Voyage au bout de la Lumière

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lundi 29 mai 2017

La Fête Des Mères

Lundi 29 mai 2017

Efficacité à Vézelay.

Ma sœur de plus en plus folle.

Ai fini par lui écrire que si elle continuait à penser de cette façon, c'est-à-dire de travers, elle allait finir en HP.

C'est comme si je pissais dans un violon. Son dysfonctionnement est trop avancé. Elle va mourir jeune.

Sa bonne excuse - qui peut se comprendre - était La Fête Des Mères.

Plus de mère, plus de fête.

Je me suis bien gardé de le lui dire.

De toute façon, de son vivant, ce ne fut jamais la fête. Elle n'aimait pas ça. On aurait pu l'appeler Brise La Joie.

Depuis le 16, je me suis remis à boire par-ci par-là, un peu.

Ça ne me réussit pas du tout.

La source s'éloigne de moi. J'ai perdu ma bonne humeur, ma bonne énergie, mon allant.

Par contre, après cette expérience de treize jours, je sais ce que j'ai à faire si je veux être heureux, aller bien.

N'était-ce pas le but de ma vie, de ce Journal ?

N'était-il pas temps de s'y mettre, de réussir ?

C'est pour ça que j'étais triste hier, et peureux. C'est pour ça que j'avais envie de boire encore, pour cette raison que j'ai bu une lichette de Grand Marnier avant de me coucher.

Parce que je devais dire adieu à l'alcool, vraiment adieu, pendant au moins une année.

mardi 23 mai 2017

Poésie d'amour

Une déclaration d’amour sous forme de poésie.

J'aime ses culottes percées, déchirées, jaunies.

J'aime sa démarche d'humoriste qui s’ignore.

J'aime son grand cœur et ses gros seins.

Je l'aime.

Et je vais me marier avec elle.

Pas bien malin

Un moral d'acier.

Je travaille bien au boulot. Je travaille bien à Vézelay. Pas le temps de faire autre chose. Pas l’énergie de faire autre chose. Même mon sevrage est en suspens.

Après ma réussite du 16 mai, après mes trois semaines et demi d’abstinence et mes trois verres de vin blanc à l'effet désagréable, je me suis remis à boire à Vézelay.

Le prétexte était de goûter un vin du coin. Et samedi soir, j'ai fait plus que goûter. Sans me saouler pour autant.

Il ne fut donc pas étonnant qu’hier soir, qu'avec les collègues, je m'autorise un verre de cidre. Puis un verre de rosé. Ce qui fait qu'à la maison, je me suis également autorisé deux Ricard.

Les mauvaises habitudes reviennent bien vite…

Après avoir été attentif aux bienfaits de la sobriété, je vais l'être aux méfaits que ne vont pas tarder à me faire ressentir le retour de ces mauvaises habitudes.

Jusqu'à ce que mon bien-être diminue.

Jusqu'à ce que je m'éloigne à nouveau de la source qui me rend heureux.

Jusqu'à ce que j'arrête mes bêtises.

Je fais la grève de l'écriture

Mardi 23 mai 2017

Je fais la grève de l'écriture.

Et mes lecteurs me le rendent bien.

Eux qui étaient si nombreux,

Qui me faisaient croire au succès,

Se font rares.

lundi 22 mai 2017

Heureux d'aller travailler !?

Lundi 22 mai 2017

À six heures Vézelay, et d'autres collines, étaient devenues des îles.

La Cure et les champs débordaient de brume.

Nous étions sur une autre planète et nous étions heureux.

J'étais heureux alors même que nous roulions vers le travail, c'est-à-dire la sortie 22 de l'autoroute A6 où j'avais rendez-vous avec un BlaBlaCar.

vendredi 19 mai 2017

Fatigué mais pas longtemps

Cette surprise de Guy, ajoutée au fait que mon lectorat augmentait moins que prévu en mai, a suffit pour me plomber.

Ce vendredi matin, j'étais très fatigué. Mais je ne me suis pas gavé d'anxiolytiques, comme je l'avais fait après le décès de ma mère. J'ai pensé, intelligemment, je suppose, que c'était mon ego qui était fatigué, abîmé, triste. J'ai pensé que si je laissais faire cet olibrius dominant, il allait continuer, plus ou moins sournoisement, à m'éloigner de la source, de mes sources - de bien-être.

Alors j'ai réagi, j'ai regardé ma mère qui se confondait régulièrement avec le grand platane de la mairie. Je l'ai contemplé longuement. Et j'ai constaté qu'elle allait bien, pas trop mal, bien et mal, plutôt bien.

Je m'apprêtais à lui tourner le dos pour monter sur la colline, quand elle m'a dit de ne pas me soucier d'elle, qu'elle se débrouillait, et même mieux que lorsqu'elle était vivante.

Comme Wayne Dyer, elle me conseilla de me sourcer, de ne pas me laisser avoir, manipuler par l'ego.

Et quand je me suis retourné, l'érable immense, léger et élégant - mon second arbre préféré dans le quartier -, m'a félicité.

La roue tourne, une nouvelle période de vie

Vendredi 19 mai 2017

Guy m'a fait une surprise hier.

Je lui avais demandé un rendez-vous - parce que ça faisait un bail qu'on ne s'était pas vus - et il m'avait proposé de passer jeudi. En me précisant qu'il n'y aurait pas de câlin possible. En me précisant qu'il m'expliquerait pourquoi.

Je supposais que son fils serait avec nous.

Mais son fils n'était pas là.

Il y avait plein de choses à manger.

Une fois de plus, il avait pris soin de moi.

Du vin rouge pour lui, du jus d'orange pour moi.

Au bout d'un moment, je lui demandai de m'éclairer, lui dis que je pensais que son fils serait avec nous.

Il me dit alors, posément, que c'était comme ça, la fin d'une histoire, la fin d'une période de vie, car une nouvelle période de vie commençait avec P., sa chérie, avec la quelle, comme moi avec Mirabelle, il avait prévu quelque chose de merveilleux pendant quinze ou vingt ans, une période de vie que les apéros érotiques, pornographiques ou sexuels, risquaient de rendre moins merveilleuses, en créant en lui de désagréables tiraillements.

Je lui répondis que je comprenais, que je respectais, que je l'aimais tel qu'il était et que je le respectais profondément - même si je n'ai pas répété ce mot: respecter.

Nous irons les voir à Torchamp. Ils viendrons nous voir à Vézelay. Et je suis sûr que notre relation, à quatre, sera meilleure, car, jusqu'à présent, nous étions restés proche de Guy, mais loin de P.

mercredi 17 mai 2017

Jamais je n'aurai beaucoup de lecteurs 😢

La plupart des gens ne s'intéressent pas à leur vie quotidienne.

Ils n'aiment pas penser à leur mort prochaine, à la fragilité de leur existence.

Ils n'aiment pas penser qu'ils ne sont rien, qu'un amas étrange de choses étranges qui survit comme il peut, sans raisons particulières.

Ils n'aiment pas penser qu'il n'y a pas de pilote dans l'avion, pas plus plus dans l'avion de tout le monde - celui qui existait déjà avant le big bang, que dans leur propre avion.

Ils n'aiment pas constater qu'ils ne maîtrisent rien, ou pas grand-chose.

En conséquence, jamais, je n'aurais beaucoup de lecteurs.

Malgré cela, grâce à Mirabelle, grâce aux Assédics, grâce à mes extraordinaires qualités d'excellent enseignant n'aimant pas enseigner, je parviendrai à faire ce que j'ai à faire.

Touché par la Grâce

Mercredi 17 mai 2017

Je ne suis pas tombé amoureux de Mme M., psychiatre addictologue, hier après-midi, ce qui prouve que mes trois semaines et demi de sevrage ont aidé ma tête à mieux positionner sur mes épaules.

Elle m'a fait passer un test. J'ai fait un bon score. Je ne m'y attendais pas.

Résultats des courses, si je ne suis pas dépendant physiologiquement - pas de souffrance, pas de tremblements ou autres sensations bizarres durant mon sevrage -, je le suis psychologiquement.

Je la revois dans un mois.

En attendant, si je veux redevenir "normal" - c'est mon souhait -, pouvoir boire un coup entre amis à l'occasion tout en restant sobre le reste du temps, à la louche, c'est une année entière que je vais devoir m'abstenir.

Cela ne me fait pas peur.

Car hier - c'était prévu - j'ai bu un verre avec Mirabelle. Puis deux puis trois. Du vin blanc, chardonnay, au café. De grands verres. Trois parce que je voulais ressentir l'ivresse.

Et j'ai fini par la ressentir.

Hélas, cette ivresse était moins bonne, moins saine, moins agréable, que celles que j'avais ressenti plusieurs fois - presque chaque jour - durant mon sevrage.

Mon corps, extraordinaire, me donnait l'ivresse dont j'avais besoin sans boire.

Je me mis alors à penser à ma mère, à son voyage dans le Ciel ou l'Espace.

Avait-elle vraiment rencontré Dieu, ou la Vierge?

Avait-elle fait quelque chose pour que je sois, ainsi, touché par la Grâce?

mardi 16 mai 2017

Farid a sauvé une chauve-souris

Farid à sauvé une chauve souris.

J'étais seul vendredi soir quand j'ai aperçu ce gros scarabée noir sur la hotte de la cheminée.

À part me demander comment elle était entrée, je n'ai pas su quoi faire.

Le lendemain, elle était toujours au même endroit.

Je me suis demandé si elle n'allait pas finir par sécher, par mourir.

Je ne savais pas quoi faire.

Quand on est rentrés du resto samedi soir, j'ai l'idée de la montrer à Farid et à Abder, qui ne l'avaient pas encore rencontrée.

C'était merveilleux. La bestiole n'était plus immobile. Elle volait dans la pièce. Ses ailes semblaient immenses.

Farid et Abder, moins cons que moi, ont immédiatement ouvert les fenêtres.

Mais la bête n'est pas sortie.

Elle descendait, montait, et toujours se cognait au plafond.

Fatiguée probablement, elle finit par reprendre sa position de scarabée sur la hotte.

Exactement au même endroit.

Farid, décidément pas con du tout, alla chercher un torchon pour l'envelopper.

Et j'ai accompagné tout ce beau monde dehors.

La bête était hébétée, immobile.

J'ai eu le temps de lui caresser le dos du bout de l'index, doux comme celui d'un mini chat, avant qu'elle ne déploie ses ailes et parte dans la nuit.

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