Voyage au bout de la Lumière

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lundi 21 octobre 2019

Mauvaise nouvelle pour Mirabelle

Lundi 21 octobre 2019

Mauvaise nouvelle hier, le CHU de Dijon a appelé pour dire à Mirabelle qu’il était trop tard pour opérer. Très mauvaise nouvelle car cela voulait dire qu’elle allait désormais boiter.

Nous avons encore un peu d’espoir aujourd’hui. Après un IRM à Avallon, nous filons à Dijon, où nous serons reçu par le neurochirurgien. J’espère qu’il nous dira ce qui va se passer pour Mirabelle, car nous ne pouvons accepter l’idée que le nerf continue d’être écrasé au point que Mirabelle perde complètement l’usage de sa jambe gauche.

La bonne nouvelle, bien petite comparée à la mauvaise, est que j’ai refait un dessin. Cela faisait bien une dizaine de jours que je m’étais arrêté, que j’avais dans la foulée décidé que ce n’était plus une bonne idée de me forcer plus ou moins à faire un dessin par jour pour apprendre à dessiner.

Je l’ai fait simplement, rapidement ,sans me soucier du résultat, sur une feuille très fine, prête à aller à la poubelle avant de essayer encore sur une autre feuille.

Le résultat est moyen mais pas inintéressant. Il s’agit du portrait d’un des meilleurs artistes du coin, Régis Bouvier, qui est aussi l’animateur des séances de modèle vivant, d’après une photo trouvée sur internet où Régis apparaît comme un diablotin abîmé par la vie.

C’est une bonne nouvelle parce que j’ai eu du plaisir et de la facilité à faire ce dessin.

Aurais-je trouvé ma méthode ?

21/10/19

dimanche 20 octobre 2019

Première sculpture un peu aboutie

Vendredi, entre le rhumatologue poseur de lapin à Avallon et le départ pour le CHU de Dijon, j’ai peint ma sculpture.

Heureusement que j’avais choisi une peinture satinée et non brillante, parce que ça brillait déjà beaucoup. Beaucoup trop trop. J’étais un peu déçu mais ne pouvais revenir en arrière. Ça aurait été trop compliqué et j’aurais pris le risque d’abîmer ce qu’il y avait de bien dans cette première tentative.

Ce qu’il y avait de bien, c’est que le fait de ne pas recouvrir complètement les figures leur donnait un bel aspect, de bronze ou de pierre. Hélas, la figure la plus près du sol - j’avais décidé de peindre à la bombe le socle en même temps que le reste - était noire, brillante comme un oiseau mazouté faisant de la publicité pour Benetton.

Je me trouvai donc heureux et déçu, comme souvent.

La seconde chose positive fut l’expérience de cette première fois. J’allais utiliser de la peinture mate et installer mes futures sculptures sur un socle déjà peint.

18/10/19

18/10/19-2

Un drôle de rêve

Dimanche 20 octobre 2019

Un drôle de rêve :

Je reçois une lettre de Marguerite Duras.

Je sais qu’elle n’est plus de ce monde et pourtant, je m’apprête à lui répondre.

Je veux lui dire que mes ambitions littéraires sont définitivement enterrées, comme elle, que je vais désormais me consacrer aux arts plastiques de façon désordonnée avant de mourir paisiblement.

J’ouvre l’enveloppe et, à ce moment-là, surprise, le réalisateur change de plan. C’est la porte que j’ai ouverte, l’enveloppe s’est transformée en porte de la plus naturelle des façons - le réalisateur est très bon.

Anna Gavalda est devant moi.

Je prends la laisse - pour le chien, pas pour Anna - et nous partons dans la campagne.

samedi 19 octobre 2019

Mauvais suivi médical pour Mirabelle

Samedi 19 octobre 2019

Pas plus de Voltaire que de Leonard de Vinci hier, à huit heures et demi j’ai emmené Mirabelle chez le rhumatologue. Elle m’a retrouvé peu après au café. L’incompétent avait oublié le rendez-vous et ne voulait pas l’accepter, alors qu’il l’avait vue dix jours auparavant et lui avait proposé une infiltration ce jour, hier !

Depuis un mois et demi que Mirabelle se traine une sciatique, impossible d’obtenir un suivi sérieux.

On lui disait à chaque fois d’attendre et elle a fini par s’inquiéter parce qu’elle perdait de plus en plus de sensations et de capacités motrices dans la jambe gauche.

On est donc partis en début d’après-midi aux urgences à Dijon et, après cinq heures d’attente (de seize heures à vingt et une heures) on s’est enfin occupé d’elle. Une heure plus tard, on m’a demandé de la rejoindre, et encore une heure plus tard, on a vu un médecin compétent. L’affaire avait déjà trop tardé et Mirabelle risquait de ne pas récupérer complètement l’usage de sa jambe gauche. Ce médecin compétent a appelé son collègue de neurochirurgie qui nous a envoyé, une heure plus tard, une jeune médecin qui a confirmé. IRM lundi et opération dans la foulée, mardi ou mercredi.

jeudi 17 octobre 2019

Est-ce que je ne serais pas, finalement, l’artiste du chemin ?

Est-ce que je ne serais pas, finalement, l’artiste du chemin ?

L’artiste qui, plutôt que de devenir riche et célèbre, s’amuse à flâner, à expérimenter. Une sorte de saint, d’illuminé qui tente quelque chose.

Humblement, et mégalomaniaquement, je vous garantis que si je réussis ce tour de force, ça vaudra le détour.

Ça vaudra Léonard de Vinci et ses machines de guerre, les formidables explications de ce qu’est la vie, l’humain, de Voltaire dans Candide.

Expo 3 !

Jeudi 17 octobre 2019

Mes tirages photographiques hier, chez Anne et Philippe, avec Philippe, se sont bien passés.

Ces photos pour la plupart ne pourront être exposées, leur manque de définition leur imposant un petit format.

Cependant, je ne suis pas mécontent.

La plupart sont intéressantes.

Je sais désormais que si je veux vendre et exposer mes photos, je vais devoir investir dans du matériel professionnel.

En attendant, je vais poursuivre le projet en cours : pouvoir montrer le résultat de ce travail intitulé « Expo 3 ». Mirabelle entrera bientôt en possession de son pied à terre à Montmartre, et moi j’irai à Paris acheter les cahiers qu’ils faut pour montrer ces belles images.

Ensuite, je ferai peut-être la même chose avec « Expo 1 » et « Expo 2 ».

Ce sera déjà quelque chose de pouvoir montrer le chemin parcouru. Un début de chemin (deux années seulement) mais déjà intéressant. Un chemin qui, je pense, va durer longtemps…

mardi 15 octobre 2019

Première sculpture en bonne voie !

Mardi 15 octobre 2019

Toujours pas de dessin mais une sculpture en bonne voie !

L’assemblage a été fait ce matin et ça s’est bien passé.

Je suis content.

Hier, en fin de journée, j’ai profité du beau temps pour préparer, pour Mirabelle, deux mètres carrés de terre.

Travail éprouvant qui ne m’a laissé ensuite que le choix de prendre une douche et de me reposer. Mes trois figurines attendaient depuis tellement longtemps d’être mises en valeur qu’il était hors de question de prendre le moindre risque, c’est-à-dire de m’occuper de cet assemblage sans être en pleine forme.

Jeudi - je laisse cet ensemble se reposer, se fixer - je passerai à l’étape finale : la peinture.

La solution qu’a trouvé mon inconscient impatient - qui a abandonné l’idée de bronze, de la résine, pour l’instant - est la peinture.

Une peinture suffisamment brillante car il s’agit de faire ressortir les subtilités - s’il y en a - des formes de ces trois délicieuses petites oeuvres d’art.


***

Si je suis honnête avec moi-même, si je fais confiance aux sensations que j’ai eues aujourd’hui, après avoir assemblé ma sculpture - une forme de bonheur, de confiance, de joie ! - je suis sculpteur et non dessinateur ou peintre, photographe, encore moins écrivain.

Cette prise de conscience ne va rien changer à ma démarche. Je vais continuer à dessiner, à apprendre à dessiner, car j’ai envie de savoir dessiner, et un jour je peindrai, quand le moment sera venu, et je continuerai à faire des photographies, et à écrire pour raconter mon chemin d’artiste, mon chemin d’être vivant.

lundi 14 octobre 2019

Toujours pas de dessin

Lundi 14 octobre 2019

Une pause dans mon apprentissage de portraitiste semble s’être imposée.

Hier, j’ai préféré regarder des documentaires : « 70 ans de la République populaire de Chine ». Extrêmement intéressant.

Les intérêts supérieurs du pays avaient provoqué, à une époque, un nombre de morts estimé entre 20 et 40 millions.

Tout, dans ces trois documentaires, semblait me dire que j’avais raison de ne pas me faire d’illusion. C’était comme ça. La vie des humains fonctionnait comme ça. La vie tout court fonctionnait comme ça. C’était dur. C’était violent. Et ce n’était pas les humains qui décidaient du mode de fonctionnement. Dans ces conditions, il était aisé de comprendre pourquoi Dieu ou des dieux avaient été inventés.

Aujourd’hui, je ne dessine toujours pas. Je pense à mon trio de sculptures qui sera assemblé dans la soirée.

En promenant le chien - depuis hier, nous bénéficions de deux jours d’été supplémentaires - j’ai découvert qu’une force en moi en avait marre de dessiner, d’apprendre à dessiner. Cette même force m’a soufflé que si je voulais dessiner encore il ne fallait plus apprendre, mais tenter de réaliser des œuvres d’art.

dimanche 13 octobre 2019

Révolte de la sculpture ?

Dimanche 13 octobre 2019

Pas de dessin samedi. Je suis allé acheter un saucisson espagnol à Avallon. Et Mirabelle, qui m’accompagnait, a acheté beaucoup d’autres choses, et ça a pris la matinée.

Le samedi ne sera donc jamais un bon jour pour le dessin, car c’est agréable d’aller à Avallon le samedi matin.

La veille, mon inconscient avait fait une fixation sur mon trio de sculptures en attente. Il en avait marre d’attendre du bronze ou de la résine et a décidé qu’il voulait VOIR. Et pour voir, il suffisait de recouvrir ces petites choses de peinture brillante. Il n’en démordait pas. Si bien que le soir, Mirabelle était chez les pompiers, je n’ai pas arrêté de penser à cette réalisation.

Hier, j’ai réalisé le socle. Aujourd’hui, un peu de peinture un peu solide ici et là pour que ces trois petites chéries soient bien fixées.

Demain, si tout va bien, elles seront fixées et mardi, peintes à la bombe.

vendredi 11 octobre 2019

Un apprentissage qui évolue

Vendredi 11 octobre 2019

Ça a l’air de marcher mon histoire de dessiner un jour sur deux, j’ai fait deux dessins hier.

Ils ne sont pas extraordinaires, mais j’ai apprécié la démarche, la façon avec laquelle je les ai faits. C’est comme un jalon, une marque d’évolution dans mon travail, mon apprentissage.

Je ne me sens plus élève, besogneux, mais déjà artiste.

Je vais poursuivre cette aventure, dans le calme et la sérénité, grâce, justement, à cette bonne décision de dessiner un jour sur deux.

L’apprentissage « technique », dessiner mieux et plus facilement, se mêlant à l’apprentissage artistique. Bien que le mot apprentissage ne soit pas le bon pour parler d’art. Il s’agit plus d’un cheminement, d’un voyage hasardeux, mystérieux, miraculeux s’il est réussi, produit des choses extraordinaires.

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