Voyage au bout de la Lumière

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mercredi 28 septembre 2016

Souffrance

Mardi 27 septembre 2016

J’ai un peu temps pour écrire ce matin, mais je sens que je vais encore raconter les mêmes choses, c’est à dire mon malheur.

Mon boulot me prend la tête et le corps, au sens propre.

La suite du raisonnement, comme je l’ai fait ces derniers jours, est de tenir une dizaine d’année. L’embêtant, c’est que je ne suis pas sûr de pouvoir les supporter. Hier soir, alors que je lisais, une petite douleur à la gorge, à droite, m’a inquiété. Et si mon corps disait STOP, malgré ma volonté, s’il me déclenchait une cochonnerie de cancer pour me faire réagir?

Si je veux être plus positif, je dois me dire que ce n’est pas dix ans que je dois tenir mais dix jours, espérer que bientôt je serai dans le rythme et que la souffrance sera atténuée.

Une autre solution serait de retourner voir ma psychothérapeute. Mais je n’en ai ni les moyens ni l’envie. Je pense que c’est à moi de faire quelque chose. De vivre ou de mourir comme un grand garçon.

Une autre solution encore serait d’oublier un peu mon travail, de ne pas essayer de le faire parfaitement, de me concentrer sur les relations humaines, les menus plaisirs que je peux ressentir, au hasard, rarement, en faisant mon travail.

samedi 24 septembre 2016

Un après-midi reposant

Samedi 24 septembre 2016

J'ai été surpris jeudi de ne boire que trois bières. Une le midi, une après le boulot, une en dînant. Et encore plus surpris de faire la même chose hier.

Aujourd'hui, c’est moins bien, je me nourris au vin rouge. C'est la faute de Mirabelle qui a trouvé un très bon Cahors. C'est ma faute parce que je n’ai pas été prévoyant et suis tombé en panne de bière, et parce que j’ai eu la flemme de me faire à manger. Me suis contenté de raviolis à moitié desséchés que Mirabelle avait laissés, depuis hier, dans la passoire. Les ai picorés comme j’aurais fait avec des olives, des cochonneries salées que l’on mange à l’apéritif.

Après la sieste, je fus heureux de constater que je n’avais pas abusé du vin rouge, puisque je n’avais pas la gueule de bois. J’ai pu vérifier également que ce vin était vraiment bon puisque je n’avais pas la moindre brûlure d’estomac.

Des courses ensuite, une bière en terrasse, Luchini dans Vivement Dimanche, suivi de La Grande Librairie. Bref, un après-midi très reposant.

Pour continuer à dormir, m’attendent les trente dernières pas du livre de Tahar Ben Jelloun acheté au Maroc: Le mariage de plaisir.

vendredi 23 septembre 2016

Vouloir écrire sur rien est peut-être une impasse

Vendredi 23 septembre 2016

Vouloir écrire sur rien est peut-être une impasse.

Parce qu'il n'y aurait rien a en dire.

Pourtant, parfois, je ressens que ce rien est tout, infini, et qu'il pourrait être intéressant de parvenir à l'exprimer.

Mais peut-être est-il tout aussi difficile, voire impossible, d'écrire sur cet infini que sur rien.

C'est pourquoi je vais tout faire pour vivre encore une dizaine d'années. Et sûrement un peu plus. Parce que je sens que lorsque je serai libéré du travail, lorsque je pourrais observer ce rien, cet infini, du matin au soir, je pourrai enfin écrire - comme Christian Bobin - quelques lignes intéressantes.

Des nouvelles de ma vie vide

Jeudi 21 septembre 2016

Une journée d'été hier, juste avant l'automne.

Un oiseau chante merveilleusement dans le robinier du jardin mon café pension de famille où je vais chaque matin avant de me rendre au travail. J'essaie de l'identifier à travers le feuillage, mais n'y parvient pas.

Je ne me suis pas soûlé hier, je me suis fait relire le cul avec le manche mon gratte dos. C'est une activité apaisante, épanouissante.

Des nouvelles de ma vie vide :

Le réveil sonne chaque matin à six heures. Cela me laisse un peu de temps avant d'aller me dépenser au travail.

Tous les midi, je mange au restaurant. Cela me fait du bien. Je ne sais pas si je pourrai m'offrir ce luxe longtemps. En attendant, j'en profite.

Avec Mirabelle, nous nous aimons. Même si nous ne faisons l'amour que tous les 36 du mois. Nous nous le montrons chaque jour.

jeudi 22 septembre 2016

Une banalité de plus

Mercredi 21 septembre 2016

Envie de silence, de poésie.

J'en aurai un peu cet après-midi si je ne me saoule pas.

mercredi 21 septembre 2016

Espoir

Mardi 20 septembre 2016

Hier, j'ai pleinement vécu ma vie qui ne me plaît pas. Du matin au soir je me suis agité et je dois avouer que ce matin, malgré la fatigue, je suis plutôt satisfait. Je n'envisage pas, aujourd'hui, la longue journée qui m'attend, comme un calvaire, car je n'ai pas bu, me suis reposé ce week-end.

Si je parvenais à vivre encore dix années de cette façon, je pourrais atteindre l'âge de la retraite et tenter de faire quelque chose de mes dix doigts avant de mourir.

mardi 20 septembre 2016

Fin de ma carrière d'écrivain coquin sur Planète Vassilia

Lundi 19 septembre 2016

Il y a deux semaines, déçu de ne pas découvrir ma nouvelle sur Planète Vassilia, j'ai écrit à Eddy qui s'occupe du site. Il m'a répondu qu'elle était en attente. La semaine suivante, ne la voyant toujours pas, je me suis dit qu'ils devaient en recevoir beaucoup et que les miennes ne faisaient peut-être pas partie de leurs préférées. Surprise! C'est Eddy cette fois qui m'écrit. Poliment, il s'excuse presque de ne pas publier mes nouvelles, puis m'explique qu'elles sont trop courtes, et me propose de les étoffer.

Je n'ai aucune envie de les étoffer. Elles sont comme elles sont. Du coup, l'idée m'est venue d'ouvrir un blog chez WordPress, comme mes amies érotomanes de Twitter. Ce sera l'occasion de créer une adresse mail au nom de Sanieptia pour me protéger et de reprendre cette activité épanouissante.

samedi 17 septembre 2016

Un avenir sombre

Vendredi 16 septembre 2016

Après cette belle cuite, mercredi, je me suis mis à réfléchir. Twitter était pour moi une activité perturbante, et d'autant plus pendant cette période de reprise du travail occasionnant toujours chez moi beaucoup de stress et de fatigue. Si vous ajoutez à cela la visite à mes parents le week-end dernier, l'insomnie de dimanche à lundi, ou de lundi à mardi, je ne sais plus, vous avez le cocktail idéal pour me faire perdre la raison. 

Comme à chaque fois je me faisais surprendre, ne maîtrisais pas ces dérapages alcooliques, comme une force intérieure m’y poussait régulièrement, je n’avais plus d’autre choix que de redoubler d'efforts, redevenir le plus sobre possible pour avoir moins de chance de me faire surprendre.

Cela me rend triste, tous les efforts que j’ai à faire, cela me laisse imaginer un avenir sombre, une vie difficile, pas particulièrement intéressante, une vie faite uniquement de survie.

En plus des efforts de sobriété, il faudra en fournir pour être économe. Je n'ai pas donné l'argent que j'avais prévu de donner à mon fils pour ses vacances. Je n'ai pas non plus d'argent pour les travaux de la maison, pas plus que les milles euros nécessaires pour les taxes d'habitation et foncière. Et si mon fils, dans un an, poursuit ses études à Toulouse ou ailleurs?

L’idée de se serrer la ceinture pendant des années n’est pas plaisante. Et comment, à presque cinquante deux ans, ne pas se prendre pour un bon à rien à cause de cela? - même si je préfère le terme d'inadapté, d'inefficace patenté.

Et puis il y a les efforts pour faire mon travail correctement…

Une vie de forçat.

Une vie qui ne donne pas envie de vivre.

Voilà pourquoi je m'accroche à l'idée de la retraite. Même avec peu de moyens, je m'imagine que passer quelques années à ne rien faire sera la plus belle période de ma vie.

Pour m’en sortir, pour vivre les dix ans qui me séparent de cette retraite, je ne vois pas d’autre solution que de rechercher du plaisir dans ses efforts. Car, si je n’y parviens pas, j’ai bien peur qu’une maladie sournoise - cancer, dépression, folie, alzheimer anticipé - ne m’emporte avant que j’aie pu atteindre ces vacances permanentes.

J'ai également pensé, après cette cuite, que la recherche de quelques lecteurs supplémentaires, grâce à Twitter, ne valait peut-être pas la peine de se retrouver déstabilisé.

jeudi 15 septembre 2016

Une cuite de plus

Mardi 12 septembre 2016

Aucune nouvelles de la serveuse. Mon imagination, une fois de plus, m’a joué un tour.

Mercredi 13 septembre 2016

Quinze heures. Je bois une bière et je n’ai pas faim. Peut-être parce que c’est la quatrième?

Comme j’ai pris un peu de plomb dans la cervelle, je vais faire en sorte que ma récupération à l’horizontale, prévue ce mercredi après-midi, ne se transforme pas en gigantesque beuverie qui ne manquera pas de me gâcher le jeudi et le vendredi.

Aujourd’hui, je me rends compte que je me suis mis à écrire sur Twitter. Voici ce que j’ai « posté » ce matin:

« Ces deux jours de travail intense ne m’ont pas mis par terre. C’est un signe de progrès. Cet après-midi, en position horizontale, je continuerai à progresser. »

« Ma Mirabelle, ronde et dorée, est de retour. Avec le chien qui ne me connait plus, ne m’aime plus. »

Le positif dans cette aventure est qu’il est possible que je me sente moins frustré, malheureux, empêché, si j’écris sur Twitter plutôt que pas du tout.

Jeudi 15 septembre 2016

Le plomb dans la tête, ce sera pour une autre fois.

Voici le tweet du jour - que je n’ai pas posté:

« Un après-midi d'imbécile: à seize heures, j'étais saoul. Je me suis couché pour ne me relever que ce matin. »

Après trois bières au café, j’ai sifflé les deux qu’il me restait à la maison. Je n’avais pas faim, j’avais soif. Alors j’ai descendu la bouteille de crémant à moitié pleine que j’ai trouvée dans le réfrigérateur. Et comme j’étais bel et bien un imbécile ce jour-là, un fou, un malheureux, je me suis fini au Grand Marnier.

Mirabelle est arrivée à vingt heure et je n’ai pas eu le courage de l’affronter. Elle était fâchée parce que je n’avais pas répondu à ses appels qui me demandaient d’aller la chercher à la gare. Elle était inquiète, et triste probablement, de me voir encore dans ce sale état - même si cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé.

Après avoir passé du temps devant son ordinateur, elle a décidé de dormir dans la chambre d’amis.

lundi 12 septembre 2016

Ma mère n'était pas desséchée, seulement empaillée

Dimanche 11 septembre 2016

Ma mère n'était pas complètement desséchée quand je la vis dans la salle d'animation. C'était une bonne nouvelle. Mais elle ne s'était pas remplumée non plus depuis cinq semaines qu'elle était dans cette superbe maison de retraite.

L'animateur, quinquagénaire, dynamique, bienveillant, la fit rouler jusqu'à nous. L’aida à se lever puis nous accompagna jusqu'à la chambre. Mon père, à gauche, lui offrait un appui, et moi je faisais la même chose à droite. À petits pas nous avancions tandis que derrière nous l'animateur poussait le fauteuil.

Lundi 12 septembre 2016

Impossible de finir cette histoire commencée dimanche. BlaBlaCar m’a déposé un peu après 22h30. Je suis levé à 6h30. À peine le temps de manger un sandwich ce midi. Et demain, la journée sera encore longue.

Dimanche, ma mère n’était pas causante. Et moi, je ne l’étais pas plus que d’habitude. Je me suis vite ennuyé. Lui ai proposé de marcher jusqu’à la barre de danse dans le couloir. Elle a accepté. Il y avait des pictogrammes tous les cinq mètres, comme sur un parcours de santé, proposant des exercices. Mais ma mère n’avait pas plus envie de danser que de faire des exercices. Nous avons tourné à droite pour atteindre le salon au nord de l’établissement. Elle n’a pas voulu sortir sur le balcon, à l’ombre de la canicule, qui offrait une superbe vue sur le Livradois et les Monts du Forez à l’est, la plaine de l’Allier au nord et la ville ancienne de Clermont, entourée de ses monts, à l’ouest. Elle avait le vertige. Je n’ai pas insisté. Au bout d’un moment, comme elle avait l’air empaillée dans ce joli salon vert, comme encore je m’ennuyais, nous sommes retournés dans sa chambre par le chemin le plus long, en faisant le tour de ce quatrième étage ovale, à petits pas. Un peu avant quinze heures, je fus libéré. Nous l’avons conduit dans la salle d’animation où les habitants de cette étrange maison devaient faire des découpages, écrire des mots, peut-être faire des dessins pour préparer la journée Alzheimer qui aura lieu d’ici deux semaines. J’ai poursuivi le travail de paysagiste que j’avais commencé le matin pour soulager mon père avant de partir à la gare attraper mon BlaBlaCar.

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