être vivant

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samedi 16 mai 2009

Philippe Sollers

Les voyageurs du temps

Page 202 :

« Le corps d’enfance et la frappe des mots sont tout. »

Cela pourrait faire une bonne définition de la littérature, du style.

lundi 29 septembre 2008

Thomas d'Ansembourg

Thomas d’Ansembourg. Cessez d’être gentil soyez vrais ! Les éditions de l’homme.

En exergue, un vers de Pascal de Duve :

« Mon histoire commence le jour où j’ai décidé de ne plus vivre ma vie comme on remonte un escalator qui descend ».

Préface de Guy Corneau, page 13 :

« Nous y apprenons comment reprogrammer notre façon de nous exprimer, notre façon de nous dire. Au terme de cette démarche, il y a la joie d’être plus près des autres et plus près de soi, il y a le bonheur d’être ouvert aux autres. Et au cœur de cette démarche, il y a la possibilité de renoncer aux confusions accommodantes dont nous nous contentons bien souvent au lieu d’accéder à un univers de choix et de liberté. »

Encourageant.

Introduction page 17 :

« J’étais un avocat gentiment et très poliment déprimé et démotivé. Aujourd’hui, j’anime avec enthousiasme conférences, séminaires et entretiens d’accompagnement. J’étais un célibataire terrifié par l’engagement affectif, comblant sa solitude pas l’hyperactivité. Aujourd’hui, je suis marié, père et comblé. Je vivais dans une tristesse intérieure bien dissimulée mais constante, je me sens aujourd’hui empli de confiance et de joie. »

Encore plus encourageant !

Page 21 :

« Si cette exploration fait peur, c’est que nous craignons souvent de nous perdre dans la relation. Nous avons en effet appris à nous couper de nous pour être avec l’autre. »

Ceci explique le sous-titre : « Etre avec les autres en restant soi-même ».

VERS UN AUTRE LIEU

Page 22 :

« Ce livre s’adresse précisément aux personnes qui sont en route vers un autre lieu, un lieu de rencontre vraie entre les êtres. »

Allons-y.

samedi 27 septembre 2008

Plus sérieusement, les oeuvres qui manient l'humour ont tout à nous apprendre

Psy mag, sept 2008, interview de Clément Rosset

Page 75 :

P : Vous venez de citer Courteline, mais dans votre oeuvre, vous prenez volontier appui sur Tati ou Tintin... Est-ce bien raisonnable ?

CR : Vous pouvez ajouter à votre liste Samuel Beckett ou Marcel Proust, ça fera plus chic... Plus sérieusement, les oeuvres qui manient l'humour ont tout à nous apprendre : elles mettent à nu les mécanismes absurdes qui nous gouvernent et dont nous devons nous garder si nous voulons faire coïncider nos désirs et le réel, ce qui est la définition même de l'allégresse. Ces connaissances peu académiques n'excluent pas une assez bonne connaissance des philosophes. Mes préférés sont Spinoza, Nietzsche, Pascal et Bergson. J'ai une grande sympathie pour Schopenhauer, un sentiment mitigé pour Freud, capable de fines analyses, mais aussi de théories délirantes, et une aversion pour Kant, pour qui le réel n'est qu'une contrainte inopportune, juste bonne à faire de l'ombre aux beautés de son appareil théorique.

Clément Rosset

Psychologies magazine septembre 2008 (Jamel Debbouze en couverture)

Page 74

Nous avons un arsenal sophistiqué de mécanismes pour mettre notre conscience à l'abri des spectacles indésirables.