Voyage au bout de la Lumière

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mercredi 13 novembre 2019

Suite des aventures médicales de Mirabelle

Dijon a fini par appeler, le 8, vendredi.

Ils ont fait leur boulot finalement. Plusieurs neurochirurgiens se sont penchés sur les radios, scanner et IRM de Mirabelle.

Les avis sont partagés.

Nous en saurons plus vendredi matin après une consultation sur place.

Séjours en famille

Mercredi 13 novembre 2019

Mon état malade, nauséeux, s’est arrêté vendredi midi, le 8 novembre, quand ma dernière et légère céphalée s’est dissipée.

Je ne saurai jamais si c’est le fait d’avoir vu mon frère ainé et mon père, le 1er et le 2, la tombe de ma mère, à Gilly sur Loire, où elle a passé sa jeunesse, ou bien le fait d’avoir trop mangé de champignons pendant trois jour, ou bien si c’est la peinture de la salle de bain, à mon retour, qui m’a fait mal au crâne, ou le feu de cheminée.

J’y suis retourné le 10, dimanche.

Mon fils n’avait pu être présent le 1er comme c’était prévu, il m’avait proposé le 9, 10, 11.

Une après midi à Vézelay le samedi, une soirée au coin du feu. Gilly sur Loire le dimanche. Cimetière puis accueil chaleureux le midi, roboratif, de mon frère cadet qui était sur place, dans cette petite fermette qui avait connu, dans mon enfance, deux vaches, un cochon, des poules et des lapins - et des toilettes collées aux clapiers. C’était avant l’eau courante, quand il fallait aller au puits pour avoir de l’eau. Départ pour Clermont Ferrand à quinze heures. Après avoir rendu hommage à sa grand-mère paternelle - il avait acheté des fleurs - il voulait voir son grand-père.

Nous sommes partis lundi en début d’après midi, lui en train pour Paris et moi en voiture.

J’étais heureux lundi soir, d’avoir vu mon frère, de m’être senti l’aise avec mon père (je lui ai même fait des cadeaux utiles, des tasses qui manquaient, une carafe pour l’eau et une cafetière électrique parce que la sienne, dont il ne se servait pas, seulement quand il y avait du monde, était défectueuse) et d’avoir passé du bon temps avec mon fils - que je vois rarement désormais.

Je n’avais pas mal au crâne lundi soir et continuai de ne pas boire d’alcool.

vendredi 8 novembre 2019

Marie Laforêt hier, Michel Houellebecq aujourd’hui

07/11/19

08/11/19

mercredi 6 novembre 2019

Le sculpteur est de retour

Mercredi 5 novembre 2019

Depuis quelques jours, je me sens malade, sans être vraiment malade. Un peu nauséeux. Et quand je bois une bière ou un kir, c’est pire.

Cela m’encourage à ne plus boire du tout.

J’aimerais bien, après avoir définitivement gagné mon combat contre l’alcool, arrêter de fumer, car je sens que ça ne me fait pas du bien non plus cette fumée inutile.

En attendant, ce n’est même pas la peine d’y penser, tant que l’alcool m’embêtera.

À part ça, je travaille : une figurine de terre hier, une jolie lettre à une amie aujourd’hui.

La figurine fut une véritable aventure. J’étais proche de l’abandon, prêt à assumer cet échec provisoire, quand j’ai vu quelque chose. J’ai laissé courir mes doigts sur la terre et, rapidement, ce que j’avais vu a pris vie.

C’est toujours informe, à moitié raté, mais ça se regarde, et c’est assez original.

mardi 5 novembre 2019

Ma vie d'artiste s'organise

Mardi 5 novembre

Hier, après que des amis soient venus voir mon travail d’artiste (dernier tirage photo, dessins depuis six mois, sculpture), j’ai eu une grande idée.

Produire des sculptures comme on fait de petits objets manufacturés et les vendre comme cela se faisait à l’époque gallo-romaine.

Poursuivre la photographie comme une activité équilibrante, sans chercher à faire des chefs-d’oeuvres, sans investir dans du matériel professionnel.

Développer pleinement ma recherche artistique grâce au dessin.

Voilà, les six prochains mois de ma vie sont organisés.

dimanche 3 novembre 2019

Une peinture que je n'attendais pas

Dimanche 3 novembre 2019

Le fusain n’a pas été magique, pas plus que la gomme - mie de pain - qui est sensée l’effacer.

Je me suis raccroché aux branches, j’ai ressorti le bon vieux graphite et la gomme pas magique.

Ensuite, pour travailler encore, gommer les imperfections, j’ai utilisé de la peinture blanche - industrielle -, et puis de la peinture noire, pour conserver mes traits de fusain et de crayon.

Je me suis bien battu.

Et, finalement, le fusain a peut-être été magique, puisque je viens de réaliser ma première peinture en noire et blanc depuis le mois de mai.

03/11/19

03/11/19-2

jeudi 31 octobre 2019

Encouragé par Léonard de Vinci !

Je progresse.

J’ai acheté ce matin le matériel nécessaire pour dessiner au fusain et je ne suis pas inquiet, angoissé. J’ai même hâte de m’y mettre cet après-midi, sereinement, de réaliser enfin un premier dessin avec la gomme magique ! Je me doute que ce ne sera pas magique, qu’il faudra travailler, échouer, avant de maîtriser ces nouveaux outils, mais cela me plaît.

Hier, j’ai eu de la chance. Après un premier dessin sur tablette, moyen, correct, sans plus, mais avec un petit quelque chose de bien, j’ai réalisé rapidement, sur papier, une esquisse qui m’a positivement étonné, que je me suis empressé de ne pas continuer.

Quand je la regarde, j’ai l’impression que Léonard de Vinci, depuis l’au-delà, a guidé ma main pour m’encourager.

30/10/19

30/10/19-2

Le bout du tunnel pour Mirabelle ?

Jeudi 31 octobre 2019

Le neurochirurgien pense qu’il faut opérer sans tarder - un morceau de disque s’est glissé dans le canal rachidien. Comme les urgentistes de Dijon, il considère que l’opération ne garantit pas la récupération de ce qui a été abîmé mais, contrairement à ces derniers - qui restent muets - il pense que cela évitera de nouveaux problèmes qui ne manqueront pas de surgir, le temps passant, si l’on ne fait rien.

On peut penser qu’il pense à son niveau de vie, à la bonne santé de la clinique pour laquelle il travaille. On peut aussi penser qu’il a raison, qu’il faut faire quelque chose.

Pour ma part, vu le suivi désastreux dont Mirabelle a bénéficié depuis deux mois, il n’y a pas à tergiverser.

mercredi 30 octobre 2019

Le mauvais suivi médical continue

Mercredi 30 octobre 2019

L’hôpital de Dijon n’a pas appelé la semaine dernière. Mirabelle a réussi à les joindre lundi. Le neurochirurgien aurait sur son bureau une pile de dossiers en retard.

Heureusement qu’elle avait obtenu un autre rendez-vous à Paris (c’est pour aujourd’hui). J’espère qu’elle tombera sur quelqu’un d’un peu concerné, qui lui dira ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour guérir, au moins pour éviter que sa perte de motricité de la jambe gauche ne prenne de l’ampleur.

Hier, je l’ai emmenée à Paris. Elle était heureuse. Elle emménageait dans son nouveau chez elle, sur le versant nord de Montmartre.

Les choses s'organisent

Mardi 29 octobre 2019

Alors que les nuages touchent le sol aujourd’hui, il semble qu’à l’intérieur de mon petit coeur, une éclaircie s’annonce.

Moins d’inquiétude, plus de confiance.

Après la séance de modèle vivant hier soir - lors de laquelle j’ai pris peu de plaisir, bien qu’il y ait assez peu de feuilles qui iront à la poubelle - j’ai décidé de me consacrer pleinement au portrait.

Je sens que c’est cette voie que je dois explorer, creuser, pousser à son extrémité.

Concernant la photographie, je vais cesser de chercher des compositions dans des photos plus larges, car je sais désormais que pour jouer à cela, il faut du matériel professionnel. Ce qui ne va pas m’empêcher, comme ce matin, de prendre des clichés en me promenant. Et pour l’expo prévue au mois de mai, à Saint-Aubin-Château-Neuf, je ferai le moins de frais possible.

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