Voyage au bout de la Lumière

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jeudi 24 mai 2018

Une déesse

Après avoir été à Versailles par le sud, avoir fait le tour de Paris par le nord, bien au-delà du périphérique, une immense boucle, après avoir fait acte de présence au boulot, je me suis mis à ma seconde sculpture de terre.

A priori, j’étais plus en confiance que la première fois, puisque je ne l’ai pas emmaillotée de plastique en me disant que j’aurai de cette façon la possibilité de la modifier demain. Non, elle est très bien comme ça, et je vais la laisser sécher. Et si, par hasard, elle n’était pas assez bien, trop moyenne, j’aurai toujours la possibilité d’en faire une autre, et ainsi de suite.

Les croquis que j’avais fait en pensant à elle, ressemblaient plus aux femmes verticales de Giacometti qu’aux déesses du paléolithique. ma sculpture est plus torsadée, proche de de Modigliani, de ses peintures, pas de ses sculptures, plutôt raides, proches des Cyclades, dont je ne veux m’approcher.

Est-ce la déception d’avoir vu mes photos regardées et choisies selon leur potentiel décoratif qui m’a fait me bouger le cul et réaliser enfin cette seconde sculpture, que je portais dans mon ventre depuis plusieurs semaines? Est-ce parce qu’on ne peux ouvrir la radio sans entendre parler de la fête des mère? Je ne le saurai jamais.

En attendant, c’est sûr que ces figures de terre, féminines, ont un rapport avec mon rapport au monde, avec les rapports que j’ai entretenus avec ma mère, qui fût, il y a très longtemps, une déesse.

Une tache de couleur sur un mur

Jeudi 24 mai 2018

Première photo exposée ! À La Maison Turquoise, 49 rue de Montreuil, à Versailles, chez ma belle-soeur. Une boutique qui a ouvert mardi et qui vend de beaux objets.

Ma photo est au service de ces objets.

Z. sait ce qu’elle veut, ce dont elle a besoin, et elle a vraiment choisi cette photo pour mettre en valeur une partie de sa boutique.

L’art au service d’objets d’art, au service de ma belle soeur, une tache de couleur sur un mur.

mercredi 23 mai 2018

Hâte de voir si mes photos plaisent aux gens qui ont largement les moyens de les acheter

Mercredi 23 mai 2018

Z., ma belle-sœur, a ouvert une boutique à Versailles. Tapissière, décoratrice, elle vend également de beaux objets.

Elle change de vie, comme moi.

Si mes photos lui plaisent, elle en mettra deux ou trois dans sa boutique.

J’ai hâte de les lui montrer, hâte de voir si elles plaisent aux gens qui ont largement les moyens de les acheter.

mardi 22 mai 2018

à coeur joie

Mardi 22 mai 2018

Trois jours de travail à Vézelay. Les deux premiers jusqu’à 22h.

J’ai failli en perdre le goût de ce lieu merveilleux.

Heureusement, La Grande Ourse veillait sur moi. Chaque soir, elle faisait une pause, au-dessus de la maison.

Quelques chardonnerets très élégants sont venus, régulièrement, me saluer.

L’un des trois nids d’hirondelles, sous le porche, était habité. Tandis qu’un autre était régulièrement visité.

Et ce matin, c’était la fête de la cerise.

Un groupe d’étourneaux s’en donnait à coeur joie dans le cerisier géant que je dois tailler un de ces jours, le moment venu, quand j’en aurais fini avec l’enduit et la peinture, quand il sera l’heure de tailler les fruitiers.

dimanche 20 mai 2018

Pauvres bêtes

Dimanche 20 mai 2018

Mon idée de ne pas rechercher la perfection (je parle d’enduit et de peinture, le vestibule et la cuisine à Vézelay, pas d’art) marche.

La contrainte, en bonne voie de réalisation, est de ne pas poncer.

Mais je dois me surveiller car, dans le feu de l’action, je me remets très très vite à enculer les mouches, et d’autant plus si la lumière est rasante et m’indique la moindre imperfection.

Pauvres bêtes.

jeudi 17 mai 2018

De l’art, de l’air et une belle vie

Jeudi 17 mai 2018

Après avoir picolé un peu la semaine dernière, un peu, pas trop, mais trop tout de même, je redeviens sobre, assez facilement, ce qui est un très bon signe.

Plus d’alcool, plus d’anxiolytiques, plus de travail, que je n’ai plus envie de faire, de l’art, de l’air et une belle vie.

mercredi 16 mai 2018

Fatigue

Est-ce les travaux à Vézelay le week-end dernier, le fait d’avoir retrouvé mes petits agités lundi soir et mardi soir ? Je suis lessivé. Tout juste bon à faire la lessive, la vaisselle, les courses. Rien d’autre. Écouter Trapenard, Canteloup, Vanhoenacker allongé. Pas la vie que je préfère.

lundi 14 mai 2018

Ces petites choses auxquelles nous ne faisons pas assez attention

Quand un collègue ce midi m’a demandé quel était le thème de mes photos j’ai bafouillé, je n’ai pas osé lui répondre : j’essaie de photographier Dieu, auquel je ne crois pas, j’essaie de photographier le merveilleux, l’éternel.

J’ai repris mes activités de plâtrier peintre

Lundi 14 mai 2017

J’ai repris mes activités de plâtrier peintre à Vézelay. J’ai progressé. Pas ou peu d’inquiétude. Surtout, pas de recherche de résultat mirobolant.

Pas de ponçage. De la peinture blanche après avoir creusé puis rebouché des fissures. On y voit plus clair maintenant. Le week-end prochain, je ferai sauter les morceaux de papier qui restaient sur le mur, qui se sont dissous, mis en boule, et autres protubérances de peinture. Je boucherai les principales imperfections et puis ça ira. Il sera temps de faire la même chose dans la cuisine.

vendredi 11 mai 2018

Déception

Mercredi 9 mai 2018

Je suis allé à Paris avec Bowie, Hunky Dory. Eh bien, c’est vachement mieux que tout seul.


***

J’ai fait le retour avec Baloji. C’était pas mal non plus, dans un autre genre.

Vendredi 11 mai 2018

Je me voyais déjà...

Cela m’arrive régulièrement.

Moins en vieillissant mais tout de même.

Cette fois, c’est en sortant de la galerie Grillon, 44 rue de Seine, que je me suis dit que ce n’était pas encore pour cette fois.

La déception, c’était parce que j’avais imaginé que L.A. me proposerait d’exposer l’une de mes photos, visible depuis la rue, pendant une ou deux semaines, pour voir. Mais non, ce ne fut pas son désir.

J’ai remarqué, en revanche, qu’elle avait regardé mon travail avec attention, une attention qui allait au-delà de la politesse. Alors - et cela contrebalance un peu la déception - je n’hésiterai pas à lui montrer, le moment venu, le contenu de ma seconde exposition, qui sera un peu plus subtil, moins clinquant.

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