Voyage au bout de la Lumière

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dimanche 23 septembre 2018

Une attente de guerrier

Dimanche 23 septembre 2018

Mes travaux d’apprenti dessinateur - je publie mes meilleurs dessins sur Facebook - ont du succès.

Cela me fait du bien.

Car je n’ai plus grand-chose dans ma vie.

C’est-à-dire que je suis encore entre deux vies : ma vie d’avant qui ne me plaisait pas, celle d’enseignant insatisfait, et ma vie d’artiste aujourd’hui, plus satisfaisante mais encore bien incertaine.

Une vie d’avant à laquelle, malgré tout, j’étais habitué, et qui ne m’apportait pas que du négatif, loin de là.

Bref, patience. Patience et attente, comme le proposent Bobin et Boltanski.

Une attente active. Une attente de guerrier.

samedi 22 septembre 2018

Des nouvelles

Samedi 22 septembre 2018

Que s’est-il passé depuis tout ce temps ?

Nous sommes allés voir nos amis à Tournus, le 14. Dans leur belle maison, pleine d’œuvres d’art, décorée avec goût, j’ai pu constater que les deux photos qu’ils m’avaient achetées ne faisaient pas tache. J’en ai été très heureux.

Retour le lendemain, dimanche, avant de remonter, sans grand enthousiasme, en région parisienne.

Mercredi, le 19, je suis allé à Bobigny pour me déclarer Artiste et Micro-entrepreneur. On m’a envoyé un peu plus loin, à La Courneuve, où l’on m’a dit de revenir dans une semaine, le mardi 25, pour une matinée d’information.

J’ai donné un cours mardi et un autre jeudi, à une ancienne collègue, qui est moins douée que je ne pensais. Lui ai précisé que si nous n’atteignions pas l’objectif en novembre, il faudrait se résigner.

Un déjeuner avec une autre collègue hier et une visite à Émilie dans l’après-midi.

Et là, je suis entre Paris et Laval où nous allons rendre visite à belle-maman, que je ne n’ai pas vue depuis longtemps.

jeudi 20 septembre 2018

Épistolier - suite et fin

Mercredi 19 septembre 2018

Ma carrière d’épistolier n’aura pas duré bien longtemps.

A. est silencieuse.

jeudi 13 septembre 2018

Journée miraculeuse

Jeudi 13 septembre 2018

Une grande journée.

Avec Mirabelle, nous nous sommes levés tôt pour aller à Avallon faire changer deux pneus. Ceux de l’avant étaient également à changer mais nous avons préféré attendre quelques mois pour des raisons budgétaires.

De retour à la maison, comme c’était prévu, je tente d’arranger mon problème de Pôle Emploi.

Alors que je pensais que tout était en ordre depuis mon rendez-vous du 8 août, je me suis aperçu il y a quelques jours que ma demande d’allocations était bloquée. DDC. Demande de Documents Complémentaires. Ne trouvant nulle part de quels documents il s’agissait, j’ai appelée Mirabelle. Calmement, elle m’a dit de les appeler. Ça ne marchait pas. Elle m’a encouragé à faire un autre numéro, à suivre la procédure compliquée : bla-bla-bla, choisir la bonne touche, bla-bla-bla, choisir la bonne touche, etc… C’est elle qui appuyait sur les touches, car j’aurais sûrement, à cause de stress, à un moment ou à un autre choisi la mauvaise, et tout aurait été raté. Grâce à ma chérie, donc, j’ai fini par avoir quelqu’un à qui parler, et en cinq minutes, le problème était réglé. J’avais l’impression d’avoir vécu un miracle.

J’avais envoyé, depuis Vézelay, au mois de juillet, le mauvais papier - parce que le bon était dans ma boite aux lettres à Noisy le Grand. Lors de mon rendez-vous du 8 août, j’ai donné le bon document et tout aurait dû rentrer dans l’ordre, sauf qu’un humain, ou une machine était resté bloqué sur le mauvais document, ou alors c’est mon interlocuteur du 8 août qui aurait dû, avant de me dire que tout allait bien, s’assurer que mon erreur n’avait pas créer de blocage.

Bref, un petit miracle. Et si ce miracle dure encore un peu, je devrais recevoir d’ici quelques jours de l’argent sur mon compte.


***

Le second miracle est une sculpture. Après une séance de relaxation avec Augustin Trapenard, j’eus envie d’effacer le mauvais souvenir la déesse à deux balles, créée il y a quelques jours. Et elle a parfaitement été effacée. Et j’ai parfaitement repris confiance dans mes capacités. Car c’est la meilleure selon moi depuis ma Déesse 3 (ma petite merveille sortie d’Onnesaitou, haut lieu de prière au Paléolithique, qui aurait un peu trop fréquenté les modernes).

Je vous parlerai de cette neuvième sculpture quand elle sera sèche, si elle continue de m’éblouir.

mercredi 12 septembre 2018

Deux entreprises pour moi tout seul !

Mercredi 12 septembre 2018

Des rêves bizarres cette nuit. Ma mère et Guy. Ma mère à ma gauche, Guy à ma droite. Nous avions tous les trois à peu près le même âge.

Je n’avais pas envie d’être à Noisy au début de la semaine dernière, mais j’avais fini par m’y habituer. C’est tellement différent ici, à Vézelay, que je dois encore m’habituer. Peut-être aussi que je préfère être en relation avec la végétation plutôt qu’avec Pôle Emploi ou le CFE (Centre de Formalité des Entreprises).

Je vais bien devoir m’y mettre pourtant. Artiste et Factotum, deux entreprises pour moi tout seul !

mardi 11 septembre 2018

Une semaine à Vézelay

Mardi 11 septembre 2018

Vézelay depuis hier, en fin d’après-midi, en début de soirée.

Les hirondelles avaient disparu. Cela créait un vide autour de la maison. Joie ce matin dans la ville - nous étions allés boire un café chez H. -, les plus citadines étaient restées et animaient, par leur vol en apparence désordonné, ce matin calme avant l’arrivée des visiteurs, vers dix heures.

La semaine dernière fut consacrée au jardin à Noisy le Grand. Il est redevenu luxueux, calme et voluptueux. Encore quelques bricoles et il sera parfait pour accueillir d’éventuel acheteurs.

Ici, le thème de la semaine sera de me guérir de ma phobie administrative. Pôle Emploi. Inscription à la Maison Des Artistes. Création d’un statut de micro-entrepreneur - entrepreneur de menus travaux pas trop compliqués, même si, avec un peu de bon sens, de motivation, je peux très vite apprendre à arranger des choses plus complexes.

lundi 10 septembre 2018

Au gré du vent

Lundi 10 septembre 2018

Ma nouvelle vie commence aujourd’hui.

Une vie d’alcoolique qui ne boit pas. Plein d’énergie et l’esprit clair pour faire ce qu’il à faire.

Si je n’avais pas quitté mon emploi, ce serait le troisième lundi, et mon week-end aurait été moins heureux.

J’ai ma Déesse des Lettres avec moi. Je l’ai remontée du sous-sol à moitié sèche pour qu’elle prenne le soleil. Ce n’est pas une réussite - elle sera classée parmi les plus mauvaises - mais je n’ai pas envie de la mettre à la poubelle. Elle a sa raison d’être. Elle est la septième. Et sur sept, je crois qu’il y en a que deux qui me plaisent.

Je vais arrêter cet emploi du temps à la con : écrire quelques lignes chaque jour du lundi au vendredi, faire un dessin le samedi et une sculpture le dimanche. C’est le genre de truc que j’invente quand je suis perdu, inquiet, mais qui ne marche jamais. Mieux vaut faire de temps en temps une sculpture qui tienne la route, une sorte de miracle, une rareté, plutôt que d’en fabriquer quatre par mois sans intérêt.

Au gré du vent, je vais vivre.

Sans peur et sans reproche.

Humblement.

dimanche 9 septembre 2018

La déesse des lettres est née aujourd’hui

Dimanche 9 septembre 2018

La nuit porte conseil.

Je ne me suis pas envolé après avoir lu les mots d’A. J’ai continué à m’occuper du jardin. Mon coeur lui s’est envolé mais je l’ai laissé faire. Il papillonnait ici et là, gazouillait, tandis que, le plus sérieusement du monde, je continuais à tailler, nettoyer.

Quand il est devenu trop pénible, j’ai pris mon téléphone pour écrire quelques lignes dans ce journal. Ça l’a calmé un moment. Ensuite, je me suis mis à penser à ce que je pourrais répondre à une telle carte postale. Il est alors devenu sage, s’est mis à m’écouter.

Et puis, comme je l’ai déjà dit, la nuit porte conseil. Il s’est endormi paisiblement, à sa place, dans ma cage thoracique, au chaud entre deux poumons qui, à force de se gonfler et de se dégonfler, étaient devenus des maîtres de la méditation et de l’au-delà.


***

La semaine dernière, dimanche dernier, j’avais enfreint le règlement : je n’avais pas fait sortir de terre de déesse, sainte ou fétiche. J’étais avec mon frère -cadet - dans l’ancienne maison de nos grands-parents maternels. Tout en étant sobre, il buvait du vin blanc comme de l’eau. J’étais sobre moi aussi. Je l’accompagnais comme je pouvais, en buvant un minimum.

Impossible dans ces conditions de faire une sculpture dimanche soir, de retour à Vézelay, où j’ai bu un minimum, avant de me coucher.

Un peu chamboulé lundi - la famille, ça chamboule toujours -, je suis remonté à Noisy. Noisy où je n’avais plus envie de vivre. Noisy qui me rappelait le boulot et toutes sortes de tracas. Pas la tête à l’art.

Tout ça pour vous dire que ce week-end, ce dimanche, aujourd’hui, il n’était pas question de déroger.

Le modèle de départ était Charlize Theron dans la pub Dior. Elle faisait une entrée fracassante dans un endroit luxueux. Ça allait parfaitement pour ma déesse des lettres que je comptais créer.

Et j’y suis arrivé ! On était bien loin de Charlize Theron mais, malgré tout, assez proche des gens tordus, abîmés et mal-foutus que peuvent être les écrivains, et toutes celles et ceux qui sont assez folles et fous pour se frotter à cette bizarrerie et mystère appelé ART.

samedi 8 septembre 2018

L’épistolier du siècle

La carte postale représentait une grande roue dans le ciel, un Polaroïd.

Il faudra que je me renseigne sur ce retour du Polaroïd. Ça doit signifier quelque chose.

Six mots.

Pour me dire que ma lettre lui avait fait du bien.

J’étais ravi !

Il faudra que je me renseigne également pour savoir si A. ne se drogue pas, car ses mots étaient vraiment forts, enthousiastes.

Ou alors, je serais l’épistolier su siècle...

Épistolier !

Je ne suis peut-être pas assez bon écrivain pour être publié, mais en tant qu’espistolier, je ne dois pas être mauvais, puisque je viens de recevoir à nouveau une lettre de Mme G.! Pas de nom ni d’adresse au dos de l’enveloppe mais la même écriture que mardi - avec des ailes d’ange de chaque côté de l’adresse, une auréole au dessus de mon nom !

C’est donc avec des ailes et un cercle luminescent au-dessus de la tête que je vais aller m’occuper du jardin, réservant cette lecture plus tard, une fois le devoir accompli.

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