Voyage au bout de la Lumière

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mardi 17 octobre 2017

Ma future activité de plasticien me travaille

Hier, j’ai pensé à actualiser mon CV, pour le mettre en accord avec ma nouvelle vie.

Ça a donné ça:

1965 - 1973 : Enfant

1973 - 1988 : Gymnaste

1988 - 2018 : Enseignant malheureux

1995 - 2018 : Écrivain de moins en moins malheureux au fil du temps

2018 : Plasticien à Vézelay, fabriquant d’objets à but lucratif et contemplatif proches de la tradition chrétienne mais pouvant également intéresser des athées ou des personnes pratiquant d’autres religions ou spiritualités.

Aujourd’hui, je pense à une signature, à des initiales qui pourraient se transformer en pseudo.

Bref, ma future activité de plasticien me travaille.

Les pieds dans les feuilles d’automne

Mardi 17 octobre 2017

Traîner les pieds dans les feuilles d’automne, c’est presque aussi amusant que de le faire dans la neige.

L’année est déjà finie !

Lundi 16 octobre 2017

Dans deux jours et demi, j’en aurai fini le plus dur de mon année professionnelle.

Deux semaines allégées suivront, et puis, jusqu’à Noël, pendant un peu plus d’un mois, des événements, des ruptures de rythme, qui feront que le temps passera vite.

Dès la fin du mois de janvier, encore une semaine allégée, et puis, après quinze jours de travail, encore deux semaines allégées, à la fin du mois de février.

La troisième semaine de mars cassera le rythme et l’ennui.

Au mois d’avril, encore une semaine particulière, et puis deux semaines allégées. Autant dire que ça va passer très vite.

Concours et spectacle au mois de mai. Ce sera à la fois lourd et léger, mais excitant, et le temps encore une fois passera vite.

Encore des spectacles, encore une semaine allégée au mois de juin.

Nous serons en juillet. Je ferai mes valises.

dimanche 15 octobre 2017

Flemme

Dimanche 15 octobre 2017

Un week-end reposant.

Vendredi, comme c’est régulièrement le cas en ce moment, je n’ai travaillé qu’une heure et demi - l’après-midi.

Il faisait beau et je me suis dit que la vie était belle, parce qu’il faisait beau mais aussi parce que ce vendredi me permettait de me reposer afin d’être en forme pour le week-end.

Je n’ai donc pas fait grand-chose vendredi, à part me reposer.

Samedi, j’ai vu Émilie.

Depuis le temps qu’on se courrait après pour se donner des nouvelles, on était enfin arrivés à se voir.

Émilie est ses petits bouts adorables, deux garçons.

Émilie avec une petite fille dans le ventre, une petite fille qui allait sortir au grand air, pour le meilleur et pour le pire, dans un mois.

Émilie et P., son homme qui travaillait pour refaire de fond en comble une pièce pour accueillir leur nouvelle enfant, son homme qui ne faisait pas les choses à moitié et duquel pourtant elle se plaignait.

Émilie n’était pas encore assez sage pour se réjouir de sa vie - ou bien elle n’avait pas encore assez souffert pour pouvoir s’en réjouir.

Il faut du temps pour guérir des blessures de l’enfance.

J’espère qu’elle y parviendra un jour.

Peut-être qu’il lui faudra trente années, comme moi;

Peut-être qu’il faut être patient.

L’après-midi, après cette visite de trois heures, ce déjeuner agréable, en famille, alors qu’habituellement je n’aime pas la famille, j’aurais pu faire plein de choses, sauf que je n’avais envie de rien. De rien à part rester allongé comme une grenouille malade.

Et ce ne fut pas tellement désagréable parce que je n’étais pas triste, parce que je ne me sentais pas malade.

Je me disais seulement que la semaine avait peut-être été plus fatigante que je ne pensais, et qu’en conséquence, je devais me reposer.

J’ai écouté Omar Sy et Emmanuelle Devos - que ma chérie avait connu quand elle était jeune. Ils étaient invités chez Trapenard. Je suis monté sur mon vélo à assistance électrique pour aller faire des courses, et j’ai regardé un film le soir avec Mirabelle, un vieux film, avec Louis Jouvet, Le Revenant, qui m’a montré, une fois de plus, que je n’avais peut-être pas tord de me tenir à distance des humains, pas tord de les trouver méchants à force d’être imbéciles, pas tord ne pas les aimer même si cela ne me rendait la vie facile de ne pas les aimer.

Aujourd’hui, je me suis promis de faire plus de choses qu’hier, mais il n’est pas sûr du tout que je le ferai.

jeudi 12 octobre 2017

Abysses

Jeudi 12 octobre 2017

Que s’est-il passé hier de quatorze heures à seize heures ?

Je ne sais pas.

Je sais seulement que je me suis réveillé complètement hébété et qu’il m’a fallu plus d’une demi-heure pour redevenir à peu près normal.

Où mon esprit était-il allé ?

Je ne sais pas.

Je suppose que, pour mon bien-être, il a eu besoin, cette après-midi là, d’aller au fond de nos abysses.

mercredi 11 octobre 2017

Le grondement d’un avion et le chant d’un oiseau

Hier, entre quinze et seize, j’ai un coup de pompe désastreux.

J’ai fait bonne figure, moyenne figure, moche figure, j’ai fait comme j’ai pu.

Ensuite, ça a été mieux, et j’ai pu aller m’aérer une heure avant mon dernier cours, de 18h à 20h.

Après ce coup de pompe, j’ai décidé de me coucher tôt, en rentrant ou presque, pour être en forme le lendemain, à peu près en forme.

Et la bonne nouvelle, alors que je monte la colline en parlant à mon téléphone ce matin, est que j’ai un bon moral.

Peut-être parce qu’après ma première cigarette, alors que j’avais le cul au frais sur le béton du perron, le silence était avec moi, le presque silence de la région parisienne.

Seulement le grondement d’un avion très loin et le chant d’un oiseau.

J’avais des sensations proche de celles que j’ai à Vézelay et décidai de rester un moment - comme cela m’arrive de plus en plus souvent - dans une sorte de méditation, d’état intermédiaire entre le sommeil et la veille.

Et puis une voiture au son plus agressif.

Et puis d’autres avions.

Si nombreux qu’on aurait pu imaginer un orage lointain.

Un orage inquiétant.

L’oiseau était parti. Il n’y avait plus que le grondement de la ville. Un grondement inquiétant, aussi inquiétant qu’un orage lointain.

La grande surprise, fut que dans ce monde grondant, le calme ne m’avait pas quitté.


***

Depuis que j’ai écouté le troisième volet de Sacha Guitry dans Les Chemins de la philosophie, sur France Culture - Je ne saurais vous dire pourquoi France Culture a décidé que Sacha Guitry était philosophe, alors qu’il est beaucoup mieux que cela - en rentrant chez moi avec des écouteurs sur les oreilles, je me suis mis à marcher plus lentement.

Et cette marche lente, avec Sacha Guitry, parfaitement joueur, intelligent et drôle, s’est mise à me faire beaucoup plus de bien que le grondement des avions et des voitures.

mardi 10 octobre 2017

Une ville au-dessus des nuages

En montant la colline verdoyante qui sépare mon lieu travail de la mairie, mon sac de courses s’est mis à balancer de façon joyeuse, harmonieuse.

Ce fut le second miracle de la journée.

La musique du virtuose roumain associée à celle de mon sac en plastique m’avaient fait rejoindre la ville au-dessus des nuages.

J’allais pouvoir vivre encore.

Vivre encore

La musique stridente du RER qui arrive en gare a agité mes cellules.

Une longue journée de travail la veille les avait déjà agitées,

Attristées.

Et une nuit de neuf heures n’avait pas suffi à les apaiser.

Je regardais mes chaussures dans la foule, à la recherche de calme, de nuit.

Et je ne pouvais m’empêcher de me demander ce que je pourrais faire pour survivre,

Vivre encore.

Un petit miracle

Mardi 10 octobre 2017

Je viens de croiser un virtuose dans le métro.

Un roumain.

Avec un mini accordéon et une enceinte scotchée sur un chariot à roulettes.

C’était aussi beau que Le Concert, film de Radu Mihaileanu.

J’allais au boulot entraînant les pieds

Contrairement à Rimbaud qui avait des semelles de vent.

Ce fut un petit miracle.

lundi 9 octobre 2017

Un silence bienfaisant

Ce matin, en sortant du lit, alors que je constatais, une fois de plus, que le silence était bien plus agréable ici qu’en région parisienne - où je le détruisais régulièrement en allumant la radio -, je me mis à penser qu’ici, je n’avais pas besoin de méditer.

En région parisienne, il était vital pour moi de rechercher du calme, du silence, qui n’existait pas plus à l’extérieur qu’à l’intérieur de moi.

Ici, le silence était tellement dense, bienfaisant, que je m’en trouvais imprégné jusqu’au fond des cellules.

À quoi cela servirait-il de méditer dans ces conditions?

Je ne pourrais que brouiller ce silence, ce calme.

Pourtant, la prochaine fois, je le ferai.

Pour constater que je ne me trompe pas. Pour vérifier si, réellement, tout ce qui me compose est calme, et vit en harmonie. Pour approfondir la question et, accessoirement, mon âme. Pour poursuivre ma recherche.

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