Voyage au bout de la Lumière

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dimanche 17 novembre 2019

Tout va bien et tout va mal

Dimanche 17 novembre 2019

Hier soir, en me couchant, je me disais : « Je me suis bien battu ». Ça m’a réconforté.

J’ai, depuis quelques temps un comportement de dépressif, c’est à dire que je suis obligé de me mettre un coup de pied au cul pour faire les choses. Sans ce coup de pied, je crois que je ne ferais rien, perdrais chaque jour un peu plus d’envie et d’énergie et finirai par mourir.

Seulement, j’ai un défi, une sorte de mission, la dernière : laisser quelques oeuvres d’art derrière moi. C’est tout ce que j’ai à faire dans les dix années qui viennent - encore plus dans les cinq ans, que je peux tenir sans travailler, en vivant de peu.

Je me sens déprimé, peu satisfait de moi et de ma vie, mais ça ne se passe pas si mal. J’ai encore réussi à faire un dessin ce matin, un dessin satisfaisant, sans trop d’efforts. Je devrais me réjouir - et peut-être qu’une partie de moi, enfouie très loin, se réjouit - au lieu de me dire que rien de va.

Et, finalement, ça va d’autant mieux que c’est dans le domaine qui me tient le plus à coeur que ça va.

J’écrivais il y a quelques mois que je devais trouver une méthode. Eh bien, je suis en train de la trouver. Je ne saurais vous dire comment je m’y prends - la méthode évoquée est encore bien floue - mais mes dessins naissent avec naturel. Et quand je me dis que cela va s’améliorer, ne peut que s’améliorer, encore et encore, je n’ai pas de mal à renouer avec la mégalomanie et à penser que je suis un grand artiste en devenir, un grand artiste qui ne peut que réussir.

17/11/19

samedi 16 novembre 2019

Mirabelle est sauvée, rassurée

Samedi 16 novembre 2019

Un dessin mercredi et de la peinture dans la salle de bain. Repos jeudi. Hier matin, bon accueil au CHU de Dijon. Mirabelle va être enfin suivie correctement, le neurochirurgien qui l’a examinée la reverra dans quelques mois à Auxerre. Il nous apporté des réponses. Le nerf est définitivement abîmé mais la hernie est en train de diminuer. La perte de motricité est évaluée à vingt pour cent et, avec un peu d’exercice, de kinésithérapie, Mirabelle devrait continuer à récupérer.


***

Un dessin ce matin. Encore une fois, je me suis arrêté dès que ce dernier exprimait à peu près ce que je voulais.

Si l’on y regarde de près, ça ressemble à une ébauche, à quelque chose de pas fini, pas fini du tout même, et pourtant, pour moi, c’est fini.

Si je veux dessiner mieux, il va falloir que je dessine plus souvent. Comme, à priori, je ne vais pas m’acharner sur un dessin, trouvant assez rapidement ce que je cherche, c’est en faisant de la quantité que je vais progresser.

16/11/19

jeudi 14 novembre 2019

Mon avenir artistique se précise

Si je ne me trompe pas, mon mode d’expression sera le dessin. Je vais poursuivre mon apprentissage, dessiner de mieux en mieux tout en conservant une forme de maladresse car, jusqu’à présent, c’est dans cette maladresse, en me raccrochant aux branches, que je trouve un peu d’art et de satisfaction.

Dessiner facilement et correctement est un objectif louable, mais laisser s’exprimer dieu et le diable, l’âme, l’inconscient - tout cela est un peu la même chose - est bien plus important.

Un travail artistique en bonne voie

Jeudi 14 novembre 2019

Ma Georgia mal dessinée a eu un petit succès sur Facebook. Je commence d’avoir un petit groupe de personnes qui s’intéresse à mon aventure artistique. C’est plaisant, encourageant. Et cela m’indique ce qui plaît plus ou moins au « public ».

Encore une fois, je me suis arrêté assez vite, pour ne pas abîmer ce qu’il y avait de bon dans ce dessin.

C’est le deuxième que je fais sur fond noir. Quand j’en serai au cinquantième, au centième, je pense qu’ils auront de bonnes raisons de positivement s’étonner.

Une beauté mal dessinée appelée Georgia Ives

13/11/19

En fait, ce n’est pas Georgia, mais un personnage. Je les ai dessinés, Georgia et le personnage, d’après une photo de spectacle, « L’homme à la tête de chou », de Jean-Claude Gallotta.

mercredi 13 novembre 2019

Suite des aventures médicales de Mirabelle

Dijon a fini par appeler, le 8, vendredi.

Ils ont fait leur boulot finalement. Plusieurs neurochirurgiens se sont penchés sur les radios, scanner et IRM de Mirabelle.

Les avis sont partagés.

Nous en saurons plus vendredi matin après une consultation sur place.

Séjours en famille

Mercredi 13 novembre 2019

Mon état malade, nauséeux, s’est arrêté vendredi midi, le 8 novembre, quand ma dernière et légère céphalée s’est dissipée.

Je ne saurai jamais si c’est le fait d’avoir vu mon frère ainé et mon père, le 1er et le 2, la tombe de ma mère, à Gilly sur Loire, où elle a passé sa jeunesse, ou bien le fait d’avoir trop mangé de champignons pendant trois jour, ou bien si c’est la peinture de la salle de bain, à mon retour, qui m’a fait mal au crâne, ou le feu de cheminée.

J’y suis retourné le 10, dimanche.

Mon fils n’avait pu être présent le 1er comme c’était prévu, il m’avait proposé le 9, 10, 11.

Une après midi à Vézelay le samedi, une soirée au coin du feu. Gilly sur Loire le dimanche. Cimetière puis accueil chaleureux le midi, roboratif, de mon frère cadet qui était sur place, dans cette petite fermette qui avait connu, dans mon enfance, deux vaches, un cochon, des poules et des lapins - et des toilettes collées aux clapiers. C’était avant l’eau courante, quand il fallait aller au puits pour avoir de l’eau. Départ pour Clermont Ferrand à quinze heures. Après avoir rendu hommage à sa grand-mère paternelle - il avait acheté des fleurs - il voulait voir son grand-père.

Nous sommes partis lundi en début d’après midi, lui en train pour Paris et moi en voiture.

J’étais heureux lundi soir, d’avoir vu mon frère, de m’être senti l’aise avec mon père (je lui ai même fait des cadeaux utiles, des tasses qui manquaient, une carafe pour l’eau et une cafetière électrique parce que la sienne, dont il ne se servait pas, seulement quand il y avait du monde, était défectueuse) et d’avoir passé du bon temps avec mon fils - que je vois rarement désormais.

Je n’avais pas mal au crâne lundi soir et continuai de ne pas boire d’alcool.

vendredi 8 novembre 2019

Marie Laforêt hier, Michel Houellebecq aujourd’hui

07/11/19

08/11/19

mercredi 6 novembre 2019

Le sculpteur est de retour

Mercredi 5 novembre 2019

Depuis quelques jours, je me sens malade, sans être vraiment malade. Un peu nauséeux. Et quand je bois une bière ou un kir, c’est pire.

Cela m’encourage à ne plus boire du tout.

J’aimerais bien, après avoir définitivement gagné mon combat contre l’alcool, arrêter de fumer, car je sens que ça ne me fait pas du bien non plus cette fumée inutile.

En attendant, ce n’est même pas la peine d’y penser, tant que l’alcool m’embêtera.

À part ça, je travaille : une figurine de terre hier, une jolie lettre à une amie aujourd’hui.

La figurine fut une véritable aventure. J’étais proche de l’abandon, prêt à assumer cet échec provisoire, quand j’ai vu quelque chose. J’ai laissé courir mes doigts sur la terre et, rapidement, ce que j’avais vu a pris vie.

C’est toujours informe, à moitié raté, mais ça se regarde, et c’est assez original.

mardi 5 novembre 2019

Ma vie d'artiste s'organise

Mardi 5 novembre

Hier, après que des amis soient venus voir mon travail d’artiste (dernier tirage photo, dessins depuis six mois, sculpture), j’ai eu une grande idée.

Produire des sculptures comme on fait de petits objets manufacturés et les vendre comme cela se faisait à l’époque gallo-romaine.

Poursuivre la photographie comme une activité équilibrante, sans chercher à faire des chefs-d’oeuvres, sans investir dans du matériel professionnel.

Développer pleinement ma recherche artistique grâce au dessin.

Voilà, les six prochains mois de ma vie sont organisés.

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