être vivant

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vendredi 9 novembre 2007

Définition de mon travail littéraire

(Avec une pensée pour Elle) :

C’est comme boire et manger, dormir, respirer, pisser ou chier, faire l’amour quand on a un amour ; c’est vital, c’est simple, et j’essaie de le faire simplement. Que ce travail soit qualifié ensuite de littérature ou de psychothérapie n’est pas mon affaire. Je ne me soucis pas non plus beaucoup de la qualité de mon écriture, puisque chaque jour, je fais de mon mieux. Comment pourrais-je faire encore mieux ? Ce n’est qu’avec le temps, éventuellement, que ce sera meilleur.

samedi 22 septembre 2007

Réflexion sur mon écriture

Je m’en branle complètement d’écrire bien maintenant. Chaque fois que j’arrive à exprimer à peu près clairement ce que je veux, c’est déjà un petit miracle, un grand bonheur.

samedi 30 juin 2007

Paul Léautaud 1872 - 1956

Journal littéraire
Tome 1 : novembre 1893 – juin 1928

STYLE
4 Septembre 1898
Page 20 :
« Se surveiller, être conscient, toujours.
Se défier du style de Renan, de tous les styles dits grands styles.
Ne pas faire de phrases faciles, fades. Au contraire, des phrases dures, sèches, même rudes. Une harmonie se dégage aussi de ces phrases.
Simplifier, sans cesse.
Le moins possible d’épithètes.
Une phrase tendre et charmante par ci par là, comme un sourire voilé, atténuera. »

Ne pas faire de phrases faciles… Des phrases dures, sèches, même rudes.
Une harmonie se dégage aussi de ces phrases.

Cela me rappelle Bukowski :

Le grand art dans la simplicité.

jeudi 28 juin 2007

Paul Léautaud 1872 - 1956

Journal littéraire
Tome 1 : novembre 1893 – juin 1928

SOYONS NOUS-MÊME
17 Octobre 1897
Page 17 :
« Et puis, il serait temps d’écrire sans s’occuper des autres livres. Après tant de réflexions, d’essais, je dois posséder ma manière, ou bien je ne la posséderai jamais. Il serait temps d’écrire tranquillement, librement, comme si j’étais seul vivant. Quittons le soucis des livres, des maîtres. C’est de trop penser à eux qui m’a paralysé jusqu’ici. Soyons nous-même, si c’est possible, si c’est possible… »

Etre soi-même,
Ecrire tranquillement,
Librement.

lundi 30 avril 2007

Charles Bukowski 1920-1994

Correspondance 1958-1994

BAUME POUR L’ÂME
Page 75 :
« A Jon et Louise Webb
10 janvier 1964
« (…) Je ne me souviens pas vous avoir écrit une longue lettre depuis quelques temps, mais si vous en avez reçu une, c’est parfait. Parfois, lorsque le frigo est rempli de bières, que j’ai fait le plein de cigares, que la lumière électrique vient heurter le papier blanc, que le ventilo ventile et que cette pute du dessous ne cogne pas contre mon plancher, j’écris et j’écris encore, un peu cinglé, genre hypnotisé, il n’y a que la fumée et la bière fraîche et PAP PAP PAP PAP PAP, et ça aussi, c’est du baume pour l’âme (…) »

vendredi 20 janvier 2006

Nietzsche

Une citation tirée du livre de Sollers, UNE VIE DIVINE, page 165.

"Une mosaïque de mots, où chaque mot, par sa sonorité, sa place, sa signification, rayonne sa force, à droite, à gauche et sur l'ensemble, un minimum de signes en étendue et en nombre, atteignant à un point un maximum dans l'énergie des signes."

Toute personne qui joue un peu avec les mots aimerait écrire comme ça ; devrait vouloir écrire comme ça.