Voyage au bout de la Lumière

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 17 janvier 2019

Aurai-je un jour un emploi du temps d'artiste satisfaisant ? Je ne pense pas, mais cela me fait du bien d'espérer

Jeudi 17 janvier 2019

Le temps d’écrire un peu hier, de corriger de vieilles choses, il était l’heure de déjeuner. J’avais déjà bu une bière et cela aurait été risqué de me mettre au dessin le ventre vide. Des courses ensuite, dans quatre endroits différents, achat de pinceaux et de peintures, au cas où j’aurais le courage après le dessin de me lancer. Un café au café. De retour, il était l’heure de promener le chien avant la nuit, de profiter du soleil si rare en ce moment. Avais-je besoin de marcher, de me dépenser ? nous sommes restés deux heures dehors. Vide en rentrant, affamé et sans énergie. J’ai décidé de faire du feu en attendant l’heure de nourrir le chien et le chat, puis c’est moi qui me suis nourri. J’espérais encore, de façon bien illusoire, pouvoir me mettre au dessin ou à la peinture dans la soirée. Mais la fatigue, le rien, ne m’ont pas lâché. J’ai regardé les flammes et écouté la radio. Au lit ensuite avec, pour me ragaillardir, Cioran en 1969, Romain Rolland en 1938 et Paul Léautaud 1944. J’ai laissé Charles Bukowski et sa correspondance sur la table de chevet.

En conséquence, aujourd’hui, je vais essayer de ne pas me laisser avoir. L’idéal serait de me lever à sept heures, de m’occuper d’écriture de neuf à onze, puis de peinture de onze à treize.

mercredi 16 janvier 2019

Les bonnes et mauvaises surprises du travail artistique

Mercredi 16 janvier 2019

J’ai dessiné sans craintes, mais pas très bien.

Pour le « Café Quelaines », au lieu de reproduire la composition que j’avais faite sur ma tablette, j’ai voulu repartir de zéro, de la photo, et ça a donné une composition à laquelle je ne m’attendais pas, que je trouvais moins bien que celle de la tablette. J’étais bien embêté. À la fois content d’avoir fait ce grand dessin, qui n’était pas si mal que ça finalement, et mécontent - ou plutôt perturbé - que la composition de la tablette ne soit pas naturellement réapparue.

Je me suis attaqué ensuite à mon fragment de Bernard Buffet clermontois, qui n’est pas encore au point mais en bonne voie.

Aujourd’hui, alors que cela faisait longtemps que je n’avais pas vu de bleu dans le ciel, je vais m’y remettre courageusement.

mardi 15 janvier 2019

Succès ?

Hier, pour la première fois depuis le début de cette aventure de Journal, j’ai dépassé sur mon blog les 500 « Visiteurs uniques par jour ».

Je m’y attendais depuis quelques temps. J’attendais ce moment, cette joie, mais je ne vais pas m’enflammer comme je l’ai fait en 2017.

En 2017, au printemps, j’avais atteint l’objectif que je m’étais fixé : dix mille visiteurs chaque mois, trois cent trente trois par jour.

Je m’étais alors imaginé une exponentielle, une courbe tellement ascendante qu’elle allait m’apporter le succès, la sécurité matérielle et une forme de liberté, tellement exponentielle que j’allais pouvoir vivre au milieu des étoiles et, pourquoi pas, rencontrer Dieu.

Comme je vous l’ai déjà signalé, je suis plus raisonnable en 2019 qu’en 2017. Et je vais continuer mon petit bonhomme de chemin, tout simplement, ou mon chemin de petit bonhomme, vivre ce succès en toute discrétion et utiliser la confiance qu'il me donne pour dessiner aujourd’hui sans craintes.

Peur d'échouer

Mardi 15 janvier 2019

Mirabelle est dans le train. Il va être temps pour moi d’utiliser au mieux ces deux journées et demi de solitude.

J’y pensais hier - à la mauvaise humeur qui s’était emparée de moi vendredi avec l’arrivée de Mirabelle, mauvaise humeur due au fait que je me croyais enfin lancé question arts plastiques, lancement qui s’arrêtait net ce vendredi. Je pensais également que j’avais peur, peur de faire de la merde. Aujourd’hui, en pensant mieux, je me dis que je n’ai pas le choix, et que si je dois mettre un dessin à la poubelle, ce ne sera pas une raison pour désespérer.

lundi 14 janvier 2019

Un peu d'art

Lundi 14 janvier 2019

« Chaque fois que cela sera possible » écrivais-je vendredi. Eh bien, ce n’est pas possible.

Lorsque Mirabelle est là - du vendredi matin au mardi matin - il y a toujours à faire.

Changement de plan, de stratégie en conséquence : être au mieux, concentré et optimiste, du mardi au jeudi, et tenter de faire un peu d’art.

Idiot du village

Samedi 12 janvier 2019

Les voeux de M. le maire hier, lors desquels je me suis encore rendu compte que je n’étais pas fait pour ce genre de réception. Après le discours, intéressant - très belle élocution - j’aurais dû rentrer chez moi.

Impossible de parler à qui que ce soi. J’ai fini par me réfugier après des « idiots » du village, M. et J. - J. qui avait eu le bon goût de se déguiser en roi mage. Je l’ai plaisanté. Je me sens mieux avec ces gens-là qu’avec les autres. Ils vivent dans un autre monde. Et, après tout, je suis peut-être comme eux, un « idiot » du village.

vendredi 11 janvier 2019

L'art en premier, le reste plus tard

Vendredi 11 janvier 2019

Est-ce parce que j’ai commencé par le dessin hier ? J’ai passé une très bonne journée. Très active.

Ce sera donc, jusqu’à nouvel ordre, chaque fois que cela sera possible, ma nouvelle façon de fonctionner.

jeudi 10 janvier 2019

Arts plastiques suite

Jeudi 10 janvier 2019

Rien hier, Rien avant-hier. Je m’y suis mis aujourd’hui.

Jamais je n’arriverai à faire un dessin par jour. Alors, aujourd’hui, je me suis dit que ce serait un jour sur deux. Un jour pour les arts plastiques, le suivant pour l’écriture.

Aujourd’hui je fais les deux.


***

Cette histoire de me mettre au travail - travail de plasticien - m’entraîne quelque part. Deux de mes trois derniers dessins m’entraînent vers la peinture - l’envie de peinture. Je compose, je cherche, et je trouve cela plaisant. Et comme ma peinture - d’après ce que j’imagine - ressemblera plus à du dessin qu’à de la peinture, cette direction me paraît la bonne pour continuer d’apprendre à dessiner.

mercredi 9 janvier 2019

Action malgré le peu qui me reste

Mercredi 9 janvier 2019

Encore du Rien hier, mais je vais m’y mettre aujourd’hui.

Toujours pas assez d’énergie pour être actif toute la journée. En conséquence, je vais essayer de faire ce qui doit être fait avant quinze heures. De neuf à douze, puis de treize à quinze, et la journée sera faite.

Cinq heures de travail, cinq heures de contemplation ou documentation.

mardi 8 janvier 2019

Je tiens le bon bout

Mardi 8 janvier 2019

Je tiens le bon bout. Le Rien du 6 a été compensé. La main que j’ai dessinée ne ressemble à rien, à peine à une main, mais je l’ai dessinée.

C’est comme ça que j’y arriverai : en travaillant.

À vue de nez, j’en ai pour un an.

2020 devrait être une très bonne année.

- page 1 de 272