Journal de celui qui à force d'essayer d'être heureux est en train d'y parvenir

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 8 février 2012

Malade d'amour

Lundi 6 février 2012

Secoué par des rêves ce matin. Je me suis levé et activé alors que j'aurais pu rester au lit pour maîtriser ces démons ou de les laisser s'évanouir avec le temps, le sommeil. J'ai préféré m'activer - je sais que c'est plus productif pour moi que de perdre mon temps et mon énergie en dormant trop. Un jour chez Mirabelle, un autre chez Guy, je suis rarement chez moi en ce moment. Aujourd'hui, j'ai décidé de m'y poser un peu ce matin, de ranger quelques papiers, de faire mes comptes peut-être. Je me sens un peu inquiet, angoissé, et je n'ai pas envie de me sentir en retard sur quoi que ce soit.

Mercredi soir chez Guy. Nous avons ajouté ce jour à nos rencontres pour qu'il puisse vivre mieux le bouleversement actuel. On boit un verre ou deux, on se donne des nouvelles, et puis je rentre chez moi. Jeudi soir avec Mirabelle, une projection sur le Bhoutan. Vendredi soir chez Guy, fête marquant la fin de la boulangerie et le début de sa vie d'ambulancier. Samedi soir chez des amis à Mirabelle. Un billard avec Guy dimanche soir. C'est un peu fou mais je ne vois pas comment je pourrais faire autrement. Le seul truc sur lequel je me concentre est de rester lucide, vivant, en forme. C'est plus que nécessaire pour conserver la belle vie que je vis en ce moment. Et la recette est toujours la même: méditation, yoga.

Malgré le manque d'envie, d'énergie - ces dernières ayant probablement été sucées par les démons - je me suis assis face à la fenêtre chez Guy et j'ai médité. Il venait de franchir la porte pour commencer sa nouvelle vie. Son fils dormait encore. Cinq minutes. Mais ça a suffit pour qu'il se passe quelque chose de positif. Une courte salutation au soleil ensuite, douce et bien sentie, juste ce qu'il fallait pour réveiller mon corps. Et tout à l'heure, chez moi, après les papiers, les comptes, je me mettrai un coup de pied aux fesses pour faire une série d'asanas. C'est ce que j'ai à faire de plus important en ce moment, car je ne veux ne pas devenir malade d'amour, risquer d'abîmer cette belle vie que j'ai la chance de vivre.

lundi 6 février 2012

Un beau passage dans ma vie, à apprécier

Samedi 4 février 2012

Je pense à Mirabelle, à Guy, j'essaie d'organiser au mieux cette nouvelle vie qui commence, et je trouve que je ne me débrouille pas trop mal, plutôt bien même - et j'en suis fier - et je n'écris pas, et ce n'est pas grave, il se passe des choses plus importantes dans ma vie que d'écrire. Sous la douche, tout à l'heure, chez Guy, je me trouvais particulièrement détendu. Pas de projet particulier, pas de choses-à-faire, pas d'envies particulières non plus. La vie roulait doucement en moi et à l'extérieur, douce, calme comme une rivière qui coulerait lentement en zig zag dans un paysage tout à fait apaisant, saturé de couleurs unies par une même teinte en arrière plan, la teinte de la vie je suppose, de l'amour et du bonheur. Une sacrée belle étape dans mon voyage que cette pause au paradis. J'en profite calmement, sereinement. Je sais que ce n'est qu'une halte, et cela ne m'angoisse pas le moins du monde de savoir que cela ne va pas durer. J'accepte la vie comme elle est, avec ses bons et ses mauvais côtés.

vendredi 3 février 2012

Conserver un esprit calme, un corps éveillé, réveillé, entretenu

Lundi 30 janvier 2012

C'est étrange de se réveiller le matin avec Mirabelle et de se coucher le soir avec Guy. Je vais m'organiser pour que cela ne se reproduise pas trop souvent. C'est épanouissant de vivre pleinement sa bisexualité mais, concrètement, cela semble plus compliqué. Me voilà donc avec un nouveau chantier sur les bras...

Beaucoup d'alcool vendredi. Ca s'est terminé par une jolie cuite le soir. C'est la mauvaise réponse à apporter au chantier... Mais j'étais trop heureux jeudi de la réponse de Mirabelle, et ensuite, les circonstances ont fait que l'on s'est retrouvé tous les trois au spectacle... Durant cette semaine chargée en émotions, je crois que j'ai oublié aussi de méditer, et donc de rester posé. Encore une erreur à ne plus commettre, car j'ai trouvé, grâce à cette activité, un semblant d'équilibre. Je vais donc faire attention à l'avenir de ne plus oublier ce rituel apaisant.

A peu près en forme ce matin, peu motivé par le contenu de cette journée, mais en forme. J'ai respiré, médité, puis, cinq fois de suite pendant que Guy prenait sa douche, j'ai enchaîné des exercices pour réveiller mon corps, le rendre disponible pour démarrer cette journée. J'ai salué à ma façon le soleil, même si je ne le voyais pas derrière un ciel blanc et froid. Entre 17h et 19h, motivé ou pas, je ferai la série d'asanas réservée aux débutants. C'est la seule façon de m'en sortir, il me semble, de bien organiser cette nouvelle vie avec Mirabelle et Guy. Il est possible que ce soit la meilleure partie de ma vie qui commence. Je dois en conséquence mettre toutes les chances de mon côté...

mercredi 1 février 2012

Une révolution est en marche

Dimanche 29 janvier 2012

Je vais dire adieu à mes problèmes d'amour, de sexe, de frustration, parce que ce que je vis avec Mirabelle et Guy ressemble à un idéal. Avant, cela m'angoissait de projeter une relation dans l'avenir. J'étais persuadé que cela deviendrait obligatoirement difficile, ennuyeux, douloureux. Alors qu'aujourd'hui, je me vois très bien poursuivre ces deux relations toute ma vie. Je n'imagine pas à un bonheur ininterrompu - je ne suis pas fou - mais pas non plus de difficultés particulières - et encore moins de l'ennui! Tout ce que j'ai à faire, me dis-je, est de continuer à faire ce que je fais déjà. C'est une pensée très apaisante. Continuer de progresser au niveau relationnel, émotionnel, pour mieux comprendre ce que vit l'autre et ce que je vis moi-même et ce qui nous lie. Je ne sais pas encore très bien comment m'y prendre mais je sais que j'avance, que j'ai déjà progressé, sinon, je n'aurais pas rencontré Mirabelle.

C'est une véritable révolution qui est en train de se produire. Elle a mis du temps à advenir mais elle est là. Et je sens que ça va aller très vite maintenant. Peut-être même que mon écriture va s'en trouver positivement bouleversée, et cette perspective, même si elle me paraît désormais secondaire par rapport aux relations qui me lient à Mirabelle et à Guy, me rend optimiste.

Il s'est passé des choses bien sûr depuis jeudi, mais je n'ai pas envie de les raconter. Ca bouillonne à l'intérieur - j'ai besoin de calme. Après la tempête, le vent et la poussière, tout s'éclaircira. Je pourrai poursuivre mon récit.

Je vois de plus en plus de gens ouvrir les poubelles pour se nourrir. C'est inquiétant.

mardi 31 janvier 2012

Aurais-je changé au point que le bonheur se mette à s'intéresser à moi?

Vendredi 27 janvier 2012

Tout s'est bien passé hier. Une forme de perfection.

Mirabelle avait cachée sa clé dans sa cour intérieure, sous un pomelo, un arbre que je ne connaissais pas - et que je ne connais toujours pas parce qu'il est enveloppé dans un tissus blanc pour être protégé du froid. Elle ne rentrerait qu'à 15h alors que j'avais prévu d'arriver vers 13h. Je trouvais inutile, du boulot, de rentrer chez moi avant de repartir à Paris. Je me faisais une joie aussi d'être chez elle sans elle, de faire une sieste peut-être, de l'attendre. Mais, comme je n'étais pas pressé, j'ai pris du retard, et elle était en avance. A 14h, on a commencé à s'envoyer des sms: "As-tu mangé? J'ai de la salade. Veux-tu que j'achète quelque chose? On pourrait manger dehors? On se rejoint rue des Pyrénées, Café des Ours. Je suis à Ménilmontant. Un verre chez Magi d'abord?" Etc. On a fini à table chez les Ours un peu avant 15h, devant une entrecôte savoureuse et un tout aussi savoureux Cairanne. Elle devait travailler un morceau au piano, mais il fallait digérer avant, s'enlasser, debouts, puis allongés, habillés parce que l'idée n'était pas de faire l'amour mais de travailler après un petit temps de repos. Et mon idée à moi, vous le savez depuis plusieurs jours, c'était de lui avouer enfin ma bisexualité. Je ne me rappelle plus tout ce que l'on s'est dit en se reposant, en partageant de la tendresse, mais je sais qu'à un moment donné, je me suis dit: "c'est le moment". Ensuite, sans trop d'efforts, sans trop de confusion dans mes mots, mon esprit et mes émotions, je lui ai dit ce que j'avais à lui dire. Il y a eu un blanc. Assez long. Je la regardais. Un peu au-dessus d'elle, appuyé sur un coude, à bonne distance. Son visage ne bougeait pas. Ni positif, ni négatif. Pourtant, je savais que c'était O.K. Et elle me l'a confirmé quelques secondes plus tard avec des mots. J'étais heureux. Je le suis encore. De façon très honnête, altruiste, elle m'a prévenu que dans quelques jours elle réagira peut-être différemment, le temps que les émotions fassent leur chemin en elle, mais a priori c'était O.K. Elle vivait une sorte de rêve, un truc heureux et étrange qu'elle ne voulait pas analyser, qu'elle n'avait pas attendu, n'avait pas espéré. Elle voulait le vivre simplement comme on respire, sans y penser. Ca me convenait de faire partie de ce rêve, d'être un fantôme ou un ange, peu importe, car je sentais bien, moi, en lui parlant, en l'embrassant, en la caressant, que tout cela était réel.

Je ne vais pas détailler ainsi toute la journée, ce serait fastidieux, aussi bien pour vous que pour moi. Vais me contenter de signaler deux trois trucs qui me plaisent, qui marquent cette journée.

Après ces aveux, vous vous en doutez, j'étais détendu. Mirabelle, émue ou échauffée par ces derniers, cette tendresse, ces caresses, s'est un peu déshabillée et m'a déshabillé aussi pour me faire découvrir un truc que je ne connaissais pas, qui s'appelle branlette espagnole ou cravatte de notaire. C'était assez beau. Mon sexe coincé entre ses seins volumineux qu'elle pressait l'un contre l'autre. Après avoir lubrifié la vallée entre ses seins avec ma langue, c'était encore meilleur, et nous avons trouvé la bonne position. Mirabelle avait mis ses mains à plat comme une planche au-dessus de ses seins et les maintenait rapprochés en conservant mon sexe à la bonne place. C'était étrange et beau. Un peu pornographique mais doux. Et ce qui donnait une belle dimension à toute cette affaire, c'est que l'on était ensemble tous les deux, très présents, très impliqués dans ce qui se passait.

L'autre moment important fut de l'entendre jouer, travailler, Gershwin, la Rapsodie in Blue, dans sa formule destinée à deux pianos qu'elle devait jouer au mois d'avril. J'ai appris qu'à l'origine, cette musique était faite pour un piano et un orchestre et que, dans le cas du morceau que travaillait Mirabelle, un des deux piano tenait le rôle de l'orchestre. Je fus assez fasciné d'apprendre qu'il existait aussi une formule où le piano, un seul piano, tenait les deux rôles!

Je lisais en même temps l'interview de François Cluzet dans Télérama. Et, régulièrement, j'étais ému par ce que racontait le comédien. Je pense qu'il y avait beaucoup d'émotions dans l'air ce jour-là. A cause de ce que je venais de vivre avec Mirabelle bien sûr (et je ne parle pas de cravate de notaire, je présise cela pour les petits libidineux, ou libidineuses, qui s'intéresseraient à ma littérature), à cause de Gershwin, de Mirabelle qui était belle devant son clavier, concentrée sur ce qu'elle faisait, et puis A l'origine, Un dernier pour la route, Intouchables, L'été meurtrier que j'avais vu il y a bien longtemps, et ce que racontait François Cluzet de son parcours d'artiste et d'humain alors que vibrait en moi, en arrière plan, mon propre parcours... je vous assure qu'il y avait de quoi être ému, de quoi trouver cette interview profonde, brillante, de quoi avoir envie de remercier Télérama pour ce merveilleux moment.

lundi 30 janvier 2012

Mirabelle acceptera-t-elle un bisexuel?

Jeudi 26 janvier 2012

Je crois que j'ai de bons conseillés en communication, pas le genre de ceux qui s'occupent de politique ou de commerce, mais de relations humaines constructives. Il s'agit d'Emilie et de Guy, vous vous en doutiez. Et je me sens plus serein depuis que j'ai parlé avec eux. Hier soir chez Guy, parce qu'on ne s'étaient pas étalés au téléphone. Et puis je sens Mirabelle heureuse - je le suis aussi - cela se sent dans nos échanges épistolaires, et dans nos sms depuis peu (qui restent rares pour ne pas que nous nous montions la tête). On pourrait se dire amoureux, même si je ne veux pas accorder trop d'importance à ce terme romantique qui ne tient ni la route ni la durée. Mes relations du passé, de ce point de vue, ne seraient que des échecs, alors que vues sous un autre angle, non romantique, et donc plus réel, elle constituent tout simplement ma vie, un chemin dont je n'ai pas à rougir et qui n'est pas désastreux du tout puisqu'il me conduit aujourd'hui vers de belles relations, vers une forme d'épanouissement et de maturité qui me rend heureux. Si tout va bien donc, cet amour naissant avec Mirabelle ne se transformera pas en attachement - j'emploie ces termes dans l'acception proposée par le Dalaï Lama dans L'art du bonheur. Un amour vrai, voilà ce qu'il me faut. Ce qu'il nous faut. (Il faudra d'ailleurs que je relise ce livre à l'occasion pour trouver une définition cet amour positif, durable, comme le développement qui nous ferait du bien à tous.) Si Mirabelle n'a rien contre les homosexuels, hommes ou femmes, rien contre les hétérosexuels, elle n'aura logiquement rien contre les bisexuels, hommes ou femmes encore une fois. Voilà ce que je me dis pour me rassurer. Nous pourrons alors poursuivre cette relation intime et constructive en toute sérénité, entre adultes responsables et respectueux qui s'apportent mutuellement des choses positives. Je veux y croire. Je croise les doigts. Si tout se passe bien, ce jour restera gravé dans ma mémoire, longtemps, peut-être jusqu'à ma mort quand je reverrai toutes les belles choses qui se seront passées dans ma vie avec Mirabelle, Guy ou d'autres humains, quand je fermerai les yeux avec le sourire, plein d'une vie bien remplie.

dimanche 29 janvier 2012

Débuts incertains

Mardi 24 janvier 2012

Ca m'a gâché la journée d'hier cette histoire de bisexualité. Je commençais de faire mon fataliste en me disant que si Mirabelle ne l'acceptait pas ce ne serait pas si grave (ce serait la vie, etc.) mais je pensais aussi que j'allais vite la considérer comme une idiote pour me détacher d'elle et justifier ce nouvel échec. Ce qui m'a gâché la journée aussi, c'est que je ne voulais pas manquer de tact et surtout: mettre toutes les chances de mon côté. Et là, j'étais mal parce que je me sentais vraiment démuni. J'ai appelé Emilie qui m'a dit de ne surtout pas aborder la chose comme un drame du genre: "asseyons nous, j'ai quelque chose d'important à te dire..." Elle m'a conseillé de trouver le bon moment, m'a demandé s'il nous arrivait de parler de sexualité. Mais notre relation était encore bien jeune pour que l'on parle de sexualité. Il fallait laisser les corps bavarder un peu avant avant de faire intervenir dans cette histoire le langage et la partie la plus récente de nos cerveaux. L'option choisie, pour ne pas me ronger les sangs trop longtemps, fut donc de revoir Mirabelle le plus vite possible, pas pour faire l'amour, simplement pour la voir et peut-être lui parler. J'ai une possibilité jeudi après-midi. Si elle est chez elle ce jour-là, si elle travaille chez elle, j'aimerais bien lui faire une visite, sans trop l'embêter, apporter moi aussi du travail. Je me dis qu'il se trouvera bien dans l'après-midi un moment tranquille, câlin, propice à ce genre de confidences.

samedi 28 janvier 2012

Début de l'histoire

Lundi 23 janvier 2012

Une soupe paysane cuisinée avec soin, agrémentée de coriandre, de citron et d'huile d'olive. Du cidre. Ce n'est pas avec Mirabelle que je vais de nouveau flirter avec l'alcoolisme. Du coup, pendant qu'elle prenait sa douche, j'ai augmenté la teneur en alcool de mon cidre avec un peu de la vieille prune exposée sur un meuble. Il faudra que j'en achète d'ailleurs car, si cette bouteille est pour Mirabelle un souvenir, elle sera beaucoup moins jolie une fois vide. Elle voulait faire le test de quotient émotionnel. J'avais apporté le magazine Sciences et Avenir. Elle a fait mieux que moi mais pas beaucoup mieux. Elle pense que le test n'est pas bon. Je la crois. C'est très succinct. Ca ressemble à un test de magazine féminin. Ce n'est pas non plus avec Mirabelle que je vais faire le fou au lit, mais on vit d'autres choses, tendres, sensibles, on fait connaissance, ou plutôt, nos corps font connaissance. Et déjà il est temps de lui parler de ma bisexualité si je ne veux pas me sentir malhonnête avec elle. Je ne veux pas non plus qu'elle me juge malhonnête. Je ne sais pas encore comment faire, mais je vais le faire, car cette relation avec Mirabelle est faite pour durer, et si elle ne doit pas durer à cause de cela, autant qu'elle s'arrête rapidement.

vendredi 27 janvier 2012

Premier quiproquo avec Mirabelle

Dimanche 22 janvier 2012

Ai appelé Faby à midi. Pas de réponse. Répondeur.

Premier quiproquo avec Mirabelle. En la quittant vendredi matin, alors qu'elle me demandait quand on se reverrait et que je l'écoutais pas trop parce qu'il était évident qu'on se plaisait et qu'on allait se revoir très vite, je lui ai répondu de façon sincère et distraite que je n'en savais rien, que ce serait une surprise. Je ne mentais pas en disant que je n'en savais rien, je n'étais pas désinvolte en disant que ce serait une surprise, juste un peu égoiste peut-être, car cette idée de surprise me faisait plaisir: attendre les échanges de mails qui allaient suivre cette belle soirée, découvrir si Mirabelle avait envie que l'on se revoie très vite ou plus tard, si elle avait besoin d'un peu de temps pour y voir clair, tout était possible et heureux pour moi. Seulement, elle ne l'a pas du tout compris comme ça. Elle m'a pris pour quelqu'un d'autre, s'est imaginée que je déciderais de l'avenir, que je l'objetiserai en quelque sorte (j'emprunte ce mot à Mirabelle) et ne l'appelerai que lorsque j'aurai besoin d'un peu d'affection ou de sexe. Bref, elle s'est fait un mauvais film et ne m'en a informé qu'hier midi. Si j'avais pris le temps de répondre à son e-mail de vendredi, elle ne l'aurait peut-être pas pris de cette façon. Mais je n'avais pas le temps. Je voulais lui écrire posément - et c'est ce que j'ai fait hier matin au café. Pour être tout à fait honnête, je dois reconnaître que cela ne me déplaisait pas de ne pas avoir le temps, autant pour me freiner, de ne pas m'envoler, que pour voir comment Mirabelle allait réagir. Allait-elle me dire des choses sur cette rencontre ou attendre que moi-même je lui dise mes sensations et sentiments? J'ai peut-être un peu trop attendu puisque j'ai reçu le mail d'une femme méfiante, déçue, qui pointait cette phrase malheureuse, m'avertisait de ce qu'elle n'aimait pas, de voulait pas. Moi qui voulais des informations, j'en avais! Lui ai répondu immédiatement cette fois, en lui disant sincèrement le bonheur que j'avais à vivre ce début de relation avec elle, comment ce dernier était important pour moi et comment je me sentais sérieux et responsable dans cette situation, comment je ferai attention à l'avenir à ne pas la blesser, même si je n'étais pas infaillible. Hier soir, après un ciné avec Emilie, Guy et sa fille, j'avais à nouveau un mail de Mirabelle dans lequel je la retrouvais confiante et rayonnante - et impatiente que l'on se revoie. Ce sera pour ce soir.

Je vais être tout aussi attentif à Guy dans l'avenir, car cette nouvelle relation risque de changer nos habitudes et peut-être de le faire souffrir. Si tout se passe bien, il retirera lui aussi des bonnes choses de cette relation, voire du bonheur,.

Egoïstement, je me dis aussi qu'avec ces deux personnes, je vais peut-être évoluer rapidement et ne pas avoir besoin d'entrer en contact avec l'un des chercheurs cités dans Sciences et Avenir.

jeudi 26 janvier 2012

Un grand bonheur de retrouver le contact avec le corps d'une femme, Guy inquiet

Samedi 21 janvier 2012

Cette rencontre avec Mirabelle est un grand bonheur. Le fait de retrouver le contact avec le corps d'une femme - ça ne m'était pas arrivé depuis mai 2009 - a dû grandement participer à ce bonheur aussi. Je vais prendre soin de cette relation comme je n'ai jamais pris soin d'aucune relation. Guy, en revanche, n'a pas été emballé par cette rencontre. Il était heureux pour moi bien sûr, car il savait que cette relation avec une femme me manquait réellement, mais il avait peur aussi et a dû se faire du soucis toute la semaine. On ne s'est pas appelé. J'étais occupé. Et lui, toujours respectueux de ma liberté et de mon bien-être, n'a pas voulu me déranger. On a parlé de tout cela hier soir. Probablement fragilisé émotionnellement, il s'est retrouvé saoul avec très peu d'alcool. Lorsque j'ai éjaculé jusque sur son visage un peu plus tard, alors que je m'agitais comme une coquine sur son bassin, je pense qu'il a été un peu rassuré.

- page 1 de 120