. Je vais m’en trouver déséquilibré, triste de ne pas pouvoir faire autre chose - mon art multiple par exemple qui la plupart du temps me réclame de ne rien faire, d’attendre comme un chasseur l’éclaircie, le moment d’agir. Cercle vicieux. Heureusement, depuis peu, très peu, j’ai décidé de me battre, d’être courageux, pour mon art, pour mon bonheur qui ne verra jamais le jour si je ne me secoue pas. Je vieillis et cela m’ennuierait de partir avant d’avoir atteint la lumière, avant de l’avoir partagée. J’aurais l’impression d’avoir vécu pour rien.

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