être vivant

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 12 mars 2010

Encore une cuite

Dim 7 mars 2010

L'alcool est une saloperie. Il est 15h20 et la déprime commence. La fameuse "descente" innérente à toute consommation de drogue. C'est logique: on monte, on se met la tête dans les nuages, et ensuite, la nature reprend ses droits, le corps veut à nouveau être normal et nous fait descendre bien bas avant de nous remettre en place un peu plus tard. Aujourd'hui, je vais essayer de mesurer combien de temps va durer ce moment désagréable.

Jeudi 11 mars 2010

J'avais des choses à raconter ce dimanche mais justement j'avais la gueule de bois - que j'ai géré comme un chef et j'en suis fier, en faisant autre chose que tenir ce journal. En corrigeant un peu du mois d'août 2009, en me mettant un grand coup de pied au cul et en me disant: "Travaille! Si tu veux devenir écrivain, travaille!" En étant présent pour mon fils chaque fois qu'il revenait vers moi. Nous étions pour la première fois au skate park de Chelles. Un truc couvert, de professionnel, presque aussi bien que celui de Vitry qui n'existe plus. Cela m'a rappelé des souvenirs. Mon fils minuscule et Alexis, le copain d'une nounou sur lequel j'avais craqué. J'étais encore bien inconscient de mon homosexualité... J'avais fait le jeune avec cet Alexis, notamment au skate park de Vitry où je m'étais talé le cul puis les hanches avant d'admettre que ce genre de cabrioles qui n'étaient plus de mon âge. Bref, à Chelles, je me suis contenté d'écrire en m'obligeant à avancer dans cette correction et en buvant du coca et de l'eau. J'ai appelé Franck pour lui demander comment il allait - suis tombé sur son répondeur. Et, finalement, la déprime ne m'a pas eu. Aussi parce que juste après le skate park, je savais que j'allais rejoindre Franck à Paris et que je ne serai pas seul. De plus, j'avais pris de bonnes résolutions. Vivre plus pleinement cette relation et me remettre à écrire le matin, dès le lendemain, lundi.

Pas d'écriture pourtant lundi. Suis allé chez moi en partant de chez Franck à 6h45 afin de ne pas aller au café glacé à Rosny pour rompre avec mes anciennes habitudes. Méditation avant de m'allonger. Avant de partir travailler. Et le soir, une expo des élèves des Beaux Arts à la fondation Paul Ricard, chez les riches - derrière l'hôtel Crillon. Dodo chez Franck ensuite.

Début de gastro entre quatre heures et six heures mardi matin. Je sens que je n'ai pas digéré ce que j'ai mangé la veille, c'est à dire le premier repas un peu consistant depuis la cuite de samedi soir. Dans la salle de bain, je pète, cela m'arrive fréquemment le matin et de l'eau chaude tombe par terre, coule le long de mes cuisses. Ce n'est pas que de l'eau. Je nettoie puis j'évacue le restre dans les toilettes. Je ne peux rien avaler. Je rentre chez moi en attendant l'heure d'aller au travail. Pas d'écriture. Je ne suis pas en état. Je m'allonge trois quarts d'heure. Il fait froid au travail. Je tiens une heure mais mon état ne s'arrange pas. Au contraire. Je me demande si je ne vais pas vomir. Je décide de rentrer chez moi où je me couche en arrivant.

Je sortirai du lit à quinze heure trente en décidant de retourner travailler. Je me sentais à peu près guéri et je préfèrais ça à me sentir seul chez moi, au lit, à ne rien faire. Un bol de riz avant d'aller me cailler les miches. J'ai eu l'impression de guérir en vivant cette épreuve de 18 à 22h.

Mercredi, psy, dans le froid toujours. Froid en parti compensé par le soleil. Si l'on compte mon séjour en Tunisie, cela fait trois semaine de soleil. Pas grand-chose à raconter (à ma psy) mais je parle quand même pendant une demi-heure. Je me rends compte de certaines choses, en m'écoutant, en écoutant ses courtes relances.

Franck me rend visite le soir, mais je ne suis pas très chaleureux. Je suis coincé en fait. L'huitre qui s'est un peu trop ouverte samedi et dimanche s'est refermée ce jour-là. C'est pourquoi j'ai tenu à me rendre chez lui ce soir, pour rattraper le coup, pour que nous ne nous voyions pas seulement le week-end dans une ambiance de fête et d'alcool, pour m'habituer à sa présence, à cette relation homosexuelle qui petit à petit ne devrait plus me déranger et, encore une fois, pour ne pas être seul, parce que depuis que j'accepte de m'engager dans cette relation, je n'ai plus envie d'être seul chez moi.

Nous nous sommes couchés tôt hier soir. Franck est parti à 3h30. Quand le réveil a sonné à 6h (toujours cette fameuse idée d'écrire à nouveau le matin) je sentais que j'avais suffisamment dormi mais j'étais assommé. Un rêve m'avait assommé. Je savais que si je me levais, ce serait pour rien. Aucune énergie, sauf pour rester au lit. J'ai repoussé le réveil une fois, deux fois, puis je l'ai mis le plus tard possible pour être à l'heure au boulot.

samedi 6 mars 2010

Il fait beau, Isis toujours présente, méditation, je ne comprends rien à l'argent, nouvelle façon d'écrire dès lundi

Mardi 2 mars 2010

Depuis mon retour de Tunis, j'ai de la chance: il fait beau. (Froid mais beau.)

Mercredi 3 mars 2010

Sept heures, le jour se lève - commence de se lever -, les oiseaux chantent. C'est bon signe. Signe que le printremps sera bientôt là.

Isis m'a adressé la parole hier soir. Une banalité. Mais c'était suffisamment peu habituel pour que je le note. Aujourd'hui, je lui fait un signe de la main pour lui dire "bonjour", en accompagnant ce signe d'un sourire. Dans l'après-midi, alors que je devais me soulager d'une trop grande tension sexuelle, je me suis surpris à penser à elle et à jouir avec elle. Alors que ça n'arrive jamais, que ça n'arrive plus. Un peu plus tard, je me dis que sa fille était en vacances, qu'elle était seule et que cette liberté avait peut-être éveillé une envie sexuelle, que c'était pour cette raison qu'elle m'avait adressé la parole mardi soir. Ensuite, rapidement, j'ai décidé de ne plus penser à tout ça. Pour ne pas souffrir. Comme on dit "pensée" en méditation pour reconnaitre que l'on s'est fait attraper par un raisonnement et qu'il est temps de le laisser poursuivre sa vie ailleurs, j'ai dit "stop". Et ça a marché.

Jeudi 4 mars 2010

Ce matin, sur Radio Classique, j'entends Anne Hidalgo - première adjointe au maire de Paris - dire à Guillaume Durand que les régions de France sont endettée à hauteur de 150 milliards d'euros, et que l'état l'est pour sa part de 1500 milliards d'euros. Du coup, je ne comprends pas pourquoi on trouve important l'effort de la Grèce de vouloir faire 5 milliards d'euros d'économie, et pourquoi sa dette, estimée à 300 milliards d'euros, est si importante. Tous ces chiffres me dépassent.

Quand je médite, il m'arrive de n'être plus qu'un souffle. Et d'être heureux de n'être que ce souffle.

Vendredi 5 mars 2010

Comme chaque fois que je ne vais pas bien, j'imagine des choses. Aujourd'hui, ce que j'imagine, c'est d'écrire à nouveau le matin. Car je me suis rendu compte cette semaine - avec douleur - qu'écrire au hasard est un calvaire, un calvaire d'inquiétude.

mercredi 3 mars 2010

Panne de stylo, belles retrouvailles avec Franck

Dimanche 28 février 2010

Panne de stylo. Depuis que je n'écris plus le matin, écrire est devenu une activité hasardeuse, presque angoissante. Il ne faut pas céder à la tentation de s'y remettre pour se rassurer. Je me dis que je dois tenir encore un peu, accepter cette inquiétude peut-être nécessaire, qui peut me permettre de changer, d'écrire autrement.

Belles retrouvailles avec Franck vendredi soir. Il m'a espionné à l'aéroport. Il me l'a dit hier. Il m'a regardé marcher à travers le hall avant de venir à ma rencontre par derrière. Je suppose qu'il m'a vu heureux de le retrouver, qu'il en a été rassuré. Je ne sais pas si c'est le Bon Dieu qui l'a puni pour cet espionnage mais en arrivant à sa voiture il a été accueilli par un PV à 135 euros. Je ne lui en veux pas d'avoir fait cela. J'ai rompu en octobre. Je lui ai fait un sale coup en août. Il a le droit d'être méfiant. Bertrand m'avait fait cette réflexion quand je lui avais parlé de notre projet galerie d'art. Il m'avait dit de faire attention à Franck, de ne pas le mener en bateau. Récemment, Sami, un collègue que je tiens au courant de mes aventures, m'a demandé si Franck supportait que je le jette régulièrement. J'ai compris que je ne devais plus rompre mais me laisser aller dans cette relation, avoir un peu confiance, car c'est une belle relation.

Amour vendredi soir. Début de fist-fucking samedi soir. Une envie que j'avais dans la tête depuis le matin et que je pensais réaliser dans l'après-midi, mais nous avons dormi, digéré. Franck n'aime pas trop a priori ce genre de choses, un peu extrêmes à son goût. Cependant, ce fut un beau et agréble moment, plutôt sain. Je n'ai pas voulu forcer les choses. J'ai senti que ce n'était pas le moment. Seulement un début, une découverte. Je pense que plus je serai bien dans mes pompes et moins j'aurai besoin de ce genre de pratique. La scatologie me laisse tranquille depuis plusieurs mois - et j'en suis heureux. Je pense que le fist ne disparaitra pas, restera une pratique importante, bien que rare. Ce doit être pour ça que j'ai eu envie de la partager avec Franck. Amour encore dimanche matin, au réveil, à ma demande. Un bel orgasme partagé. Je n'envoie pas de sms du genre: "Je me suis habitué à toi. Je me sens seul quand tu n'es pas là.", mais j'y pense.

lundi 1 mars 2010

Un peu con

Vendredi 26 février 2010

C'est l'anniversaire du Prophète aujourd'hui. Je ne travaille pas. Je prends l'avion tout à l'heure.

Sms envoyé à Franck à 13h53: "Ne m'attends pas pour manger. Je pense que j'aurai envie de me coucher en arrivant, chez toi ou chez moi, comme tu préfères. Biz".

25° C, du vent et des nuages, c'est le temps d'aujourd'hui.

Je me suis saoulé hier et comme d'habitude le lendemain je n'aime pas ça. Je m'en veux. Je me trouve bête. Faible. Minable de ne pas pouvoir me contrôler un peu mieux.

Je suis à l'aéroport. Au bar. Une femme m'a regardé tout à l'heure. Je l'ai trouvée moche dans un premier temps. Puis elle m'a regardé une seconde fois. Alors, je me suis mis à la trouver belle. Je crois que je suis un peu con.

Je viens de voir Scarlett Johansson en photo au duty free - une pub pour un parfun de Dolce & Gabbana: The One. J'ai failli m'évanouir. Un peu plus loin, en me promenant autour du bar circulaire, visitant les salles d'embarquement 50 à 59, je suis à nouveau tombé amoureux. C'était dans la salle 56. Après avoir réfléchi un moment pour savoir pourquoi cette femme me faisait autant d'effet, j'ai découvert qu'elle ressemblait à Véronique Guillemot.

J'ai un problème avec les femmes. Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai pensé que Franck pourrait m'aider à ce niveau-là, parce qu'avec ma psy, on patauge.

mercredi 24 février 2010

Méditation

Lundi 22 février 2010

La méditation m'apprend à quel point une situation quelconque peut être riche en évènements. Des évènements auxquels justement on ne fait pas attention habituellement.

lundi 22 février 2010

Impressions à Tunis

Samedi 20 février 2010

Je vais apprendre à vivre jusqu'à ma mort. Que j'y parvienne ou non, mes écrits témoigneront de ce difficile apprentissage.

A la terrasse du café de L'oasis, à côté du parc zoologique, la grande majorité des Tunisiens se tient à l'ombre. Ils sont tous habillés chaudement et ne portent pas de lunettes de soleil. Je suis le seul européen, en T-shirt, au soleil.

Sms que je n'enverrai pas à Franck: "Je ne suis plus seul nulle part puisque je suis avec toi." Parce qu'il n'a pas besoin de ce genre de déclaration pour s'enflammer.

Dimanche 21 février 2010

Ce que j'ai vu de plus beau ici est la mer, la montagne et les chats. La crasse de ces derniers, leur aspect de survivants, en font des êtres divins (au sens ou l'entend Bobin).

samedi 20 février 2010

Voyage, méditation

Vendredi 19 février 2010

Franck est venu me dire au revoir hier soir. Je n'avais pas envie de lui - pas envie de faire l'amour pour être plus précis. Je coinçais en fait. Je l'ai su quand il m'a un peu poussé à m'exprimer. J'étais plus à l'aise qu'avant avec lui, question tendresse, en revanche, je ressentais beaucoup plus de freins au niveau sexuel. C'est à peu près ce que je lui ai dit, que j'étais dans une phase câline, nouvelle pour moi, qui semblait incompatible avec le sexe. J'avais changé. C'est lui qui me le disait. Et il me préférait maintenant, même si on faisait moins l'amour. Après nous être racontés tout cela, on s'est remis à essayer de dormir. Mais ça sentait l'insomnie. Je le lui ai dit. J'étais sur le ventre. Que s'il voulait me lécher le cul, cela m'exciterait probablement et qu'ensuite il pourrait me pénétrer. Finalement, ce sénario était un peu court pour lui. Il est passé de mon cul à mon sexe et j'ai fini, après lui en avoir demandé l'autorisation, par jouir dans sa bouche pendant qu'il aspergeait les draps.

Drôle de coincidence. Je viens de croiser Frédéric. Celui qui s'appelle dans ce journal: "mon amant d'il y a dix ans". Le temps passant, cela doit faire plus de dix ans maintenant, et je pourrais aussi l'appeler: ma première expérience homosexuelle adulte - les autres ayant eu lieu durant l'adolescence. Il n'a pas changé. Plutôt beau garçon. Mais nous n'avons rien à faire ensemble. Il a trouvé son Franck il y a bien des années et ils vivent ensemble. Moi, je viens de trouver le mien. Une partie de jambes en l'air? Il aimerait bien mais il trouve que c'est impossible à organiser. Pour moi, cela n'a pas d'importance. Son Franck ne serait pas au courant mais le mien si, parce que je n'aime pas cacher les choses et parce que je tiens ce journal. Nous avons bu un café ensemble, une demi-heure, et puis l'on s'est séparé. Deux semaines de cours pour lui à Casablanca, une semaine pour moi à Tunis.

Quand on est en voyage, comme je le suis aujourd'hui (je suis au-dessus de la Méditerranée) cela semble évident de méditer. J'ai commencé à 11h, en m'éloignant du château et en faisant rouler ma valise sur le goudron pour rejoindre la gare du RER. Je suis entré dans l'aéroport d'Orly à 12h30, après m'être amusé du train appelé Orlyval. Un train spécial desservant les aérogares d'Orly sud et ouest à partir d'Antony. Tellement spécial qu'il ressemble à un jouet. C'est ce qui m'a amusé. D'avoir l'impression d'être à l'intérieur d'un jouet. C'était la deuxième fois que j'utilisais ce train mais la première fois que cela me faisait cet effet. D'ailleurs, je me demande si la première fois ce n'était pas au retour de Tunis justement il y a trois ans. Bref, mis à part l'intermède d'une demi-heure avec Frédéric, cette journée ressemble une longue méditation.

vendredi 19 février 2010

Prise de conscience, changement de vie

Jeudi 18 février 2010

Je n'écris plus. Parce que je ne vais plus au café. Parce que je ne veux pas que Franck - qui a lu Janvier 2010 et qui lira Février - sache que je vais faire ma vie avec lui.

jeudi 18 février 2010

Une très belle journée

Mercredi 17 février 2010

Une très belle journée hier. Peut-être la plus belle depuis le début de l'année. Pas un nuage du matin jusqu'au soir. J'ai eu le temps de faire une sieste le midi dans notre grand jardin. C'est un faucon et un merle qui m'ont réveillé. Le premier venait de terrasser le second et il se tenait là, immobile, regardant à droite et gauche, tenant dans ses serres la petite bête noire qui ne disait plus rien.

mardi 16 février 2010

La Saint Valentin avec Franck

Dimanche 14 février 2010

Boltanski avec Franck vendredi soir. J'ai trouvé ça moins bien que ce que j'avais imaginé. Ce que j'ai le plus apprécié en fait c'est l'arrière du mur de boites métalliques rouillées qui nous fait face à l'entrée. Légère gueule de bois samedi matin, gérée par une promenade au square Saint Lambert (seul) avant d'aller à nouveau marcher dans le froid, avec Franck cette fois, autour de l'étang de La Loy. Franck m'a signalé que cet étang avait été créé en 1500 - ou 1600, je ne sais plus. Un délicieux Saint Nicolas de Bourgueil en début d'après-midi (Les Garillères, famille Mabileau, Jacques et Vincent) qui a accompagné deux pavés de boeuf marinés signés Picard. Une sieste ensuite, pour continuer de gérer la gueule de bois. Puis Franck est rentré chez lui et moi je suis allé à la piscine avec Bertrand. J'ai nagé comme une pierre, au ralenti, pendant une demi-heure. Ardisson chez Bertrand ensuite avec un verre d'eau. Puis un très bon vin australien avec du riz et du poulet que Bertrand m'a invité à partager. Un divertissement orchestré par Christophe Dechavanne et sa copine blonde au style étrange, genre poupée inaccessible faite pour faire bander les hommes: Victoria Silvstedt. Un whisky dont j'aurais pu me passer avant de me coucher mais qui me faisait envie. Une rage de dent à deux heures du matin. Après réflexion (la possibilité de souffrir toute la nuit) j'ai réagi. Je suis allé à Torcy (Bay 1). J'avais le souvenir d'avoir aperçu à cet endroit une pharmacie ouverte sept jours sur sept et 24h/24. Il était temps de vérifier si je ne m'étais pas trompé. En cas d'échec, j'étais prêt à aller jusqu'à Nation à Paris. Je ne m'étais pas trompé. De retour à trois heures avec un cachet dans le ventre. Réveil à 8h pour aller voir mon fils à Bobigny. Sa première compétition d'escrime (l'année dernière, c'était une compétition interne au club). Il gagne son premier match mais perd les quatre suivants. C'est difficile et pas drôle. Il perd confiance. Il n'est pas bien et je ne suis pas bien non plus. Avec sa mère, et son entraîneur, on fait ce que l'on peut pour qu'il tienne le coup, accepte ce qui se passe. Est-ce ainsi qu'on apprend la vie? Je crois. Mais je ne trouve pas ça drôle. Ensuite, en phase d'élimination directe, il rencontre un jeune expérimenté qui le dépasse d'une tête. Je suis étonné et heureux qu'il parvienne à marquer trois fois contre ce champion en herbe un peu ridicule qui crie des "oui" et saute en l'air à chaque point qu'il marque. Coup de blues ensuite. Contre-coup logique de ma consommation d'alcool depuis vendredi soir. Je mange. Je m'interdis de boire. Mais je m'autorise un whisky avant de m'endormir (comme le soir). Une sieste d'une heure. Au réveil, le soleil que j'attendais, qui était là à midi au milieu d'un grand ciel bleu, a disparu. Je vais me promener. Une heure trente de marche. J'appelle Franck en fin de promenade. Une proposition de cinéma pour lui et son fils à Vincennes en début de soirée. Il est convenu que l'on se retrouve à Vincennes. Je m'active en attendant, nettoie l'entrée, mes chaussures, fais la vaisselle. Je m'apprête à aller écrire, au café - il doit être 17h30. J'entre dans ma voiture quand Franck, contre toute attente, me fait des appels de phares. Je suis surpris et presque mécontent. J'ai peur que cette arrivée soudaine ne m'empêche d'écrire comme c'était prévu. Mais non, Franck a compris la situation. Il me dépose au café avant d'aller se promener au bord de la Marne. Quand il revient, il a commandé un thé. Et maintenant, il attend un croque-monsieur sans jambon - pas parce qu'il n'aime pas le jambon mais parce ce qu'il n'y en avaient plus. Il est 18h45. Je vais appeler ma mère pour conserver mes bonnes habitudes et ensuite nous partirons tous les deux pour Vincennes voir L'autre Dumas.

- page 1 de 84