Voyage au bout de la Lumière

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jeudi 2 août 2018

Apple va m’obliger à changer de téléphone

Mercredi 1er août 2018

Après avoir été parfaitement sobre jusqu’à lundi soir, l’alcoolique qui ne sommeille pas assez en moi a trouvé une nouvelle martingale : boire un peu, très peu, lorsque je suis avec Mirabelle. Abstinence complète quand elle n’est pas là, quand elle part en voyage.


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Encore un compliment qui me met en confiance. À Vermenton, C. M., encadreur aux mains habiles, a trouvé mes dessins prometteurs. Elle était même étonnée que je n’aie jamais pris de cours.

Du coup, je me suis acheté un stylet Apple. Déception en constatant que ce dernier n’est pas compatible avec mon téléphone, Apple lui aussi pourtant. En conséquence, l’idée d’acheter une tablette se précise. J’avais résisté jusqu’à présent mais je vais devoir y passer. De toute façon, pour dessiner un peu sérieusement, l’écran du téléphone est un peu réduit.

lundi 30 juillet 2018

La vie heureuse

Lundi 30 juillet 2018

Vu le nombre de visiteurs à mon expo, je dois me préparer à une vie pauvre, réduite. Cela me va, me semble parfaitement en accord avec mes choix artistiques, tant littéraires que plastiques.


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J’ai beaucoup progressé concernant la maîtrise de ma drogue favorite, c’est-à-dire l’alcool. Après m’être laissé un peu aller jeudi et vendredi, rien samedi et dimanche. Et je compte bien continuer. Car, à chaque fois, après un peu de plaisir, de légèreté, d’euphorie, mon être s’en trouve désorganisé, affolé, inquiet.


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Après avoir réalisé, ces derniers jours, mon troisième Objet Content pour Rien - dont je ne suis pas très content -, je suis confiant.

Les arts plastiques ont vraiment pris possession de tout mon être et je me rends compte que l’écriture, la volonté de devenir écrivain, n’aura été qu’une façon de me construire, de supporter, trente années durant, mon activité d’enseignant.

Je suis confiant parce que mon petit lac est heureux. Il vit, enfin, comme il le désire.

Romain Rolland arrive à Vézelay en 1938

Dimanche 29 juillet 2018

Il y a quatre-vingt ans, en 1938, Romain Rolland écrit dans son Journal, au mois de juin :

« Je vais faire une visite au maire, qui n’est pas de notre bord - (la ville est âprement divisée en deux camps ennemis) - mais qui me reçoit avec égards. Vézelay est une ville qui meurt dans l’amertume de son passé, - l’ombre d’une ville - que font vivre seulement les étrangers. Son versant sud est habitée par de petits bourgeois réactionnaires et des rentiers. Le versant nord paraît abandonné à un peuple maigre et misérable, qui vit à part, l’air hostile et farouche. - L’intransigeance du curé doit ajouter à la division des classes. Il n’admet pas qu’on n’assiste pas à ses offices. Et d’avance, nous avons été classé, comme des en-dehors. - Je tâcherai néanmoins de maintenir des rapports courtois avec tous. »

Ça va être un plaisir de découvrir à mon tour cette ville et ses habitants, tout en lisant ce Journal qui va jusqu’à la mort de Romain Rolland, en 1944.

samedi 28 juillet 2018

Inéluctable sobriété

Samedi 28 juillet 2018

J’ai bu un peu trop de vin blanc hier - et avant hier. Mon esprit s’en trouve désagréablement agité. Désagréablement veut dire que cette agitation n’est pas productive. Manque de sérénité. En conséquence, retour à une complète sobriété.

Cela ne m’a pas empêché de bricoler et d’avancer mes affaires. Grillage anti-chien et début de fabrication de mon troisième Objet Content pour Rien. Il y a eu le Tour de France aussi, dans les Pyrénées. Il était temps, car les coureurs seront bientôt à Paris.

J'ai sauvé ma sculpture

Vendredi 27 juillet 2018

J’ai sauvé ma sculpture ratée, en lui trouvant un titre :

Déesse du Paléolithique ayant un peu trop fricoté avec les Modernes.

jeudi 26 juillet 2018

Les premières épreuves

Jeudi 26 juillet 2018

Cette vie de galeriste sans visiteurs a beau me faire du bien, ça devient inquiétant.

Comment vais-je faire ?

Est-ce que ma vie d’artiste, comme celle de beaucoup d’autres, aura besoin d’un mécène ? Un mécène qui s’appelle Mirabelle ?

Hier, j’ai enfin réussi à faire une statuette avec des seins. « Réussi » n’est peut-être pas le bon mot, car c’est la plus mauvaise que j’ai faite jusqu’à présent. Je la garde pour l’instant, mais il n’est pas impossible qu’elle aille à la poubelle un jour.

Pour garder le moral, j’essaie de rester centré, de ne pas oublier qu’un jour un ange s’est posé sur mon épaule pour me dire l’Essentiel.

mercredi 25 juillet 2018

Cette vie de galeriste, au calme, me convient

Mercredi 25 juillet 2018

Si je n’avais pas vendu une photo lundi, si je n’étais pas persuadé d’en vendre encore une ou deux d’ici la fin de l’expo, je crois que j’aurais le moral en berne.

Les visites se font rares, plus que rares.

Je me console en constatant que cette activité de galeriste me fait du bien. Elle rythme ma journée. Un peu d’art plastique : un Objet Content pour Rien en cours et une petite religieuse en terre. Allez savoir pourquoi, cette dernière est enceinte, ou bien elle tient quelque chose devant son ventre. Un peu de lecture : la bio de Duchamp par Marcadé. Et d’écriture. De temps en temps, je me mets un coup de pied aux fesses pour corriger de vieux écrits. Aujourd’hui, après deux journées de repos, j’ajouterai un peu de bricolage : pose d’un grillage en plastique dans la partie basse des deux portails de la maison, car le chien avance un peu trop loin sa tête au-dessus du trottoir. Il n’est pas méchant, mais on ne sait jamais. Cela pourrait faire peur à quelqu’un, qui s’écarterait alors sur la route. Même si cette dernière est peu passante, ce sera plus prudent.

mardi 24 juillet 2018

FAIRE

Mardi 24 juillet 2018

Depuis mon coup de mou, vendredi et samedi, je me suis bougé.

Action ! me suis dit.

Et j’ai corrigé de vieux écrits, et j’ai commencé un Objet Content pour Rien (qui s’est écroulé hier et que je recommence aujourd’hui), et j’ai décidé de faire des figurines de terre (car je n’aurai pas le temps d’aller chercher celles qui se trouvent à Noisy, alors que je veux montrer, le 3 août, faux vernissage, pot avant décrochage, que je ne compte pas me contenter de photographies; dans le même esprit, j’ai commandé à P. un tirage de trois figures, trois dessins…

Parce que je me suis dit qu’il fallait FAIRE, ne pas trop penser au résultat, que c’est de ce FAIRE qu’allait sortir, peut-être, des oeuvres intéressantes.

dimanche 22 juillet 2018

Au boulot !

Dimanche 22 juillet 2018

La journée d’hier, comme celle de vendredi, a été difficile. Mon petit monde intérieur n’allait pas bien. Inquiétude, peu d’entrain, de disponibilité à la joie.

Après deux kirs, le soir, j’ai retrouvé un peu d’espoir. Mais un sourire dû à l’alcool ne vaut pas un sourire de béatitude.

Suis malgré tout content de ne pas m’être laissé aller, pas plus dans l’alcool que dans la tristesse ou l’inquiétude. J’ai travaillé, comme me l’a conseillé mon ami Voltaire il y a bien longtemps. Et je compte bien continuer aujourd’hui, et tous les autres jours, car c’est du travail que naîtront des oeuvres intéressantes, petit à petit, pas en restant sur le canapé à penser à des oeuvres possibles. Il faut faire, réaliser, et mettre à la poubelle sans pleurer si ce n’est pas bon, au moins passable.

Inquiet

Samedi 21 juillet 2018

Pas d’énergie hier, de l’inquiétude. Peur de l’avenir.

J’allais vous écrire que je ne savais pas quoi faire pour arranger cet état, mais je le sais. Ne pas boire, me fragiliser plus encore, aller flotter parmi les nuages avant de retomber lourdement sur le sol, travailler, me donner les moyens de mes ambitions.

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