être vivant

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lundi 29 juin 2009

Transformers, Cathy, photos, Isis, l'amour avec George

Lundi 29 juin 2009 – 16h10

Il est temps de faire du tri dans les notes et dans les souvenirs.

Mercredi, mon fils a voulu voir Transformers 2. J’étais persuadé que j’allais m’y ennuyer. Eh bien non. J’ai trouvé cela tout bonnement impressionnant, et je me suis pris au jeu. Je suis rentré dans le truc et j’ai passé un bon moment. Il n’y a qu’une chose que j’ai trouvée moche : l’héroïne et sa bouche à pipe. J’ai trouvé que ce n’était pas un joli modèle de femme, plutôt une poupée, un truc virtuel, comme les robots.

Un moment agréable avec Cathy jeudi. Je l’ai emmenée déjeuner en terrasse. Nous nous sommes parlés ouvertement, honnêtement, et nous avons passé un bon moment, humain. Si elle ne devient pas une amante ou une amoureuse, elle sera peut-être une amie, une copine.

Le soir, j’ai fait les photos pour mon ami amateur de grosses choses. Pas de réponses depuis.

Vendredi, j’ai enfin trouvé le message qui me convenait, pour Isis :

« Si je t’ai retenu par le bras à 14h pour te dire bonjour, mendier un bisou, c’est parce que tu me manques. Vivement que je sois guéri. Nous pourrons à nouveau nous parler, manger ensemble, aller au ciné. C’est pour bientôt (à l’échelle d’une psychothérapie). J’espère que tu vas bien. »

Le soir, rencontre avec George. Un verre au Central. Du monde. Un homme me regarde. Je le regarde. Il baisse les yeux. Un autre verre ailleurs, où je mange aussi. Guy lui a déjà mangé. Nous parlons longuement, nous faisons connaissance. J’essaie d’être à l’aise mais suis un peu angoissé par tout cela. Une promenade au bord de l’eau, autour de l’île Saint-Louis. Nous convenons de nous revoir le lendemain pour faire l’amour. Je passerai chez lui. Nous irons manger à La Butte aux Cailles – quartier qu’il ne connait pas. Et nous retournerons chez lui.

Samedi, 10h : « J’ai envoyé l’e-mail à Isis, cette nuit, après avoir vu George, et maintenant, en fumant ma première cigarette, je me mets à rêver d’une vie affective et sexuelle stable avec lui, complétée par le même genre de relation avec Cathy. Quand à mes envies plus ou moins libertines, en retournant régulièrement à l’Acanthus, j’en saurai un peu plus, et je pourrai vivre ce genre de choses si j’en ai vraiment besoin. »

A 18h, chez George. Le papier-peint ancien, à fleurs, m’angoisse. Et je fais tout pour que nous partions au plus vite à La Butte aux Cailles. Le quartier est vide, pas encore animé à cette heure. Nous nous promenons pour voir de jolies maisons dans les ruelles et pour choisir un restaurant. Il remarque mon inquiétude et je ne lui parle pas du papier-peint. Je lui dis que c’est étrange, que c’est la première fois que je me retrouve dans ce genre de situation, que l’on ne se connaît pas encore, que nous allons faire l’amour tout à l’heure... J’ajoute qu’il cherche une relation un peu stable, un peu profonde, et que je ne suis rien de tout cela en ce moment, que j’ai peur de ne pas être le numéro pour lui, que j’ai peur de le tromper en quelque sorte, tromper sur la marchandise... Il me rassure. Il ne veut pas quelque chose d’hyper sérieux ou d’exclusif. Il veut être libre lui-même et que l’autre se sente libre. Bref, nous continuons à faire connaissance. On se raconte des trucs un peu intimes. Et puis, petit à petit, je me détends. Je me mets à le trouver intéressant, vrai et plein de vie, plutôt libre et heureux. Et puis, par-ci par-là, des points communs, des choses qui nous rapprochent. Hier, moi, artiste, cela m’angoissait de coucher avec un pâtissier. J’avais peur que nos mondes ne soient trop différents, et puis non, avec un peu d’alcool, nous nous sommes parfaitement entendus.

Il a 43 ans, il est mince et plutôt chouette, sans être un canon, une belle personne. Je l’ai découvert après le restau, chez lui. Une discussion très libre dans le noir, dans le salon, éclairé par la rue. Du champagne, de l’humour et des caresses. Et puis au lit, nous nous sommes vraiment bien entendus. Pas de papier-peint à fleur dans la chambre. Des meubles ressemblant à ceux d’un étudiant, comme s’il était là seulement depuis quelques semaines. Cela m’a plu. J’ai apprécié cette simplicité. On a fait l’amour longtemps, très longtemps. Il n’était pas pressé, faisait durer le plaisir. Mais moi, au bout d’un moment, je n’en pouvais plus. Je sentais que si je ne jouissais pas le plaisir allait redescendre et disparaître. Je lui ai confié cela, lui ai demandé de me faire jouir. Ce qu’il a fait très aimablement, avec conviction, en jouissant lui aussi.

Pause, Jack Daniel’s, discussions, rires. Et puis on a refait l’amour. Longtemps encore une fois. Mais cette fois, on était trop fatigués et un peu trop saouls pour jouir. On a laissé tomber et on s’est endormi tout de suite.

dimanche 28 juin 2009

Sous-développé, Isis toujours

Mercredi 24 juin 2009 – 9h45

Dictaphone :

J’ai l’impression de ne pas avoir été à la hauteur avec Isis. Plutôt, qu’elle se serait dit, ou aurait ressenti : « Je ne peux pas sortir avec ce sous-développé ». Ce n’est pas par méchanceté qu’elle aurait dit, ou pensé, cela, mais simplement parce que me côtoyer lui faisait mal, lui rappelait sa propre souffrance – d’avant. D’ailleurs, en était-elle vraiment sortie, puisqu’elle souffrait encore, même si c’était par mon intermédiaire ?

Grâce à la psy, à la méditation, et à la douloureuse séparation avec Isis, je commence à être très conscient de tout cela. Et je n’ai plus envie d’être un sous-développé. Je pense que je le suis déjà beaucoup mois, et que cela va évoluer, dans le bon sens.

J’espère qu’un jour, j’aurai fini ce travail. Bientôt je pense, dans six mois, un an. Et qu’à ce moment-là, Isis m’aimera. Je ne parle pas d’amour, au sens où elle serait vraiment amoureuse de moi, mais du fait que la tendresse qu’elle me porte, m’a déjà avoué, pourrait être amplifiée par l’admiration qu’elle aurait pour le chemin parcouru, l’homme que je serais devenu. On pourrait être alors d’heureux amis, et plus si affinité. Mais ça, c’est pour dans longtemps.

Jeudi 25 juin 2009

Je pense beaucoup à Isis depuis ce matin - et hier soir déjà. Mon projet d’e-mail est en train d’évoluer. Je suis le cul entre deux chaises. Ce n’est pas agréable. J’envoie ? J’envoie pas ?

Est-ce que je lui parle d’autre chose que de faire l’amour, du genre : « tu me manques, j’espère que je serai bientôt guéri, que nous pourrons à nouveau aller manger ensemble, se parler, aller au cinéma… » ? « Est-ce qu’il t’arrive encore d’avoir envie de moi ? » me paraît réducteur, trop sexuel, et, comme vous le savez, le sexe n’est pas se qui préoccupe Isis.

Normalement, je vois Cathy en début d’après-midi, et demain soir, mon peut-être futur amant. Je n’ai toujours pas fait les photos de fesses promises à mon fist friend. Oui, je crois que c’est plus raisonnable de laisser passer le week-end avant de communiquer des choses à Isis. Et, si je souffre un peu d’ici là, si je pense trop à elle, eh bien, je n’aurai qu’à penser à autre chose.

samedi 27 juin 2009

Ecriture au café, Isis, fête des pères, sexe, du mieux au niveau du plexus

Mardi 23 juin 2009 – 17h50

Me voilà de retour au café. Cela faisait longtemps. Depuis que je me suis remis à fumer des Camel. Impossible de boire du café et des bières (au café) et d’acheter des Camel. Mon budget ne supporte le mélange. Pourtant, aujourd’hui, je suis ici, avec un verre de Maciera après mon café, et avec un paquet de Camel dans la poche. Je ne sais pas quand mon budget sera équilibré. Probablement jamais.

Hier, 22h05 :

« Quelque chose me dit de ne pas lâcher l’affaire avec Isis. Peut-être que je me trompe, mais… »

Ce doit être l’alcool qui m’a dit ça, ou ma connerie, ou les deux.

Aujourd’hui, 13h30 :

Mon fils m’a fêté la fête des pères en retard. C’est ce qu’il a dit au téléphone : « Bonne fête en retard ». Je lui ai répondu que j’aurais préféré une « Bonne fête papa » plutôt qu’une « Bonne fête en retard ». Il n’a pas saisi l’astuce. J’ai ajouté que je comprenais, par rapport à son implication dans le spectacle de sa maman le week-end dernier et que je l’avais aperçu, d’ailleurs, en diagonale dans les coulisses, que je me doutais que, comme il n’avait pas appelé le matin, il n’appellerait pas de la journée. Bref, il est encore occupé le week-end prochain - je ne sais pas pourquoi. Je le lui demanderai demain. Dommage, car je pensais l’emmener sur un tournage dimanche. Pour lui qui veut depuis quelques temps devenir cinéaste, ç’aurait pu être intéressant.

Idée de sms pour Isis :

« Est-ce qu’il t’arrive encore d’avoir envie de moi ? »

Et ce n’est pas qu’une idée cette fois. C’est une question que je lui poserai - par e-mail probablement - mais pas tout de suite.

Quoi d’autre ?

Je me branle régulièrement en regardant sur le site libertin des femmes se branler. Je trouve ça délicieux, superbe. (Je retrouve mes béquilles finalement : alcool et sexe.) Est-ce que je suis voyeur ? Est-ce que je m’identifie à elles en tant que gay féminin, passif ? Je ne sais pas encore. Peut-être que j’en parlerai à ma psy demain matin.

Le Marais n’a rien donné, mais le site internet, depuis que j’ai changé mon annonce, fonctionne à merveille. Deux hommes m’ont contacté en me disant que j’étais parfait, l’amant dont ils rêvaient, presque l’homme de leur vie, sous-entendant qu’ils étaient parfaits eux-aussi, correspondant à mes critères. J’ai répondu. On verra bien. Cela pourrait me convenir d’être une jolie salope en attendant l’homme ou la femme de ma vie. A suivre…

Quant à l’homme qui aime s’enfiler de grosses choses entre les fesses, il m’a répondu lui aussi. Il est aussi manche que moi pour compresser les vidéos et a envie, comme moi, d’une rencontre réelle. C’est parfait ! Il est à l’étranger actuellement et me contactera dès qu’il sera de retour. Il est enchanté d’avoir rencontré quelqu’un ayant les mêmes goûts que lui. Peut-être que, comme moi, il n’a pas envie de se déguiser pour aller se faire fister rue Keller ? Je pense que ce genre de chose, assez forte, assez extrême, peut se faire aussi dans la douceur, avec tendresse et amour, et peu de mise en scène. En attendant, il m’a envoyé quelques photos que je ne peux reproduire ici. Un peu violentes, peu ragoûtantes, regardables seulement lorsque l’on aime certaines choses et que l’on a l’esprit sexuellement excité. Vais peut-être faire de même moi aussi tout à l’heure. Cela pourrait occuper ma soirée tout en étant utile à notre relation naissante. Bref, côté cul, au propre comme au figuré, je ne devrais pas tarder à avoir mon compte, en attendant d’y trouver mon bonheur.

J’espère qu’Alexandra David Néel ne se trompe pas, que je vais retomber sur mes pattes, avant de risquer de tomber à plat ventre, ou sur le dos, et de mourir dans mon vomi, comme Jimmy Hendrix.

C’est parce que des choses bougent en moi en ce moment que je bois, et parce que j’ai décidé d’arrêter de me gouverner comme on gouverne un enfant, parce que ça ne marche pas, pour la bonne raison que je ne suis plus un enfant. Beaucoup de choses bougent. Mes rêves en attestent. Chaque nuit, ils sont différents, bizarres, et les insomnies qui s’ensuivent, de deux ou trois heures, se succèdent. Je sens que mon sale furoncle au niveau du plexus diminue, qu’il est presque vide maintenant. En attendant, cela perturbe et je m’autorise à boire. Deuxième verre de Maciera.

mardi 23 juin 2009

Vidéos, la fleur au bout du fusil, je suinte, ligne de conduite

Vendredi 19 juin 2009

Vidéos hier soir. J’ai trouvé cela plutôt agréable. Bien qu’à deux – l’un qui s’occupe de l’orientation de la caméra – cela doive être plus facile. L’ennui, c’est que je n’ai pas su les compresser, et, telles quelles, internet n’a pas voulu les envoyées à mon camarade.

23h15

« La fleur au bout du fusil »... C’est une expression qui date de la première guerre mondiale, quand nos soldats sont partis avec le sourire, persuadés qu’en quelques mois ils auraient mis la pâtée aux Allemands et seraient de retour chez eux, heureux fiers de la victoire, de la mission accomplie. Hélas, ça ne s’est pas du tout passé comme ça puisqu’on a associé plus tard à cette guerre le mot de « boucherie ».

Je pensais à cette expression au sujet de mon aventure artistique, quand, un peu après vingt ans, je me suis découvert artiste. L’aventure… La belle vie… Une partie de rigolade… Que du bonheur ! Eh bien, non. Ca ne s’est pas du tout passé comme ça. Et ça ne se passe toujours pas du tout comme ça. Si un jour je me mets une balle dans la tête, cela sera ma petite boucherie…

Samedi 20 juin 2009

10h00

Je n’ai plus le cœur qui saigne. C’est le plexus maintenant. Et ce n’est pas du sang. C’est du pus…

11h45

J’aimerais être amoureux, vivre une belle histoire, mais ce n’est pas le moment. Si je commençais une histoire maintenant, ce serait pour combler un manque, mettre un cataplasme sur mon plexus qui suppure, et, par conséquent, ce ne pourrait être une belle histoire.

Je dois guérir d’abord. Après, avec un peu de chance, je serai suffisamment neuf pour vivre quelque chose d’intéressant, de sain et de stable.

13h45

J’ai enfin trouvé une ligne de conduite qui me convient, qui me permet de fumer, de boire et de faire tout ce que je veux – car, dans le fond, je suis plus animé par la volonté de vivre que par celle de mourir, en conséquence de quoi je ne risque pas grand-chose. Il s’agit de la phrase d’Alexandra David Néel, que j’ai déjà notée dans mon blog :

« N’envisage pas l’avenir. Les chemins que tu dois parcourir sont un mystère pour toi. Fais ton devoir dans le présent, aie la résolution de le faire dans l’avenir et ne crains pas. »

18h00

Je crois qu’il faut que j’accepte de m’ennuyer, que je m’estime heureux de seulement m’ennuyer, et de ne pas déprimer.

19h00

Ai écrit hier à l’homme du site pour lui dire que je n’avais réussi à lui envoyer les vidéos, que je n’avais su les compresser et qu’en conséquence elle étaient trop grosses pour pouvoir être envoyées. Il ne m’a pas répondu, ou, pas encore.

Antoine, par contre, ma répondu. Trop occupé en ce moment, mais, en juillet, pourquoi pas, on pourra se voir.

dimanche 21 juin 2009

Vivre, toujours amoureux d'Isis, deuil

Mercredi 17 juin 2009

Depuis que j’ai eu cette bonne idée : « vivre ». J’essaie de « vivre ». Et non plus d’organiser mes journées pour ne pas m’ennuyer. Pour l’instant, ça marche.

Je m’occupe de mon nœud de vipère, y suis attentif, et, quand il me fait souffrir, essaie de le séparer d’Isis, de le dissocier de cet amour que j’éprouve pour elle.

Je me dis aussi que si la vie n’est pas plus drôle, une fois débarrassé de cette merde, je ne vais vieillir beaucoup. Mais nous n’en sommes pas encore là, il faut guérir d’abord.

21h30

Ai failli envoyer ce sms à Isis :

« Tu me manques. Mais tu es l’expression de ma maladie. Et je veux guérir ».

Ce qui m’a fait me retenir de le lui envoyer est la douleur que j’aurais ressenti en n’ayant pas en retour de signe de sa part, ni par sms, ni autrement.

Jeudi 18 juin 2009

Sur les conseils d’un ami, j’ai appelé la mère du jeune homme qui s’est tué il y a un an. Il m’avait dit qu’elle gardait de la colère contre moi.

Je l’ai laissée s’exprimer. Elle m’avait trouvé lâche parce que, quelques mois après l’accident, alors qu’on aurait pu se voir, je n’étais pas allé vers elle. J’avais laissé faire le hasard. Si je me retrouve près d’elle, m’étais-je dit, je lui dirai bonjour, et lui parlerai. Je l’ai vu à vingt mètres, ai pensé que l’on se croiserait plus tard, mais ça ne s’est pas produit. Cela ne m’a pas fait plaisir de me faire traiter de lâche, mais je n’ai pas répondu. J’ai senti que si je le faisais, j’allais devenir dur, cynique, et peut-être méchant. Et ce n’était pas le moment. C’était l’anniversaire de l’accident le lendemain. Je lui ai expliqué le plus simplement et le plus gentiment du monde comment j’étais, timide, renfermé, solitaire, peu en relation avec les autres, que j’avais appris à vivre comme ça, que cela pouvait expliquer ma distance, ma froideur dans ces circonstances. Et puis, je lui dis la situation stressante dans laquelle j’étais quand on aurait pu se revoir, se parler. Encore une fois, vu comment j’étais, ce n’était pas étonnant que je ne sois pas venu à elle. Il n’y avait aucune lâcheté là-dedans. Mais je ne l’ai pas dit, parce qu’elle m’énervait et parce que je voulais rester gentil. Je pense qu’elle oubliait que tout le monde avait dû faire le deuil à sa façon, et que, si elle avait eu besoin de voir beaucoup de monde, de parler à beaucoup de monde, ça n’avait pas été mon cas. On est comme on est, avais-je envie de lui dire, désolé d’être comme je suis. Elle me disait que son fils lui avait parlé de moi en termes élogieux et qu’elle ne comprenait pas comment j’avais pu être si différent après son décès - lâche, pas à la hauteur. Et pourtant, je suis resté le même, chère Madame (bien sûr, encore une fois, je n’ai pas dit ça). Son fils m’encensait. Ce sont ses mots. Cela m’a fait plaisir ! Car je ne le savais pas. Celui qui n’est plus ne me l’avait jamais dit, ni montré, et j’ai été agréablement surpris de cette révélation. Peut-être parce que c’était un « taiseux », comme moi, et parce qu’on avait échangé de belles choses sans se dire beaucoup de mots. Je ne connaissais pas sa mère avant son décès, et je n’avais pas eu envie de la connaître après. Ce devait être ça le problème. J’avais été en relation avec lui, je lui avais dit au revoir à l’hôpital, alors qu’il était déjà mort dans un corps encore vivant. J’avais fait mon deuil comme j’avais pu, seul surtout, mais aussi avec l’aide de quelques proches. Pour moi, l’affaire était entendue et, me connaissant, je ne pouvais être d’aucun secours pour la mère. Voilà pourquoi elle me trouve lâche, pas à la hauteur. Parce que je n’ai pas voulu, ou pu, participer à son deuil à elle. Et la conversation téléphonique ne va pas me faire changer de position : cette personne ne m’intéresse pas. Pour faire bonne figure, être poli, sociable, je ferai le chemin jusqu’à elle si l’on se recroise, et nous échangerons quelques mots. Mais ça n’ira pas plus loin.

samedi 20 juin 2009

Un tour dans le Marais, Toute l’histoire de mes échecs sexuels, envie d'un amant

Lundi 15 juin 2009

Il ne s’est rien passé de particulier hier dans le Marais. J’ai trouvé Le Central, mais ne m’y suis pas arrêté. Je m’imaginais cela grand et luxueux, alors que c’était petit et ordinaire. En plus, c’était vide. Seulement un couple. J’ai marché dans la rue Vieille du temple, au nord, puis au sud. Beaucoup de monde, ambiance estivale, pas gay du tout, promenade, flânerie. Je suis revenu au Central. Il y avait deux types, pas spécialement attirants, et qui ne se souciaient pas de moi non plus. J’ai bu une bière, puis une autre, en feuilletant de petites revues qui nous racontaient ce qui se passait dans le monde gay. Ai été attiré par les soirées fist de certaines boites, mais, après réflexion, cela allait avec un décorum, un dress code qui ne me convenait pas. Des musculeux tout en cuir avec des casquettes. Je me suis déjà habillé en femme et en vinyl pour voir ce qui se passait dans les soirées fétichistes, je ne vais pas m’habiller en cuir pour me sentir mal à l’aise au milieu de tous ces hommes caricaturaux. Avant que je ne parte, un homme qui me plaisait est arrivé. Un ordinateur, un manuscrit, scénario ou je ne sais quoi d’autre à côté de lui, une attitude détendue, naturelle. Mince, belle gueule. Il m’a fait penser à un copain d’il y a longtemps, au personnage principal des premiers livres de Ravalec, et à un acteur aussi. Mais lui non plus n’a pas fait attention à moi. Et je suis parti. Je suis allé à l’Open Bar sur le chemin du retour, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie. C’est là que je me suis un peu saoulé avant de rentrer pour aller au ciné avec Bertrand.

Toute l’histoire de mes échecs sexuels, de Chris Waitt. Je m’étais dit que cela me concernait, allait sûrement m’apprendre des choses. Et puis non, pas grand-chose. Je reconnais tout de même à l’artiste le mérite d’avoir osé ce « documentaire ». Il s’est filmé avec ses problèmes, sa mère, avec ses ex et toutes celles qui on refusées de le voir. Il s’est filmé dans sa galère, et ça, il fallait oser. De plus, le film ressemble à un vrai film, à une fiction, et l’on ne s’y ennuie pas. C’est donc plutôt réussi. Cela m’a fait penser à mon Journal, en plus condensé. Un peu la même démarche.

Mardi 16 juin 2009

J’ai changé mon annonce sur le site libertin. Exit les femmes et les couples. J’ai écrit que je cherchais un amant avec toutes les qualités du monde. Et, en faisant une recherche, je suis tombé sur un type qui aimait s’enfoncer de grosses choses dans les fesses. Je lui ai laissé un mot, en me disant que, pourquoi pas, aimant les mêmes choses, on pourrait peut-être s’amuser tous les deux sans pour autant s’habiller en cuir.

Il m’a répondu. Il aimerait que je lui envoie des vidéos. Pourquoi pas, cela pourrait-être excitant. Mais je n’ai pas le temps en ce moment.

mardi 16 juin 2009

Vivre, envie d'un amant, et peut-être d'amour avec un homme, alcool

Samedi 13 juin 2009

En allant petit déjeuner au café ce matin – il y avait trop de monde chez Mohamed, un ami à lui pour le week-end, ses deux filles, la voisine, amie des filles… – encore un peu embrumé, déprimé, je me demandais ce que j’allais faire de ma journée. Sous-entendu : qu’est-ce que j’allais trouver pour « occuper », dynamiser ma journée ? Et c’est là que cette bonne réponse a surgi : « Je vais vivre ! ». Sous-entendu : bien ou mal, avec bonheur ou difficulté, peu importe de quelle façon, je vais vivre.

Com poursuit sa course en tête : 44.8% ! Contre 19.9% pour Net, 18.2% pour numeric ip et 12.4% pour Fr.

18h15

Si j’écoute mon instinct, j’ai la trouille d’aller draguer des hommes. Cela m’a paru assez évident lors de ma séance de masturbation cet après-midi (devant des images sur internet). J’avais envie d’une belle queue, et en plus, de tout ce qu’il y avait autour.

Vous allez voir, si ça se trouve, mon malaise qui dure depuis des mois, des semaines, va être résolu quand je vais oser aller à la recherche d’un amant qui me convienne.

Du coup, comme je n’ai rien de spécial à faire demain, je vais aller dans ce fameux bar dans le Marais, Le Central, dont Aude et Sylvestre m’ont parlé. Peut-être que ce sera le point de départ d’une nouvelle vie, d’une nouvelle aventure ?

Idée de message pour Antoine :

« Nous nous ressemblons. Je suis « passif » et j’ai envie d’être femme avec mon prochain amant. C’est peut-être pour ça qu’on ne se voit plus. Cependant, à l’occasion, cela me ferait plaisir de te revoir, pour parler, boire un verre, et plus si affinité… Si un jour tu en as envie, fais-moi signe ! »

Dimanche 14 janvier 2009

Idée d’e-mail pour Isis :

« Tu as bien réussi ton « acte pédagogique » il y a dix jours. Je commence de pouvoir m’intéresser à l’essentiel : vider l’abcès qui me fait souffrir ou, dénouer le nœud de vipères qui m’empêche de vivre. »

17h45

Idée d’annonce :

« Je cherche un amant avec toutes les qualités du monde : actif et bien membré, sensible, intelligent et cultivé. Voyez, je ne suis pas très difficile… »

18h05

Qu’est-ce que je me sens bien depuis que j’ai décidé d’assumer la part homosexuelle de ma sexualité, et mon alcoolisme ! Il faut dire aussi que j’en suis aujourd’hui, cet après-midi, à la 5e bière, et qu’avant, je m’étais trempé les lèvres plusieurs fois dans un rhum à 55°.

Je me sens léger. Et d’autant plus léger que je n’ai qu’un croissant dans le ventre depuis ce matin.

dimanche 14 juin 2009

Le hérisson de Muriel Barbery, souffrance, des rêves bizarres

Jeudi 11 juin 2009 – 23h00

En prévision, quand je rendrai Le hérisson à Isis, au cas où elle me demanderait mon avis : « J’y ai trouvé de belles choses, de beaux messages, des choses qui m’ont parlé. Mais au niveau du style, j’ai eu du mal, surtout quand c’est la concierge qui s’exprime. Je pense qu’elle (Muriel Barbery) aime trop le Beau, les mots, la littérature ».

Vendredi 12 juin 2009 – 9h25

La vie, ma vie, après le petit-déjeuner :

Des choses à faire, de la souffrance, beaucoup de souffrance, mais pas assez pour m’abattre. Des petits plaisirs, ou bonheurs, par-ci par-là.

J’ai fait des rêves très bizarres cette nuit, très forts, que je n’ai pas envie de raconter. S’en est suivi deux heures d’insomnie, de 1h à 3h.

samedi 13 juin 2009

Passons à autre chose, essayons, rhum

Lundi 8 juin 2009 – 9h30

Ca y est. J’ai enfin décidé que mon amour pour Isis était psychanalytique, névrotique, et que je devais passer à autre chose.

12h15

Isis est arrivée à 10h30, un peu après moi. J’étais en train de bricoler avec un collègue et c’était très bien. Son arrivée m’a surpris et je lui ai dit « bonjour » comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. J’ai fait ce que j’avais à faire ensuite et je suis rentré. Il va de soi que je ne l’ai pas trop regardée dans la matinée.

Je bois un second rhum. Ce n’est pas raisonnable le midi. Mais bon, c’est comme ça. Rhum encore hier soir, mais peu, et deux bières avant. Je me dis que n’ayant plus que 20 années à vivre, je peux bien être un gentil alcoolique qui contrôle son affaire pendant 20 ans.

J’ai mis un peu la méditation de côté ces derniers temps. Je l’ai remplacée par la lecture. Ai fini La consolante hier soir, vers 2h. Et hier, j’ai commencé Le hérisson. L’élégance du hérisson. Un livre que m’a prêté Isis il y a quelques mois. Pour l’instant, je n’y trouve pas mon compte – dans Le hérisson.

Mardi 9 juin 2009

Hier, je suis tombé. Ce n’est pas étonnant. J’ai arrosé mon changement d’attitude vis-à-vis de l’amour que je porte à Isis.

Deux rhums à midi (vous le savez) et puis, j’ai fait mon travail. Mais, dès que je l’ai eu fini, vers 16h, pour gérer ma gueule de bois et mes émotions, je m’en suis fait un autre, bien tassé, et puis un autre. Ensuite, je suis monté dans ma chambre et j’ai écrit. Avec un troisième rhum tout aussi largement dosé que les deux autres. Au bout d’un moment, je n’ai plus pu écrire. Mes mains sur le clavier faisaient trop de fautes de frappe et, quand j’essayais de les corriger, j’en faisais d’autres. J’ai dû aller m’allonger je pense mais je ne m’en souviens plus. Je me suis réveillé dans la nuit.

18h30

Isis est une charmante collègue de travail, et mon amour est « névrotique ». Voilà ce que je me dis en ce moment pour me remettre les idées en place.

Statistiques :

Com s’est énervé au début du mois : 44.1%. Contre 19.1 pour Net, 18.4 pour Numeric IP et 13.3 pour Fr. C’est mieux que le PS, dont je fais partie, aux élections européennes. Heureusement, Cohn Bendit, que je ne déteste pas, loin de là, fait un très beau score : 16%, égal à celui du PS. Tout n’est donc pas perdu dans notre veille démocratie. Parce seize plus seize égal trente-deux. Ce qui est largement au-dessus de notre vieil ami Sako.

Mercredi 10 juin 2009 – 12h00

J’ai été étonné ce matin de faire un bilan aussi positif à ma psy. Ca ne correspondait pas avec ma souffrance, ma difficulté de vivre en ce moment. Je m’écoutais parler et me disais : « Mais, finalement, tout va bien ! »

Ensuite, quand Isis est passée dans les bureaux sans prendre la peine de me saluer, ça allait beaucoup moins bien.

L’alcool n’arrange pas mes affaires non plus pour aller bien. Encore trois verres de rhum hier en écrivant mes malheurs. Le mardi, je rentre du travail à 22h30, et j’ai été étonné d’avoir envie d’écrire à cette heure-là. L’effet du rhum peut-être.

Maintenant – nous sommes en fin d’après-midi – je bois une deuxième bière pour ne pas déprimer. Il va falloir que je me remette en selle d’ici quelques jours, que je me re-discipline pour recrouver une vie saine et rythmée. Il falloir que je me nourrisse aussi, parce qu’hier, j’étais noué. Un demi-sandwich à 17h pour ne pas tomber pendant mes cours et l’autre moitié en buvant du rhum et en écrivant le soir. Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour être solide, avoir un bon moral.

L’alcool, ça marche bien pour gérer la déprime : après une bière, je vais beaucoup mieux, mais ça marche à court terme, parce que ce soir, je replongerai, et donc, prendrai ma dose de rhum.

Si je continuais comme ça, je deviendrais alcoolique, avec la nécessité de boire du matin au soir, et de plus en plus parce que mon corps s’habituerait. Je finirais par me nourrir avec de l’alcool, par maigrir et ne plus pouvoir faire mon travail, par écrire n’importe quoi ou ne plus écrire du tout, le moral et le porte-monnaie ruinés.

Si l’on pousse le bouchon un peu plus loin, cela ressemble fort à une forme de suicide, de destruction. On vit sans vivre, à peine on survit, on refuse de vivre, on se tue sans avoir le courage de se tuer.

Bref, je m’autorise une forme de laisser-aller jusqu’à la fin de la semaine, et ensuite, je me transforme en moine bouddhiste.

mercredi 10 juin 2009

Méditation, être avec, encore des doutes sur ce que je dois faire de ma relation avec Isis, la maison de Léautaud, ma mère va plutôt bien, et moi aussi finalement

Dimanche 7 juin 2008

Grâce à la méditation, je peux aller dans mon petit monde, « dans ma bulle », tout en restant en relation avec les autres, avec le monde, la vie qui m’entoure.

J’avais une course à faire à Rosny 2, le centre commercial, et j’en ai profité pour m’habituer aux gens. J’ai fait deux fois le tour du premier étage. Une marche lente, comme en vacances, pour observer, moi et les autres, sans juger, pour apprendre à être avec mes frères humains, seulement être là, avec eux.

Je crois que c’est ça mon problème : être avec.

La première fois que cela m’a fait ça, que j’ai fait ça, c’était en attendant Emilie aux Halles avant d’aller au sex-shop. Plutôt que de faire quelque chose pour m’occuper, j’ai marché doucement au milieu des gens, j’ai essayé de me mettre en relation avec eux. Je ne me suis pas ennuyé une seconde. Et j’y ai même pris du plaisir.

Réflexion par rapport à Isis :

Je dois arrêter de t’aimer, voilà le truc. Je ne sais pas comment faire. Mais en fait, c’est un faux problème…

(Je recopie ce que j’ai enregistré sur mon téléphone-dictaphone.)

En fait, comment cesser de t’aimer est un faux problème. Ce que je dois faire, c’est décider d’arrêter de t’aimer. Voilà, c’est ça le truc. Tant que je n’aurais pas décidé d’arrêter de t’aimer, je ne pourrai pas avancer.

Ce qui me fait peur, si je décide de ne plus t’aimer, c’est de ne plus avoir envie de toi quand tu m’appelleras, si jamais tu m’appelles, pour que nous fassions l’amour. Ce qui m’embête aussi, c’est d’abandonner ce rêve un peu fou de vieillir avec toi - quand Julie sera grande, quand tu seras seule – ce rêve de vieillir avec toi.

L’objectif de mon dimanche, c’était d’aller rendre visite à Léautaud, à Fontenay aux roses, rue Guérard. Il a longtemps vécu là-bas, avant d’aller mourir dans la vallée aux loups, chez le docteur Le Savoureux je crois, pas loin de Châteaubriant, à Châtenay-Malabry. J’y étais allé une fois (rue Guérard) en passant, en voiture, sans vraiment m’y arrêter, avec Emilie je crois. On avait plus visité le cœur de ville plutôt que la rue de Léautaud. Cette fois, c’était la rue Guérard mon objectif.

J’ai pris le train et j’y suis arrivé. J’ai essayé, depuis la gare, de prendre le chemin le plus direct, en me disant que peut-être Léautaud passait par là lui aussi. Et puis, une fois dans cette rue (charmante), je me suis aperçu que je n’avais pas pris le soin de me souvenir à quel numéro il habitait. Je regardais toutes les maisons en m’imaginant Léautaud dedans - au moins celles qui ressemblaient aux descriptions qu’il en avait faites. Et puis, frustré, j’ai fini par appeler Bertrand pour lui demander comment avait commencé la finale de Roland Garros, et s’il pouvait me rendre ce service : regarder l’adresse exacte de Léautaud sur internet. C’était, d’après Bruno, le numéro 24.

Une maison quasi abandonnée, dont la moitié du jardin avait été percé, mangé de moitié pour construire une route qui menait au lotissement construit depuis derrière lui. L’avantage est que c’était ouvert, que je pouvais me promener dans la cour et dans le jardin. Mais je n’étais pas sûr que ce soit vraiment sa maison. Le toit était plat, et je me disais que les toits plats, çà ne faisait pas à l’époque de Léautaud. J’ai vérifié à mon retour. C’était bien sa maison. Celle qu’il louait, puisqu’il n’a jamais été propriétaire. Et puis, de chaque côté de la percée, c’était les numéros 22 et 26. Pas de doute possible donc. Ainsi, j’ai marché dans le jardin de Léautaud. J’ai regardé à travers la fenêtre l’escalier par lequel il montait à l’étage, dans son bureau d’écrivain, là où il rêvassait plus souvent qu’il n’écrivait, là où il tenait son Journal. J’ai sûrement marché sur les nombreuses tombes des animaux qui avaient été ses amis, ses compagnons de route, enterrés un peu partout dans le jardin. Parce que lui ne se mettait pas la main dans le cul, ne jouait pas avec sa merde, mais avait transféré ton son amour, toute sa compassion, vers les animaux. Aimant trop peu les humains, ou ne pouvant les aimer, pour cause de malformation psychoaffective.

Je vais y retourner rapidement. J’ai trop peur que cette maison soit à nouveau habitée. J’ai encore envie de marcher sur les tombes de ses amis, de l’imaginer là, dans son jardin ou son cabinet de travail.

Avant de partir pour Fontenay, j’avais appelé ma mère. C’est même la première chose que j’avais faite après le petit déjeuner. Elle allait bien, malgré mes deux frères qui ne l’appelleraient pas. Elle a parlé, et puis, quand j’ai voulu lui dire quelque chose, elle a enchaîné sur un autre sujet. J’ai fini par lui signaler le plus important pour moi en ce moment : Isis, la rupture, la souffrance. Elle s’est aussitôt protégée. Pas capable d’écouter, simplement, sans juger, sans chercher à trouver des solutions. « Les chats ne font pas des chiens » n’aurait pas manqué de me dire Isis. Eh oui. Le point positif dans cette histoire est que je l’ai quittée avec le sourire. Je venais de raccrocher et je souriais. Cela m’a surpris. Et je me suis dit : « super, c’est un signe ! Un signe que tu vas mieux ! »

Du rhum mercredi soir, du rhum jeudi soir, du rhum vendredi soir et samedi soir… J’ai même acheté de la grenadine aujourd’hui pour tenter de refaire le cocktail que me faisait Rose parfois. Légère entorse au règlement…

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