Journal de celui qui à force d'essayer d'être heureux est en train d'y parvenir

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vendredi 27 janvier 2012

Premier quiproquo avec Mirabelle

Dimanche 22 janvier 2012

Ai appelé Faby à midi. Pas de réponse. Répondeur.

Premier quiproquo avec Mirabelle. En la quittant vendredi matin, alors qu'elle me demandait quand on se reverrait et que je l'écoutais pas trop parce qu'il était évident qu'on se plaisait et qu'on allait se revoir très vite, je lui ai répondu de façon sincère et distraite que je n'en savais rien, que ce serait une surprise. Je ne mentais pas en disant que je n'en savais rien, je n'étais pas désinvolte en disant que ce serait une surprise, juste un peu égoiste peut-être, car cette idée de surprise me faisait plaisir: attendre les échanges de mails qui allaient suivre cette belle soirée, découvrir si Mirabelle avait envie que l'on se revoie très vite ou plus tard, si elle avait besoin d'un peu de temps pour y voir clair, tout était possible et heureux pour moi. Seulement, elle ne l'a pas du tout compris comme ça. Elle m'a pris pour quelqu'un d'autre, s'est imaginée que je déciderais de l'avenir, que je l'objetiserai en quelque sorte (j'emprunte ce mot à Mirabelle) et ne l'appelerai que lorsque j'aurai besoin d'un peu d'affection ou de sexe. Bref, elle s'est fait un mauvais film et ne m'en a informé qu'hier midi. Si j'avais pris le temps de répondre à son e-mail de vendredi, elle ne l'aurait peut-être pas pris de cette façon. Mais je n'avais pas le temps. Je voulais lui écrire posément - et c'est ce que j'ai fait hier matin au café. Pour être tout à fait honnête, je dois reconnaître que cela ne me déplaisait pas de ne pas avoir le temps, autant pour me freiner, de ne pas m'envoler, que pour voir comment Mirabelle allait réagir. Allait-elle me dire des choses sur cette rencontre ou attendre que moi-même je lui dise mes sensations et sentiments? J'ai peut-être un peu trop attendu puisque j'ai reçu le mail d'une femme méfiante, déçue, qui pointait cette phrase malheureuse, m'avertisait de ce qu'elle n'aimait pas, de voulait pas. Moi qui voulais des informations, j'en avais! Lui ai répondu immédiatement cette fois, en lui disant sincèrement le bonheur que j'avais à vivre ce début de relation avec elle, comment ce dernier était important pour moi et comment je me sentais sérieux et responsable dans cette situation, comment je ferai attention à l'avenir à ne pas la blesser, même si je n'étais pas infaillible. Hier soir, après un ciné avec Emilie, Guy et sa fille, j'avais à nouveau un mail de Mirabelle dans lequel je la retrouvais confiante et rayonnante - et impatiente que l'on se revoie. Ce sera pour ce soir.

Je vais être tout aussi attentif à Guy dans l'avenir, car cette nouvelle relation risque de changer nos habitudes et peut-être de le faire souffrir. Si tout se passe bien, il retirera lui aussi des bonnes choses de cette relation, voire du bonheur,.

Egoïstement, je me dis aussi qu'avec ces deux personnes, je vais peut-être évoluer rapidement et ne pas avoir besoin d'entrer en contact avec l'un des chercheurs cités dans Sciences et Avenir.

jeudi 26 janvier 2012

Un grand bonheur de retrouver le contact avec le corps d'une femme, Guy inquiet

Samedi 21 janvier 2012

Cette rencontre avec Mirabelle est un grand bonheur. Le fait de retrouver le contact avec le corps d'une femme - ça ne m'était pas arrivé depuis mai 2009 - a dû grandement participer à ce bonheur aussi. Je vais prendre soin de cette relation comme je n'ai jamais pris soin d'aucune relation. Guy, en revanche, n'a pas été emballé par cette rencontre. Il était heureux pour moi bien sûr, car il savait que cette relation avec une femme me manquait réellement, mais il avait peur aussi et a dû se faire du soucis toute la semaine. On ne s'est pas appelé. J'étais occupé. Et lui, toujours respectueux de ma liberté et de mon bien-être, n'a pas voulu me déranger. On a parlé de tout cela hier soir. Probablement fragilisé émotionnellement, il s'est retrouvé saoul avec très peu d'alcool. Lorsque j'ai éjaculé jusque sur son visage un peu plus tard, alors que je m'agitais comme une coquine sur son bassin, je pense qu'il a été un peu rassuré.

mercredi 25 janvier 2012

Première soirée avec Mirabelle

Vendredi 20 janvier 2012

J'ai mal aux couilles ce matin. Ce n'est pas une expression très élégante mais elle exprime assez bien la réalité. C'est parce que nous nous sommes bien entendus hier avec Mirabelle. Une longue promenade entre Saint Paul et Beaubourg. On avait plein de choses à se raconter. Une "messe" tibétaine ensuite, qui n'était pas inintéressante mais que je ne revivrai pas. Un verre en terrasse dans le quartier du Marais. Un endroit calme, bio, où il n'y avait que des choses sucrées à manger. J'ai acheté un demi pain avec des graines et des fruits à l'intérieur et ça m'a fait un repas. Mirabelle, elle, ne mangeait pas ce soir-là. Est-ce que c'était pour me plaire? Elle avait décidé de maigrir et avait adopté pour ça une technique bizarre: ne pas manger le soir. Cela devait être important pour elle car, lorsque nous nous retrouvés dans le métro, à Nation, après s'être cherchés un moment parce qu'elle s'était trompée de quai, c'est la première chose qu'elle m'a dite: elle avait perdu deux kilos! Et c'était beau de la voir heureuse de son succès, fière et belle comme une enfant! On a continué à se raconter des choses (pas dans le métro, sur la terrasse du bar? restaurant? boulangerie? bio). Les pommettes de Mirabelle se sont mises à rougir quand elle a commencé de boire son second verre de Côtes du Rhône - bio, bon et cher. Moi, j'étais fatigué, j'avais prévu de rentrer quand on est sortis de la messe, un gros coup de pompe, et me voyais déjà au boulot le lendemain. Mais, le temps passant, le vin et le pain et la conversation me réveillant, je n'avais plus envie de partir. J'avais envie de raccompagner Mirabelle chez elle et de découvrir son corps après avoir découvert le contact de sa main sur la mienne, dans la mienne. Nous avons marché. Je me suis laissé emporté. Elle connaissait un bus qui allait nous mener directement chez elle. Après quelques pas, que je ne comptais pas, nous nous sommes retrouvé en haut d'une rue charmante, en pente, ancienne, où elle habite, non loin du cimetière du Père Lachaise. Une tisanne, une prune - pour moi, pas pour elle. De la tendresse sur le canapé, une délicieuse dose d'affection. L'idée de faire des galipettes était devenue secondaire. Mais j'y pensais. Comment faire surtout pour que ces galipettes soient aussi agréables que la douceur partagée sur le canapé? C'était une sacrée question à laquelle je n'avais pas de réponse. Pour me sentir à l'aise, propre après cette longue journée de travail, je suis allé prendre une douche et me brosser les dents. La situation était surprenante. Je me sentais si bien que j'avais l'impression d'agir comme si nous nous connaissions depuis vingt ans. Elle m'a rejoint dans le lit - dans la chambre d'ami car son lit est trop haut perché, près du plafond - enveloppée dans un long t-shirt car, même avec deux kilos en moins, elle n'appréciait pas montrer ses rondeurs. Nous avons continué à être doux. Son unique frère étant mort du sida et ses préservatifs étant périmés, j'ai compris qu'elle ne me laisse pas accéder à son sexe, même avec la main, la bouche. Ca ne m'a pas mis à l'aise. Mon idée est qu'elle ne pouvait nous faire confiance, qu'elle a pensé qu'en me laissant accéder à son sexe, nous risquions de perdre le contrôle. Cela m'a embêté sur le moment mais, comme je savais que nous allions nous revoir, je n'en ai pas fait un fromage. Peut-être aussi voulait-elle simplement prendre son temps, être elle-même plus à l'aise avant de me donner sa bouche ou son sexe? Je pense que c'est pour cette raison que je n'ai pas pu aller au bout quand elle a voulu me faire jouir avec sa main.

lundi 23 janvier 2012

Yoga, Mirabelle

Jeudi 19 janvier 2012

Pas de réponse de Faby hier soir. Lui ai laissé un message sur son répondeur.

Levé à 5h30 pour ajouter une séance de yoga à ma routine. Ce qui est encore insuffisant. Il faut compter deux heures en tout pour me lever, me doucher, petit déjeuner, écouter les infos, méditer et yoger. Mais quel bonheur après! Mon corps semble heureux que je prenne soin de lui. Ai l'impression d'avoir trouvé l'activité qui me manquait, la piscine n'ayant jamais réussi à tenir ce rôle, par manque de régularité - de plaisir surtout. Et cette histoire de prendre une licence pour aller jouer au billard tous les soirs est une fausse piste de plus qui n'a servi qu'à me faire rêver quelques jours. S'intéresser à l'intelligence émotionnelle, rester régulier dans la pratique du yoga, de la méditation, devrait être plus constructif.

J'ai rendez-vous avec Mirabelle à 18h. Je serai en tête de la rame de métro N° 1 en provenance du Château de Vincennes. Elle viendra du XXe arrondissement et normalement sera sur le quai, prête à monter dans la voiture de tête. Une idée originale qu'elle m'a proposé hier après-midi au téléphone (sur mon répondeur pendant que je m'offrais une séance de relaxation). Je suppose qu'elle préférait que l'on se voie avant la méditation et ailleurs que derrière Beaubourg où nous allons.

dimanche 22 janvier 2012

Faby déçue

Mercredi 18 janvier 2012

Depuis Noël, avec Bruno, nous avions prévu d'aller faire une visite à Faby, à Tignes. Le temps d'organiser tout ça, ce n'est que la semaine dernière que ça s'est finalisé. La seule possibilité était la fin des vacances parisiennes, début mars, départ mercredi retour samedi. Bruno n'a pas voulu parce que le dimanche il y aurait des embouteilages à affronter, à Lyon, à Paris, parce qu'il a du travail aussi et que ce n'était pas une très bonne période pour prendre trois jours de congé. Moi, côté travail, aucune autre possibilité que ces dates. Et puis d'autres questions: est-ce que ma vieille voiture allait gravir la montagne ou subir les embouteillages sans tomber en panne? Est-ce que c'était raisonnable de dépenser 500 euros (voyage, hôtel, restaurants, forfaits et location de skis) pour passer deux jours avec Faby? Donc, quand Bruno m'a semblé sûr de sa décision, je n'ai pas trop insisté. Ce week-end était un peu cher pour moi. Un luxe que je risquais de regretter. A quoi bon se casser le cul toute l'année à faire attention pour avoir une réserve d'argent pour les vacances avec mon fils, ne pas être emmerdé en cas de panne de la voiture, à quoi bon se priver de fringues si c'est pour claquer 500 euros de cette façon? Cela faisait tellement plaisir à Faby qu'elle est un peu déçue maintenant, presque fâchée. Vais l'appeler ce soir.

mardi 17 janvier 2012

Une bonne nouvelle

Lundi 16 janvier 2012

Une bonne nouvelle hier. Mirabelle m'écrit au milieu de sa lettre, l'air de rien, qu'elle fait partie elle-aussi des MCPA (mals construits psycho affectivement) mais qu'elle ne fait pas partie des IQCPA (imbéciles qui ne changent pas d'avis), et que ma proposition de devenir amis-amants est en train de la faire réfléchir... Une sacrée bonne nouvelle!

Si tout va bien, nous irons méditer ensemble jeudi. Ce sera l'occasion de se revoir. Et si la vie le veut, en s'exprimant à travers nos corps, nos coeurs et nos cerveaux, elle nous fera savoir si nous devons nous rapprocher ou non. Notre échange épistolaire est déjà très plaisant, épanouissant. Donc, quoi qu'il se passe nous serons gagnants!

lundi 16 janvier 2012

Changement de vie en bonne voie pour Guy, pour moi aussi, même je n'ose pas trop encore l'affirmer

Dimanche 15 janvier 2012

Guy a réussi le concours pour entrer en formation d'ambulancier. Il a eu les résultats lundi. Et comme c'est quelque chose de très important pour lui, il a eu envie de marquer le coup, champagne donc hier soir. La petite communauté était rassemblée: Emilie, Bruno, Guy et moi, le compagnon d'Emilie qui, malgré son divorce imminent était souriant, ça tombait bien, car il peut être fermé, austère, au point de vous mettre mal à l'aise. Une bouteille, deux bouteilles, trois bouteilles... plein de choses à grignotter, pas un vrai repas mais tellement de choses à picorer qu'on n'est pas mort de faim. Ce virage pour Guy est très important, parce qu'à 55 ans, il n'a pas envie de reprendre une affaire, avec les soucis et la quantité de travail que ce genre d'aventure impose, pas envie non plus de vivre ces six ou sept années qui lui restent sous les ordres d'un patron ou d'une patronne de boulagerie pâtisserie. Les expériences qu'il a vécu dans ce domaine depuis un an ayant prouvé que la plupart de ces personnes étaient hystériques et peu respectueuses des employés. Il doit vivre six mois, le temps de la formation, avec ses économies (c'est pourquoi il essaie en ce moment d'obtenir le RSA) et payer lui-même sa formation. Le coût de l'ensemble de ce virage professionnel avoisinera les 15 000 euros. Il avait donc des raisons d'être inquiet lundi en attendant les résultats du concours. Maintenant ça devrait aller. Guy est un bosseur. Il sait se donner les moyens de ses ambitions. Son stage en entreprise, en octobre ou novembre, s'est si bien passé que le patron lui a dit de revenir le voir dès qu'il aurait son diplôme. Dans sept mois donc, sauf surprise, Guy sera à nouveau un homme occupé et heureux. J'avais apporté une bouteille de champagne moi-aussi pour participer, marquer mes 47 ans qui sont sans importance. Mais, au bout d'un moment, j'ai arrêté de boire. Je me voyais déjà avec un casque de douleur sur la tête et un moral dans les chaussette à midi le lendemain. Je me suis mis à l'eau, à la tisane. Bruno, lui, se serait bien saoulé en douceur toute la nuit, mais ni Guy ni moi n'avions envie de l'accompagner. J'étais soulagé quand il est parti vers deux heures, car depuis minuit j'avais envie de quitter cette compagnie importante pour moi pour aller me coucher. C'est que j'apprécie la vie "normale" en ce moment. J'apprécie d'être vivant chaque jour, en forme pour faire ce que j'ai à faire. Si ce comprtement dure, ce sera un grand changement dans ma vie. Et si j'arrive (je ne sais pas encore comment je vais m'y prendre) à améliorer ce foutu quotient émotionnel, ce sera le jackpot, un truc encore mieux que d'être reconnu, publié en tant qu'écrivain, car l'écriture, depuis le début de l'année, semble me fuir.

dimanche 15 janvier 2012

J'ai changé? Un quotient émotionnel proche de zéro

Vendredi 13 janvier 2012

Aurais-je changé un peu déjà? Sur Facebook, de nombreux messages pour me souhaiter mon anniversaire hier. J'ai pris ça pour des messages d'amour qui vont m'encourager à poursuivre ce changement. Au boulot aussi on ne m'a pas oublié.

Cette semaine à l'écart, dans mon lit et dans ma coquille (Guy m'en fera le reproche bientôt) a porté ses fruits. J'ai ouvert hier un Sciences et Avenir rapporté de Clermont-Ferrand (N° 766, décembre 2010) dont le titre: "Pourquoi les émotions rendent plus intelligent", m'avait parlé. J'ai lu, j'ai fait le test: "Améliorez votre Quotient Emotionnel", et j'ai obtenu un point sur dix. Mon problème est là, une mauvaise construction psycho affective: un QI au-dessus de la moyenne associé à un QE proche de zéro. C'est ça qui me gâche la vie.

vendredi 13 janvier 2012

Retraite

Jeudi 12 janvier 2012

Une journée tranquille aujourd'hui, grâce à mon urologue que je vois cet après-midi. Ca me va. Je continue de me reposer. Je fais de mon mieux quand je travaille, quand j'ai des choses à faire, et le reste du temps je me repose. Ca me convient comme ça. J'ai même eu des images de ma retraite, qui est encore bien loin, dix-huit ans. Si rien ne change, si moi-même je n'arrive pas à changer, je serai dans un studio dont je serai propriétaire. Dans le quartier que j'habite actuellement. Et je serai heureux avec le minimum vital, une vie simple et rythmée qui ne m'ennuiera pas. Du yoga, des courses, peut-être que je me mettrai à cuisiner? lire, écrire (du courrier principalement), me promener, aller cinéma ou au spectacle. Une vie calme et peu onéreuse qui suffira amplement à mon bonheur, si jamais je parviens à aller jusque là.

Toujours pas d'alcool. Hier, pour la première fois depuis dimanche, à aucun moment de la journée je n'en ai eu envie. Vais continuer. Ai l'impression que mon changement de vie passe par là.

mercredi 11 janvier 2012

Dépression? Changement de vie?

Mardi 10 janvier 2012

L'année commence mollement. Peu de motivation, d'espoir, d'entousiasme. Dimanche soir, il n'y avait plus de bières dans mon réfrigérateur et je n'ai pas voulu sortir pour en acheter. Du coup, ça m'a donné l'idée d'une phase sans alcool, pour voir. Soirée calme donc hier, comme j'en vis de nombreuses en ce moment. Vais continuer jusqu'à ce que je retrouve un peu de joie de vivre.

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