Voyage au bout de la Lumière

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dimanche 24 juin 2018

Environnement favorable

Dimanche 24 juin 2018

En région parisienne, je doute de mes capacités, j’ai peur de devenir pauvre, de ne rien avoir à manger, de vivre aux crochets de Mirabelle. Ici, à Vézelay, tout va bien. Non seulement je suis persuadé que j’ai des choses à exprimer en tant qu’artiste, des choses qui seront utiles à d’autres humains, mais je suis sûr que je vais trouver un public. Bref, la réussite et le succès que j’imaginais obtenir rapidement il y a trente ans.

samedi 23 juin 2018

Léonard est un dieu

Samedi 23 juin 2018

Cette nuit, mon idée de peinture a évolué. Léonard a disparu. je suppose que mon inconscient a décrété qu’il ne fallait pas jouer avec les dieux - et Léonard est un dieu. Mon côté lucide, conscient, a également dû s’apercevoir qu’il était extrêmement difficile à imiter.

Et maintenant, finie la rigolade. Il est l’heure d’attaquer, avec une tondeuse d’amateur, des herbes qui m’arrivent au nombril.

vendredi 22 juin 2018

Une forme de paradis

Entre Noisy et l’aire de la réserve, j’ai eu une idée de peinture. Elle m’a trotté dans la tête pendant au moins vingt minutes, jusqu’à ce que la peinture soit finie, presque finie.

Je ne sais si cette dernière le sera un jour, mais il y a de fortes chances pour qu’elle soit commencée, ce qui n’est déjà pas il mal.

Il y a en elle un peu de Malevitch, de Tàpies et de De Vinci, un peu d’art religieux - où spirituel, ce qui est pour moi la même chose -, un peu de cirque et d’art contemporain, et peut-être un peu de moi.


***

Auparavant, avant que je ne me décide à quitter mon travail - quand je tenais le coup en me prenant pour un écrivain -, cette idée m’aurait frustré, fait du mal pendant quelques jours, avant de disparaître. Aujourd’hui, c’est que du bonheur. Qu’elle se réalise ou non, cette idée de peinture est un pas de plus vers une forme de paradis.

Belle surprise

Vendredi 22 juin 2018

Après avoir été privé de statistiques pendant deux mois sur mon blog, voilà qu’ils sont revenus !

Et il y a encore des visiteurs !

Je vais pouvoir survivre.

L’inconnu

Mercredi 20 juin 2018

Peu de travail mais beaucoup de présence. Ça m’assomme encore plus que si j’avais des choses à faire. En attendant le temps passe et dans vingt trois jours ce sera fini.

Cela m’angoisse un peu d’ailleurs. Est-ce que ça va marcher? Ma situation ne va-t-elle pas devenir pire?

J’espère que dans dix jours les réactions du public devant mes photos me réconfortera. Et si ce n’est pas le cas, j’insisterai un peu, car je suis sûr que la seconde expo sera meilleure, que les figurines en terre vont continuer de naître, de loin en loin, et que mes dessins vont s’affirmer.

Si rien de tout cela ne se passe, il sera toujours temps de vivre une vie que je n’ai pas encore imaginée.

Ce doit doit être cela qui m’inquiète finalement : l’inconnu.

dimanche 17 juin 2018

Décembre 2017

est corrigé.

Trop fort, Titi !

Samedi 16 juin 2018

Mes nouveaux voisins éloignés, ceux qui font des travaux depuis un an dans leur maison, ceux qui ont récemment transformé leur jardin en désert, festoient. On se croirait au camping. Sauf que l’on habite des maisons et pas des tentes. Ce sont les seuls à animer le quartier ce soir, comme s’il était tard, alors qu’il fait encore jour.

Dimanche 17 juin 2018

Jeudi, j'étais content de partager ma joie d'avoir réalisé une troisième sculpture. Et comme il n'y avait rien d'intime là-dedans, comme j'allais quitter mon travail bientôt, et qu'en conséquence, je n'aurai plus besoin de me soucier de ce que pourrait penser mon milieu professionnel, j'ai publié mon texte sur Facebook. Ensuite, l'idée m'est venue de tenir un journal de plasticien, d'intéresser de cette façon quelques amis de mon milieu professionnel et de Facebook. Ainsi, tout en poursuivant mon aventure de diariste au grand jour, je ferais de la com pour mon activité de plasticien !

Trop fort, Titi !

samedi 16 juin 2018

Journal d’un Plasticien

Ma mère, après son décès (en avril 2017) m’a dit :

« Il faut faire ce que l’on a envie de faire avant d’être mort. »

Ce doit être pour cette raison qu’il que je me lance, à mon humble niveau, dans des activités artistiques.

Pour l’instant, ça se passe plutôt bien :

Une première exposition de photographies aura lieu dans deux semaines chez moi, à Noisy le Grand, avant d’être visible en juillet et en août à Vézelay. Et j’ai déjà suffisamment d’images pour en faire une seconde.

Et puis il y a ces sculptures, dont je vous ai parlé avant-hier. C’est un début, mais il y aura peut-être une suite.

Il s’agit de statuettes comme on en trouve dans les magasins de bondieuseries, sauf qu’on ne sait pas de quelle religion il s’agit, probablement une religion qui n’existe pas.

Je pense que des dessins suivront, des dessins qui se transformeront peut-être, un jour, en peintures.

jeudi 14 juin 2018

Troisième sculpture

Jeudi 14 juin 2018

Hier, ma troisième sculpture m’a chatouillé. Elle ne m’a pas vraiment chatouillé d’ailleurs, je l’ai vue, derrière mes paupières closes.

J’étais content. J’allais enfin réaliser une sculpture avec des seins.

Aujourd’hui, alors que cette dernière m’énervait tout le corps, alors que j’étais en congé, je me suis lancé.

Je voulais savoir ce que cela donnerait de m’approcher d’une forme d’académisme.

Échec. Je n’avais pas le savoir faire nécessaire. Mais je ne m’avouai pas vaincu pour autant. Je fis une boule de ma belle horreur et me remis au travail.

Est-ce que mon inconscient a senti que j’allais vers un deuxième échec ? A-t-il voulu m’épargner ? Il fit surgir de l’informe une figure intéressante, une figure que j’ai travaillée jusqu’à en faire, finalement, ma troisième sculpture.

Elle n’a pas de seins. Mais elle ne manque pas d’allure.

C’est une petite déesse venue tout droit du paléolithique, qui sourit, en dehors du temps, à Henry Moore.

mercredi 13 juin 2018

De nombreux chemins

Mercredi 13 juin 2018

Deux bières avant de prendre la route dimanche, une avant la douche, l’autre après. Un accident était impossible. J’étais concentré, prudent. Je suis arrivé un peu avant minuit. Lundi matin, j’ai aidé l’élagueur. Son assistant était blessé. J’ai fait très peu de choses, mais j’étais là. Travail sans entrain l’après-midi. Coiffeur mardi matin. J’étais ébouriffé, je portais une barbe de dix jours. Un chèque pour la mère de mon fils. J’ai envie de lui demander des nouvelles de notre fils qui n’a pas répondu à mes sms vendredi et je tombe sur ce fils silencieux, déçu d’avoir raté ses examens pour la deuxième année consécutive. Il ne poursuivra pas ses études dans une école prestigieuse. Je croise les doigts pour que vendredi il soit admissible dans une école moins prestigieuse. Je l’ai réconforté comme j’ai pu, en lui disant que la vie, le monde, étaient vastes, qu’il y avait de nombreux chemins pour parvenir à faire ce que l’on avait envie de faire, et que le côté prestigieux de la route n’était pas obligatoire. Épuisé ce matin par le travail d’hier après-midi et d’hier soir, l’épaule droite abîmée. Finalement, cette dernière année de travail n’aura pas été flamboyante, ni joyeuse.

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