être vivant

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samedi 9 juin 2007

Racisme ordinaire

Mercredi 6 juin 2007

A côté de moi, à la terrasse du café, deux femmes discutent - elles ont une petite cinquantaine. Une femme noire passe accompagnée de son enfant - une petite fille de sept ans à peu près.
Et voilà ce que dit l’une des deux femmes sans y penser, pleine d’admiration : « Ils sont beaux leurs gamins tout de même… »

Je suis moi-même un raciste ordinaire. Sinon, comment pourrais-je expliquer que je n’éprouve jamais de désir pour une femme noire, arabe ou asiatique, alors que je suis constamment attiré par toutes sortes de femmes, toutes sortes de beautés, de tous âges ?

jeudi 10 août 2006

Je deviens un philosophe sérieux

Je me documente.

Ai acheté aujourd'hui Philosophie Magazine (N°3).

lundi 17 juillet 2006

Fulcanelli

Une idée qui m’est venue ce week-end au bord de la Loire :

Je vois de plus en plus souvent Fulcanelli (Bernard Dugué) sur AgoraVox (pas aujourd'hui).
Le philosophe a enfin trouvé sa voie, pensé-je : journaliste !

Lisez-le. Cela lui fera le plus grand bien.
Et glissez lui de temps en temps que cela serait tout aussi bien avec moitié moins de lignes.

mardi 9 mai 2006

Catalpa

Il va plutôt bien finalement.
Il a profité de ce long week-end (gris et pluvieux) pour faire sortir le bout de ses feuilles.

vendredi 5 mai 2006

Catalpa

jeudi 4 mai 2006

Le catalpa qui m'avait ébloui avec ses petites fleurs en forme d'orchidées est le seul arbre du quartier à ne pas avoir de feuilles.
Je m'inquiète pour lui.

jeudi 20 avril 2006

Les dieux sont parmi nous

Liquidation de sanieptia-lemonde.fr - suite

14 août 2005
UNE PETITE MESSE
Mes fenêtres sont ouvertes et il fait frais. Pour la première fois, depuis un an que j’habite ici, j’entends ma voisine chanter. « Alléluia » dit-elle de temps en temps. Puis elle récite le « Notre Père ».
Je la soupçonne de se faire une petite messe à la télé.

24 août 2005
DIEU EST PARTOUT AUTOUR DE MOI
Hier, ma voisine ne s’est pas fait une petite messe, mais a chanté les louanges de Dieu pendant près d’une demi-heure. Aujourd’hui, ce sont mes voisins de gauche - deux pavillons destinés à accueillir des adorateurs de Krishna -, ils ont poussé la sono pour la gloire de leur Dieu à eux.

vendredi 21 octobre 2005

Homosexualité et optimisme

Ai vu deux hommes s’embrasser dans le RER. Je descendais les escaliers et eux, ils étaient en photo. Une pub, ou plutôt une image destinée à nous aider à reconnaître et à accepter les gays, à nous choquer aussi un peu et à nous faire réagir.
Et j’ai réagi.
Bien que j’aie déjà fait l’amour avec des hommes, je n’ai jamais aimé les embrasser ; et je suis comme tout le monde : je trouve ça bizarre de voir deux hommes s’embrasser sur la bouche.
Quelques marches plus bas, il s’agissait de deux femmes. Elles s’embrassaient elles-aussi.
N’ai pas du tout trouvé l’image excitante ; alors que parfois, lorsque je me promène sur le web la queue à la main, je trouve cela plutôt érotique. Mais mon esprit n’y était pas. Mon esprit se disait que c’était la première fois qu’il voyait ce genre de photo dans un lieu public - et même très grand public -, qu’il trouvait cela plutôt bien - et même très bien - et que l’humain, malgré ses airs con, n’était peut-être pas si con ; et qu’en dépit de la mondialisation et autres choses nous apeurant, nous allions dans le bon sens.

samedi 25 juin 2005

Ai croisé hier un catalpa en allant au travail


Je passe devant cet arbre chaque jour, et pourtant, je ne m’étais jamais arrêté.
C’est son odeur qui m’a arrêté. De grosses grappes de fleurs, un peu comme celles des marronniers.
Je me remplis les narines, et, bonheur de ce jour, je m’aperçois que chacune des petites fleurs composant les plus grosses ressemble à une orchidée !
Je me remplis les yeux après m’être rempli le nez et fais les deux cents mètres me séparant de mon travail la tête dans les nuages. Téléchargement réussi.

Pour celles et ceux qui ne sauraient pas reconnaître un catalpa, c’est assez facile. Il possède de larges feuilles en forme d’as de pique. Ses fruits sont de longues gousses pendant verticalement, pointues comme des épées.

Je pense aussi, durant ces deux cents mètres : « Il y a six mois, un an, je serais passé à côté de cet arbre sans le voir, ou sans m’arrêter, pensant bêtement à d’autres choses, bien moins importantes sûrement, bien moins belles.

Conclusion : la vie est belle quand on ne passe pas à côté des belles choses.

PS : Il m’arrive aussi, depuis quelques semaines, de mettre mon nez dans le cœur des roses que je croise au jardin ou ailleurs. Certaines sentent vraiment bon. Cela me rappelle les nombreuses roses du pavillon de mon enfance. Celles que j’aimais le moins étaient rouges, comme du sang vicié. Hélas, c’étaient les plus nombreuses.

mercredi 4 mai 2005

Au vécu l'autre jour un truc sympa

A la gare routière

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