Voyage au bout de la Lumière

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jeudi 13 décembre 2018

Expo 2

Jeudi 13 décembre 2018

L’accrochage s’est bien passé. Ça m’a rassuré. Je finalise aujourd’hui.

J’ai une belle série de photos carrées, qui vont bien ensemble. Avec d’autres, rectangulaires, « portrait », j’ai fait des couples, des images qui parlent ensemble ou, plus simplement, se tiennent compagnie. Et puis d’autres encore, plus individualistes, qui tiennent toutes seules, aimeraient être uniques au monde, avec personne autour. Je leur ai dit que ce n’était pas possible, compte tenu de l’exégüité du lieu.

mardi 11 décembre 2018

Le trac

Mardi 11 décembre 2018

Je ne vais pas très bien.

Heureusement, contrairement à une autre époque de ma vie, je sais aujourd’hui pourquoi et ce que je dois faire.

Écrire plus régulièrement.

Ne pas boire ou très peu, ne pas vivre d’ivresse.

Méditer ou faire la sieste, au moins une fois par jour, pour décrocher.

Je ne vais pas bien parce que je me suis remis à boire depuis quelques semaines, peu mais beaucoup trop. Mon cerveau en profite pour reprendre de mauvaises habitudes, de mauvais circuits qui, en experts de la manipulation, m’encouragent à boire plus, décuplent mon anxiété naturelle.

Anxiété naturelle également décuplée par l’approche de l’ouverture de ma seconde exposition.

Les tirages ont été heureux la semaine dernière pourtant. J’ai confiance ce que je propose. Mais tout devient compliqué dès que je pense à accueillir du public, à comment emballer des photos non-encadrées, par exemple. Le papier est fragile, marque dès qu’on le tord un peu. Et l’affichage, la com, tout m’inquiète et, comme je suis sûr que je vais tout faire de travers, j’ai envie de ne rien faire.

En fait, je le découvre en écrivant, si ça se trouve, j’ai le trac.

mercredi 5 décembre 2018

Alcool et chamanisme

Mercredi 5 décembre 2018

Je bois du marc, du bon marc, de la marque Jacoulot. Il est dix-huit heures. C’est un peu tôt pour le digestif, mais bon…

Le feu crépite, prend toute son ampleur de débutant heureux de vivre, heureux d’être un peu utile à quelque chose et, si je ne veux pas griller, je vais devoir bientôt reculer.

Depuis dimanche, le 2, depuis la guerre, je vous ai un peu abandonné. J’étais redevenu plasticien. C’est fou ce que le métier d’artiste peut prendre de temps. Du temps pour de rêver, pour ne rien faire, du temps pour rencontrer Dieu, ou des dieux, ou le Néant, ou d’autres choses que nous ne connaissons pas encore, peu importe. Vous comprendrez pourquoi j’apprécie Bobin et Léautaud, qui parlent très bien de ce temps particulier, aussi nécessaire que l’air et la nourriture pour d’autres.

Après l’enduit et la peinture, j’étais dans la photographie. Trente photos, sur quarante six, ont été tirées. Et il y a un chef-d’oeuvre. Un chef-d’oeuvre qui ne durera peut-être pas, mais qui est là. Et, sur le lot - qui n’est pas mal du tout - qui sait s’il n’y en pas d’autres qui se cachent, naîtront plus tard ?

Bref, vous l’avez compris, je suis ce soir un artiste heureux de son travail, heureux de sa vie et, quand je suis heureux, ému et plein d’espoir, concernant cet avenir d’artiste, je bois.

Je crois que c’est c’est une forme de chamanisme.

Les chamans prenaient des trucs pour voir, non ?

Bonne soirée !

dimanche 2 décembre 2018

C’est la guerre ?

C’est la guerre...

Le début d’une révolte contre « Le Système ».


***

« Système » contre lequel on ne peut rien.

Que l’on pourrait tout aussi bien appeler « Loi de la Jungle » ou « Théorie de l’Évolution ».

vendredi 30 novembre 2018

Méditation

Jeudi 29 novembre 2018

L’un des avantages de la région parisienne, où je ne me sens pas bien, est d’être obligé de méditer. Pratique que j’ai tendance à oublier à Vézelay où il peut m’arriver d’être en méditation permanente.

mercredi 28 novembre 2018

La fin du monde ?

On entend de plus en plus souvent à la radio, en ce moment, l’expression : « fin du monde ».

De quel monde parle-t-on ?

Le « monde » ne sera pas gêné par les humains, pas plus qu’il n’a été gêné par les dinosaures.

Tous les voyages du monde

François Olislaeger écrit, à la fin de sa page de « Beaux Arts Magazine » - novembre 2018 -, en citant Giacometti : « Ça vaut tous les voyages autour du monde ».

Oui, ça vaut tous les voyages du monde.

Je vis, artistiquement, quelque chose de bizarre et de fort

Je vis, artistiquement, quelque chose de bizarre et de fort.

Je vais tirer chez P. & A. cinquante ou soixante photos la semaine prochaine. Des photos que je trouve meilleures que les vingt-cinq tirées pour ma première exposition. Et je ne vois pas pourquoi cela s’arrêterait puisque je fais cela sans efforts, comme si je pissais, mangeais ou respirais. Ces images vont se transformer, c’est sûr, mais je doute qu’elles deviennent plus mauvaises, quelconques voire inintéressantes.

Concernant le dessin, j’avais des doutes, car je ne me suis pas du tout mis à travailler, à dessiner des mains ou des silhouettes, comme j’avais prévu de le faire, en dehors des séances de modèles vivant. Dans mon esprit, en conséquence, je ne pouvais pas progresser. Hors, à chaque séance, à Avallon, je prends plus de plaisir, et de confiance, car je suis satisfait de mes réalisations, des progrès notables qui s’opèrent à chaque fois.

Mais, pourquoi est-ce si fort, et « bizarre » ?

Parce que mes ambitions démesurées sont en train, doucement, de se réaliser.

Premièrement, je ne vois pas pourquoi ce Journal s’arrêterait, deviendrait inintéressant. Il ne peut que prendre de la valeur avec le temps, de la profondeur.

Deuxièmement, mes photos ne vont pas révolutionner l’histoire de l’art, mais elle existent, et je leur prédis un beau succès.

Troisièmement, mon ambition (récente) de dessiner aussi bien que les meilleurs artistes de tous les temps, du paléolithique à aujourd’hui, en passant par la Renaissance, est en bonne voie.

« Nature » et « Machine Infernale »

Mercredi 28 novembre 2018

Depuis ce matin je me demande ce que je devrais faire pour ne pas rien faire. J’ai plein de choses à faire. Mais je préfère y penser plutôt que de m’y mettre.

Je préfère regarder le feu. Ne penser à rien. Regarder le thermomètre se rapprocher des dix-huit degrés dans le salon alors que le reste de la maison est à quinze.

Je suis de retour en région parisienne, depuis hier après-midi.

Cela ne m’inspire pas. Je le disais hier à Mirabelle. À Vézelay, j’ai l’impression de vivre dans la « Nature », que l’humain est une partie, une toute petite partie, de cette immense et belle « Nature ». Ici, même si nous vivons dans un quartier privilégier, arboré, j’ai l’impression que la « Nature » est écrasée, domptée, réduite à rien pour que la fourmilière appelée Paris puisse s’épanouir, pour que les humains, fourmis ou abeilles, puissent s’activer chaque jour, et toujours plus pour moins d’argent et de confort, pour rendre plus efficace, performante, la « Machine Infernale ». Bref, je me retrouve dans le monde des humains et cela ne me plaît pas.

dimanche 25 novembre 2018

La lune dans la brume

Dimanche 25 novembre 2018

La lune ce soir dans la brume ressemble à un réverbère.

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