Voyage au bout de la Lumière

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lundi 27 février 2017

Les culs de guêpes du forsythia jaunissent

Samedi 25 février 2017

Les culs de guêpes du forsythia jaunissent.

Dimanche 26 février 2017

« Quoi de neuf ? », me demande Twitter, chaque fois que je veux publier un twitt.

Je vais vous le dire.

Je prends un antidépresseur chaque matin et, dans la journée, quand j’en ressens le besoin, je prends un anxiolytique - un demi cachet.

Lundi 27 février 2017

J'ai encore dormi comme un loir, comme un chat ce week-end. Mais je me suis aussi bougé les fesses pour avancer mes travaux dans la salle de bain. Dès ce soir, la base du bac à douche, ainsi que les plinthes, devraient être vertes, comme le plateau qui supporte le lavabo.

Ça prendra le temps que ça prendra mais j'ai trouvé une nouvelle motivation: faire une jolie salle de bain, une composition originale, une petite œuvre d'art. Comme les chambres et la cuisine ne me plaisent pas, ne seront pas refaites avant notre départ pour Vézelay, ce petit coin esthétique, comme le salon, l'entrée et la cage d'escalier, m'aidera à me sentir mieux.

Côté alcool, je me suis bien tenu. Une semaine très réussie, sérieuse. Du coup, ce week-end, j'ai découvert ma limite. Au-delà de trois verres, le midi ou le soir, je ressens des conséquences négatives. Deux verres serait parfait. Mais déjà, si je m'en tenais à trois, ce ne serait pas si mal.

dimanche 26 février 2017

Éric-Emmanuel Schmitt me donne une leçon

C'est extrait de La nuit de feu (Le Livre De Poche) page 28 :

- Je sais ce que tu rumines, m’annonça-t-il en sortant ce cure-dent.
- Bravo, car je l'ignore…
- Tu songes au destin de Foucauld et tu voudrais que l'amour ait changé le monde.
- Pas toi ?
Il fit glisser le morceau de bois à la droite de sa bouche et considéra l’épais bouclier en mortier qui défendait l’entrée du bordj.
- Je souhaite autant que toi que les bons sentiments triomphent mais j'accepte que ça demeure impraticable.
- Tu te résous au fiasco ?
- Je me résous à la lutte incessante. Selon moi, la victoire réside dans le combat, pas dans son issue. Sans perdre mon but, je perds l’illusion de gagner.
- j'aimerais penser cela.
- Tu ne peux pas le penser à vingt-huit ans ! En revanche, quand tu auras dépassé la cinquantaine… Ce qui constitue la beauté d'une bataille, ce n'est ni le succès ni la défaite, c'est la raison de la bataille.

samedi 25 février 2017

Dépression

Vendredi 24 février 2017

Je n'ai pas réussi à me remettre aux finitions de la salle de bain, contrairement à ce que je m'étais promis, mais je suis allé en fin d'après-midi à Leroy Merlin acheter de la peinture d'apprêt et du scotch protecteur spécialisé dans les courbes.

Je n'ai pas appelé les personnes que je devais appeler pour rendre service à une autre personne. Je bloque. Je m'emballe, je fais des promesses, et puis je bloque.

Je me suis promis de faire un effort cet après-midi, demain ou dimanche.

Je me suis empêché de boire plus de trois verres le midi, et le soir, comme j'ai patienté, comme j'ai mangé tôt, j'ai bu peu et me suis trouvé heureux de constater qu'il restait du vin dans la bouteille, du vin dont je n'avais plus envie.

J'ai écouté la radio, Passion Classique, Vincent Delerm et Alain Minc, Fellag dans Boomerang.

Je me suis fait peur en constatant une fois de plus que je n'avais d'énergie que pour une demi journée. En constatant que cela n'avait rien à voir avec le travail, que c'était beaucoup plus général. Étais-je vraiment en dépression ? Est-ce que cet état allait durer ? Combien de temps ? Allais-je devoir m'habituer à vivre des demi journées?

jeudi 23 février 2017

Fatigue

Jeudi 23 février 2017

Le forsythia a apprécié le redoux. En deux jours, il s'est couvert d'adorables abdomens de guêpes verts.

Bientôt, il sera jaune.


***

Cela fait une semaine que je bois très peu et, comme par hasard, je me sens pas bien.

Cela m'inquiète.

Trois jours de travail - dont deux demi-journées off, lundi matin et mercredi après-midi - et je suis épuisé.

Cela m'inquiète.

Aujourd'hui, je ne travaille pas. Et je suis encore épuisé. Sans grande motivation pour quoi que ce soit. Excepté pour boire et pour rêvassez. Mais je sais que ce n'est pas cela qui fera avancer mes affaires.

Novembre et Décembre 2016

sont corrigés.

mardi 21 février 2017

Pour la première fois de ma vie, j'ai torché le cul de ma mère

Dimanche 19 février 2017

Mon père était-il réellement fatigué ou bien a-t-il voulu me mettre à l'épreuve ?

Vendredi, pour la première fois de ma vie, j'ai essuyé le cul de ma mère.

Mon père disait qu'il était fatigué - alors qu'il se levait régulièrement du canapé -, ma sœur était sortie, ma mère avait envie d'aller aux toilettes.

Il était onze heures. J'ai dit à ma mère de patienter et j’ai appelé ma sœur - au cas où elle rentrerait bientôt.

Ma mère insistait. Ma sœur ne répondait pas. Alors je me suis décidé.

Pour me rassurer, j'ai dit à mon père de rester sur le canapé, que je l'appellerai en cas de coup dur.

Pour me rassurer, je me suis dit que j'allais faire les choses dans l'ordre, aller d'abord de la cuisine aux toilettes, par exemple.

Si mon père et ma sœur, que j'avais vus en action, y arrivaient, pourquoi en aurais-je été un incapable ?

Ma mère ne parvenait pas à pisser. Je lui dis de patienter, lui rappelait que ce n'était pas évident de l'emmener aux toilettes, que je ne me voyais pas renouveler l'opération dans une demi heure.

Pour ne pas attendre devant la porte des toilettes, pour la laisser tranquille, je retournai à la cuisine, où mon père, qui n'avait pas l'air si fatigué que ça, écoutait la radio. Je lui dis que tout allait bien, que je la faisais patienter.

Quand je suis revenu vers elle, elle était désolée d'avoir fait caca, de ne toujours pas avoir fait pipi. Je la rassurai. Tout allait bien. Elle n'avait peut-être pas besoin d'uriner, tout simplement.

Le moment difficile était arrivé : torcher le cul de ma mère. Je l'aidai à se relever, à se mettre debout, en lui disant de bien se tenir aux barres métalliques que mon père avait installées dans les toilettes. À l’aide d’une grande lingette, je passais pour la première fois ma main entre les fesses de ma mère. Son cul était un peu ouvert, boursouflé, mais avec la lingette ça allait. C'était sûrement moins difficile qu'avec du papier.

Est-ce qu'elle a voulu me mettre à l'épreuve elle-aussi? Elle me dit qu'elle avait encore envie. Pas de problème, ma chère mère, je te rasseois.

Deuxième caca. Toujours pas de pipi. Deuxième nettoyage, une lingette propre pour le minou.

Finalement, c'est sa culotte en forme de couche pour bébé qui m'a posé le plus de problème. Elle s'était enroulée, entortillée et j'avais du mal à la remettre correctement. Mais je finis par y arriver. Le pantalon ensuite. Le chemin du retour jusqu'à la cuisine. Jusqu'à son fauteuil où elle restait assise toute la journée.

Depuis le retour de mon père, j'avais proposé imposé que nous la couchions deux heures dans l'après-midi. Elle avait des escarres. Et, même avec son coussin spécial, ces derniers ne risquaient pas de guérir si elle restait assise douze heures par jour.

lundi 20 février 2017

Une nouvelle nouvelle érotique

intitulée :

La femme qui aimait les hommes qui se prennent pour des femmes

sur

sanieptia.wordpress.com

dimanche 19 février 2017

Poésie, Peut-on vivre heureux dans un monde qui va mal ?

Samedi 18 février 2017

Je redeviens poète :

Insatisfait à 20 ans

J'ai fait le tour de la terre

Sans bouger de chez moi

Et je suis revenu

Ça m'aura pris trente années

Je vais pouvoir commencer à vivre


***

« Peut-on aller bien dans un monde qui va mal ? » titre Philosophie Magazine.

Je sais que cette idée ne constitue pas la principal cause de ma dépression, mais je sais également qu’elle n’y est pas étrangère.

vendredi 17 février 2017

Une insomnie salutaire

Vendredi 17 février 2017

Une insomnie salutaire dans la nuit de mercredi à jeudi.

Je n'étais pas mal. Bizarrement. J'écoutais passer le temps et mes pensées.

Et puis il m'est venu cette idée :

J'allais profiter de mon état dépressif, du fait d'être en traitement pour m'éloigner du trio infernal, c'est-à-dire mon père, ma mère et ma sœur.

Quand on me demandera pourquoi je ne prends pas plus régulièrement des nouvelles, quand des oncles ou des tantes me demanderont ce qu'il se passe à Clermont-Ferrand, je leur dirai que je ne vais pas bien, que je suis sous antidépresseurs et anxiolytiques et que j'ai besoin de me protéger.

Poussant un peu plus loin la réflexion, je me suis dit que je ne pouvais rien faire pour eux (mon père, ma mère, ma sœur), que nos relations s'était détériorées depuis trop longtemps, s'étaient éteintes.

Mon frère aîné m'avais déçu récemment en me répondant pas à mes appels. Le 14, je ne lui ai pas souhaité son anniversaire. Je décidai de ne plus l'appeler. Je décidais dans le même temps de rester courtois, d'entretenir de bons rapports, quand il voudra me parler, comme cela se fait dans les meilleures sociétés.

Restait mon plus jeune frère, appelé aussi E. ou frère cadet.

Pourquoi avais-je envie de garder avec lui plus de liens ?

Parce que je me sentais coupable de l'avoir maltraité lorsqu'il était enfant, mais surtout, et c'était l'essentiel, avec lui, il y avait encore un peu d'espoir, une possibilité de l'aider à ne pas mourir trop jeune.

jeudi 16 février 2017

Famille - suite

Mercredi 15 février 2017

Vidé hier soir, je me suis couché tôt. J'ai essayé de me changer les idées avec Romain Ternaux, mais ça n'a pas marché. J'ai éteint la lumière un peu après neuf heures et je suis parti. À huit heures, quand j'ai entendu les aides qui s'occupaient de ma mère (assistance à l'hygiène, lever et coucher) je n'avais pas envie de me lever. Je suis sorti du lit à neuf heures vingt. Plus de douze heures au lit !

Jeudi 16 février 2017

Après avoir écrit ces quelques lignes hier, au café, mon téléphone a sonné. C'était ma sœur qui criait, qui pleurait, qui disait qu'elle était au fond du jardin parce que ma mère l'empêchait de travailler à ses recherches d'emploi. Je suis revenu et j'ai fait ce que j'ai pu. Ma mère - est-ce qu'elle s'en rendait compte? - était une tortionnaire. Il aurait fallu, je suppose, dans son idéal, que ma sœur et moi restions près d'elle du matin au soir pour répondre à tous ses caprices et autres incertitudes et inquiétudes, sauf que nous devenions, tous, rapidement fous, impuissants et fous.

Il m'apparut clair que c'était désormais à des professionnels de s'en occuper - j'en profitai pour mieux comprendre le Golgotha que gravissaient mon père et ma sœur depuis des mois, des années. Mon père et ma sœur allaient devoir, dès la semaine prochaine, trouver de l'aide supplémentaire en journée pour pouvoir respirer.

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