être vivant

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mardi 24 avril 2007

Charles Bukowski 1920-1994

Correspondance 1958-1994

CREATION
ET BLA-BLA
Page 68 :
« A John William Corrington
18 octobre 1963
« (…) L’un de ceux chez qui je suis allé, je crois que c’était chez Mahak, m’a demandé : « Qu’est-ce que tu fais ? Comment fais-tu pour écrire, créer ? » Tu ne fais rien, je lui ai répondu. Tu n’essaies pas (la tombe de Charles Bukowski à San pedro, Californie, est faite d’une simple plaque de marbre sur laquelle est gravé en majuscules : DONT TRY (n’essaie pas), tout simplement. C’est ce qu’il y a de plus important : ne pas essayer, que ce soit pour une Cadillac, la création ou l’immortalité. Tu attends, et si rien ne se passe, tu attends encore un peu. C’est comme une bestiole tout en haut du mur. Tu attends qu’elle vienne vers toi. Et lorsqu’elle est à portée de main tu lui mets une grande claque et tu la liquides. Ou alors si elle e une tronche qui te revient tu en fais un animal domestique.
Donc, cette bonne femme qui aime PARLER s’est mise de la partie : « Tu ne peux établir de telles REGLES ! C’est facile pour toi de dire « n’essaie pas » mais tu ne peux pas imposer de telles règles à tout le monde. C’est comme si je disais… »
« O.K., j’ai dit, j’abandonne. »
J’ai entendu ce genre de truc il y a des siècles et je les entends encore, toujours les mêmes expressions, les mêmes vielles paroles usées, des truc comme… disons… ils aiment bien le mot CULTURE et le mot CLASSE MOYENNE, ils les mélangent et ils obtiennent le mot CULTURE DE CLASSE MOYENNE, ça ressemble à quelque chose, ils sont contents, mais ça ne veut pas dire grand-chose, c’est comme les DROITS CIVIQUES ou le mot LIBERTE, des mots anciens détournés de leur sens, devenus creux à force d’abus. (…) »

Une bestiole tout en haut du mur…

Ne pas essayer, que ce soit pour une Cadillac, la création ou l’immortalité. C’est ce qu’il y a de plus important.
Cela me fait penser à Epictète.

lundi 28 août 2006

Extrait du Journal d'Alina Reyes

27 août 2006

« Au musée Guggenheim de Bilbao, j’ai vu clairement comment l’institution utilise l’art à des fins politiques, opium du peuple au même titre que le sport, ne serait-ce qu’en vous forçant à remonter l’interminable labyrinthe de la file d’attente même quand il n’y a personne. Après vous en avoir mis plein la vue avec de beaux murs, vous contraindre à l’attente en vous humiliant et en vous faisant vous oublier, puis ne vous livrer que du néant et obtenir que vous vous déclariez satisfait (sinon vous auriez l’air trop con à vos propres yeux). »

Opium bien utile (comme la croyance) pour souder une culture, pour faire avaler à l’ensemble, bon gré mal gré, cette fameuse culture et son histoire.

« Vous contraindre à l’attente en vous faisant vous oublier ». Ca, c’est plutôt positif.

Le néant, par contre, comme son nom l’indique, n’est pas très positif.

mardi 6 juin 2006

Art Paris hier

Rien d'extraordinaire.

Ensuite, un détour par l'avenue Matignon pour saluer mon ami Bernard Buffet.

(17 mars 2006)

lundi 5 juin 2006

Benoît Poelvoorde

En couverture d'Arts magazine :

"Arrêtons d'exposer des bidets !"

Je suis bien d'accord - on n'est plus en 1917.

jeudi 20 avril 2006

Art

Après sanieptia-canalblog, c'est au tour de sanieptia-lemonde.fr de se faire liquider.

8 août 2005
AFRICA REMIX
Ce que nous appelons « art contemporain » est l’art du XXe siècle. Il va disparaître au XXIème. Ou presque. Il n’intéressera que très peu de personnes.

30 août 2005
TRISHA BROWN
Le Monde 27.08.05 :
« Un soir, en juillet 1988, à Marseille, pour une représentation de l'Orfeo de Monteverdi, j'étais en train d'improviser sur l'aria "Possente Spirito", et soudain tout a basculé. J'étais à la fois Orfeo demandant à entrer dans le royaume des Morts, les mots qu'il chantait et les arpèges chorégraphiques que mon corps exécutait. J'étais emportée par la musique, le texte, la poésie, la littérature.
J'ai su à ce moment-là que mon apprentissage était terminé. J'ai eu alors le désir d'explorer tout un tas de choses que je ne connaissais pas et que je ne m'étais jamais autorisées, comme la musique jazz et le ballet classique. »

En art, inutile donc de se presser, car cette dame a 68 ans aujourd'hui, ce qui fait qu’elle à vécu ce moment magique à 51 ans.

lundi 6 mars 2006

Nietzsche

« L’art comme seule force de résistance à toute volonté de nier la vie... L’art comme activité métaphysique de l’existence. »

mercredi 8 février 2006

Philippe Dagen et Lucian Freud

Jeudi 25 août 2005

(Philippe Dagen est celui qui s'occupe de la peinture au Monde.)

Je lis souvent les articles avec un jour de retard, les sélectionnant dans mon classeur pour les déguster le lendemain. Mais celui de Philippe Dagen sur Lucian Freud (25.08.05), j’aurais mieux fait de le lire hier, car le pictogramme qui nous permet de réagir a disparu, et les dernières lignes m’ont énervé.

Voici ces lignes :
« Ce mélange de sens de la provocation et de stratégie de la célébrité, qui rappelle de façon inattendue Andy Warhol, conduit à une dernière question : Lucian Freud est-il un grand peintre ou en donne-t-il seulement le spectacle ? »

J’ai envie de vous répondre, cher Philippe, que si vous vous y connaissiez un peu mieux en peinture, ou si vous aviez les yeux et le cœur un peu plus ouverts, vous ne vous poseriez pas ce genre de question.

Ensuite, quand vous écrivez : « Si l'intention est de montrer que l'on peut tout peindre, cela fait un siècle et demi que Courbet a réglé le problème ». Je vous réponds que je ne connais pas très bien Courbet, mais que L’origine du monde, il me semble, est plus féminine que masculine, et que Lucian Freud peint des hommes nus comme peu d’autres savent le faire. Quant à la « fille obèse » (et les nus en général, hommes comme femmes) peut-être qu’il nous montre le corps, des corps, notre corps qui est nous et avec lequel nous ne sommes pas à l’aise à cause de toutes les bêtises que l’on nous a racontées à son sujet ?

Voilà, ça va mieux.

Françoise Hardy, Adami, et moi

Lundi 22 août 2005

Dans Arts Magazine (N° 2 juillet/août 2005), Françoise Hardy dit : « Le grand art est d’essence divine » (c’est le titre de l’entretien).

« L’art, c’est la beauté – on pourrait presque dire la « divinité » - retrouvée. Cette beauté est indissociable de la douleur inhérente à la condition humaine, qu’elle sublime et justifie. Quand une oeuvre d’art me touche, je suis à la fois éblouie et déchirée, grandie et rapetissée. Quelle que soit la forme de sa manifestation, le grand art, celui qui est vraiment inspiré, est d’essence divine. Il exprime ce qui nous manque et ce vers quoi on tend aussi confusément que désespérément. »

Ce rapprochement entre l’art et dieu - quel qu’il soit, et même s’ils sont plusieurs – me plaît.
Je l’avais déjà relevé dans un ancien blog : le point de vue de Valerio Adami sur lequel j’étais tombé dans Art Actuel (N° 35 novembre/décembre 2004) :

AA : « Vous-même, croyez-vous en Dieu ? »
VA : « Si vous me demandiez une définition du divin, sous un angle catholique, protestant, juif, musulman ou bouddhiste, il me serait difficile de donner une réponse, mais je crois que l’art est l’envie et le désir de toucher le divin. C’est, d’ailleurs, toute l’histoire écrite par l’art occidental. »

Je crois que l’art du XXe siècle, l’art contemporain en particulier, s’est plus intéressé à l’humain qu’au divin, qu’il a voulu se séparer de Dieu qui le fatiguait, du Beau qui le fatiguait aussi, car nous étions de plus en plus nombreux à ne plus croire en ces bêtises. L’art contemporain nous a montré un nouveau « beau », donné de nouvelles pistes de réflexion ; mais il est aussi, indéniablement, l’expression d’un monde occidental quelque peu en perdition, désorienté par rapport aux choses divines, manquant de cadre (comme je le dis parfois) métaphysique.
Je crois que nous allons renouer avec le divin au XXIe siècle (et pas nécessairement avec le Dieu que nous connaissons ; nous sommes tout à fait capables, si le besoin s’en faisait sentir, d’inventer une nouvelle « religion »).
Ainsi, il est possible que l’art du XXIe siècle renoue avec un « beau » plus ancien - c’est ce que je crois. Et le travail d’Andy Goldsworthy, mais aussi d’Adami, et de beaucoup d’autres, en sont de bons exemples.

Idée

Dimanche 21 août 2005

Ai finalement trouvé comment faire de l’art.
Vous faites ce que vous faites (photo, littérature, peinture, etc.) le plus sincèrement et humblement possible. Ensuite vous regardez si c’est de la merde ou autre chose.
Les autres ont le droit de regarder aussi.

Andy Goldsworthy

Mardi 9 août 2005

Arte, hier soir.
Art contemporain (land-art) mais qui s’inscrit dans le XXIème siècle, par son esthétique, sa fluidité, son message.

La fluidité de la vie ?

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